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Quels sont les effets de l'alcool et du binge drinking sur le cerveau ?

SociétéPosted by Denise Andronicos Fri, February 01, 2013 23:44:59

ALCOOL et binge drinking: Chez les jeunes, des effets durables confirmés sur le cerveau



Cette étude australienne passe en revue les conséquences neurologiques d’une consommation excessive et chronique d'alcool chez les jeunes, identifie des lésions et des modifications cérébrales typiques qui peuvent avoir des effets durables sur le cerveau. Ces conclusions publiées dans la revue Cortex alertent aussi sur l’absence fréquente de prise en charge thérapeutique de ce comportement à risque chez les jeunes, devenu un véritable problème de santé publique.

D’une manière générale, rappellent les auteurs de l’Université de Sydney, les troubles associés aux dommages au cerveau liés à l'alcool se produisent en cas d’abus répétés d'alcool et peuvent se traduire par un handicap physique et psychologique. L'intervention précoce est difficile car les marqueurs neurobiologiques des premiers stades des lésions cérébrales induites par l'alcool peuvent être associés aussi à une déficience cérébrale liée à une exposition à l’alcool préliminaire à la pratique de ces consommations excessives, in utero par exemple.

Cette étude s’est concentrée sur les marqueurs neurobiologiques en neuropsychologie et en neuro-imagerie associés à l'abus d'alcool chez les jeunes âgés de 13 à 24 ans. L’étude identifie déjà un « profil neurocognitif » avec des critères en neuro-imagerie pouvant permettre la détection précoce des changements dans le cerveau qui résultent d’une consommation excessive d'alcool à l’adolescence :

· Les signes fonctionnels des lésions cérébrales liées à l'abus d'alcool, identifiées par les auteurs chez les jeunes comprennent des déficits de l'apprentissage visuel et de la mémoire, ainsi que des déficits sur les fonctions exécutives, des fonctions contrôlées par l’hippocampe et le lobe frontal du cerveau, 2 régions qui ne sont pas totalement matures avant 25 ans.

· Les signes structurels chez les jeunes comprennent un rétrécissement du cerveau et des modifications importantes de la substance blanche.

Un certain nombre d’autres conclusions (ou de confirmations):

- Il existe bien des modes de consommation spécifiques chez les jeunes,

- les jeunes représentent une cible particulièrement vulnérable car l’adolescence est une période critique dans le développement du cerveau,

- la mesure dans laquelle il existe des changements neurobiologiques préexistants vs induits par l’alcool reste incertaine,

- mais il existe des marqueurs de vulnérabilité identifiables, liés à la santé mentale et aux comorbidités liées à la toxicomanie

- la thérapie cognitive pourrait être efficace la prévention et le traitement précoces car elle pourrait contribuer à prévenir la rechute chez ces jeunes buveurs.

Les auteurs alertent sur les conséquences de l’absence de prise en charge de ces déficits « évitables et potentiellement réversibles », qui peuvent entraîner des troubles cognitifs sévères, « tant pour l’individu que pour la société » et insistent sur la nécessité d'une intervention précoce, en identifiant les marqueurs et les seuils de consommation à risque de comportement, alors que les ces adolescents sont à des stades vulnérables du développement du cerveau.

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Comment résoudre le Jet lag ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, January 25, 2013 20:18:59

Psychologie
Résoudre les problèmes de "Jet lag" en modifiant son temps d'exposition à la lumière

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72094.htm

Le "Jet lag" (décalage de l'horloge du corps après un voyage en avion): le principal tueur de productivité et de plaisir lorsqu'on voyage à travers les fuseaux horaires. La plupart des gens tentent de s'en affranchir en utilisant des points de pressions, de l'aromathérapie, et l'exposition à la lumière de l'arrière des genoux...Heureusement, des études récentes sur les rythmes circadiens suggèrent d'autres méthodes beaucoup plus robustes pour réduire ou encore complètement supprimer ce jet lag.

Les rythmes circadiens sont en gros les rythmes biologiques sur 24 heures qui commandent les changements dans le corps humains et d'autres organismes. Par exemple, les humains possèdent des rythmes circadiens d'alerte et de température corporelle. Généralement, ces rythmes s'alignent sur la lumière naturelle de l'environnement et le cycle jour-nuit : le pic de somnolence survient vers 5h du matin, lorsqu'il fait encore nuit dehors. Le jet lag apparait lorsque nos rythmes ne s'alignent plus sur l'environnement. Voler de Vancouver à Moscou (12 heures) signifie que ce pic de somnolence arrive vers 5h de l'après-midi, lorsque l'on souhaiterait généralement rester éveillé. Bien que les scientifiques travaillent sur les rythmes circadiens depuis des siècles, ce n'est que très récemment que ce savoir est appliqué à la minimisation des effets négatifs du jet lag.

Ainsi, le chercheur Jay Olson nous explique que les voyageurs qui ajustent leur temps d'exposition à la lumière avant de voyager pourraient supprimer celui-ci. Mais comment calculer cela, c'est l'objet principal de son nouveau site web libre d'accès http://www.jetlagrooster.com.

Olson, chercheur assistant en psychologie à l'Université Simon Fraser de Vancouver (Colombie-Britannique) a utilisé des données issues de très nombreuses études sur le jet lag pour élaborer une façon de calculer une réponse préventive, disponible sur son site. Un article expliquant son approche a été publié dans Scientific American : Mind Matters. "La plupart des gens sont confrontés au jet lag lorsqu'ils traversent des fuseaux horaires. Mais en quelques étapes, celui-ci peut être complètement évitable", dit Olson.

Le jet lag survient lorsque l'horloge du corps ne se synchronise pas avec l'heure locale de destination. Olson précise qu'il existe des preuves montrant qu'une exposition à la lumière (vive et claire d'une lampe commerciale, ou bien soleil) peut décaler l'horloge du corps en la resynchronisant, afin d'éviter tout décalage. "Le plus difficile est de calculer quand s'exposer ou éviter la lumière, dès lors que ces périodes différents pour chaque personne concernée et pour chaque voyage", dit Olson, dont le site web effectue les calculs automatiquement en les adaptant à chaque besoin individuel. "En décalant l'horloge du corps avant le voyage ou immédiatement après, les gens peuvent d'affranchir, ou au mois réduire ce jet lag".

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Sommeil, bien-être et gratitude

SociétéPosted by Denise Andronicos Wed, January 23, 2013 11:54:49

SOCIÉTÉ: Sommeil, bien-être et gratitude, des liens insoupçonnés



Une bonne nuit de sommeil est bénéfique à la santé et à notre bien-être, mais aussi au sentiment de gratitude dans les relations sociales. Plus reposé, donc plus détendu et reconnaissant vis-à-vis des autres, si ce résultat n’est pas vraiment surprenant, il appartient à une nouvelle « philosophie » d'une vie pro-sociale qui consiste à donner plus d’attention et de temps aux autres et à investir plus dans l’expérience que dans le bien matériel. Ces études de l'Université de Californie, Berkeley, de Yale et de la Harvard Business School présentées le 19 janvier à la Réunion annuelle de la Society for Personality and Social Psychology montrent que prendre le temps et l’énergie pour s’ouvrir aux autres et aux expériences vaut mieux que thésauriser ou emmagasiner les biens matériels.

De nombreuses recherches soulignent l'importance de dormir une bonne nuit de sommeil mais dans notre société, certaines personnes s’enorgueillissent de vivre vite, en dormant peu, explique Amie Gordon de l'Université de Californie qui montre avec son étude que le manque de sommeil réduit toute gratitude envers les autres et donc nuit plus généralement aux liens sociaux. Le bénéfice d’un comportement prosocial est de plus en plus mis en avant par les psychologues qui montrent, au fil des études, que la gratitude et le fait de donner aux autres est essentiel à notre bien-être psychologique. Même la façon dont nous choisissons de dépenser notre argent affecte notre santé et notre bonheur. Les enfants vont également développer des comportements pour aider ou donner aux autres et en tirer satisfaction à un très jeune âge.

Sommeil et gratitude, 3 études :

· Dans la première étude, les participants, qui ont passé une « mauvaise » nuit de sommeil (la qualité et quantité de sommeil étant évaluées par l’échelle « Pittsburgh Sleep Quality Index ») étaient moins heureux sur 5 points importants dans leur vie, que les participants qui avaient bien dormi la nuit précédente.

· Dans une seconde étude, les participants ont enregistré leur sommeil de la nuit précédente pendant deux semaines et autoévalué leurs sentiments de gratitude. Ils déclarent se sentir plus égoïstes après une mauvaise nuit de sommeil et les chercheurs constatent une baisse de la reconnaissance associée à un mauvais sommeil.

· Dans une troisième étude impliquant des couples hétérosexuels, les auteurs constatent que les participants ont tendance à se sentir moins reconnaissants envers leur partenaire et moins appréciés si l’un des deux dort mal.

Le manque ou les troubles du sommeil influent sur nos interactions avec les autres, comme notre capacité à être reconnaissants, une émotion sociale vitale, concluent les auteurs.

La charité rend plus riche : Donner aux autres peut également procurer plus de satisfaction que se donner, à soi-même : "Pour la première fois, nous montrons que donner de l'argent ou en dépenser pour les autres apporte l’avantage psychologique ironique de sentiment de richesse », explique Michael Norton, de la Harvard Business School auteur d’un recueil d’études à paraître, « Happy Money: The Science of Smarter Spending », qui montre que « la charité rend plus riches ». Ainsi, l’une des études signale que les Américains qui gagnent moins de $ 20.000 par an donnent un pourcentage plus élevé de leur revenu aux organisations caritatives, en moyenne, que d'autres personnes ayant des revenus plus élevés.

Ces recherches font suite à d'autres travaux récents publiés dans Psychological Science par Norton et ses collègues qui montrent quedonner du temps aux autres donne le sentiment d’avoir plus de temps.

S’offrir « de nouvelles expériences » pour se sentir plus heureux : Dans une étude connexe, les psychologues constatent que dépenser de l'argent pour faire de nouvelles expériences, comme un voyage, des vacances, des concerts et des repas à l'extérieur apporte plus de bonheur que les achats matériels, tels que des vêtements, les bijoux, ou des gadgets électroniques. Les auteurs, Amit Kumar et Thomas Gilovich de l'Université Cornell proposent une explication, les expériences racontent des histoires.

En demandant aux participants de se rappeler un achat important et de décrire comment et combien de fois ils en ont ensuite parlé, s’en sont ont rappelé et quel plaisir cela leur a procuré, ils constatent cette plus grande satisfaction avec les expériences vs les biens. Dans une autre expérience, les chercheurs montrent que pouvoir parler aux autres de son achat est un facteur déterminant dans la satisfaction qu’il procure et que nous sommes prêts à « payer pour » cette faculté d’en parler.

Améliorer le bien-être de la société en modifiant l'équilibre des dépenses avec moins de biens matériels au profit d’expériences humaines, c’est l’hypothèse de ces psychologues qui montrent qu'il y a des avantages à pousser les gens à choisir l’expérience plutôt que la possession et à partager leurs expériences avec les autres.

Les enfants sont des « donneurs » déjà très sophistiqués car ils vont avoir tendance à venir en aide à l’autre en cas de besoin, mais aussi à choisir la meilleure stratégie pour y parvenir et souvent de manière totalement indépendante de l'enseignement d'un adulte. C’est l’objet de la recherche de Kristina Olson de Yale qui constate que les enfants agissent en pensant qu'ils savent mieux que d'autres ce qui est bon pour eux ou pour les autres. Dans une série d'expériences, elle montre que des enfants de 3 ans vont aider quelqu'un en ignorant sa demande et en lui offrant une meilleure alternative. Dans cette recherche, les auteurs montrent, que dès l’enfance, l’Homme sait aider ses pairs en prenant en compte l'objectif de la personne à aider mais en envisageant d'autres voies possibles pour atteindre cet objectif.

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La mélatonine est-elle efficace contre la détérioration du cerveau ?

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, January 01, 2013 17:39:54

ALZHEIMER: La mélatonine efficace contre la maladie?


Actualité publiée le 27-09-2012

Neurobiology of Aging

Deux traitements neuro-protecteurs combinés, l'exercice physique et la prise quotidienne de mélatonine aurait un effet synergique contre la détérioration du cerveau liée à la maladie d'Alzheimer. Du moins chez la souris, démontre cette étude espagnole. Ces résultats publiés dans la revue Neurobiology of Aging, laissent espérer l’efficacité de la mélatonine grâce à ses propriétés anti-oxydantes, pour un large éventail de maladies, liées au stress oxydatif et à l’inflammation.

L'utilisation de la mélatonine, une hormone –dite du « sommeil »- synthétisée à partir de la sérotonine, un neurotransmetteur, a des effets positifs qui pourraient être utilisés pour traiter des maladies humaines, comme la maladie d’Alzheimer. Cette étude réalisée par des chercheurs de l'Institut de recherche biomédicale de Barcelone, de l'Université de Grenade et de l'Université Autonome de Barcelone, montre en effet l'effet combiné de l’exercice et de la prise de mélatonine, sur des souris modèles de la maladie d’Alzheimer.

Si la pratique d’un exercice volontaire et l'apport quotidien de la mélatonine, sont deux thérapies déjà connues pour leurs effets positifs sur la régulation du rythme circadien, la combinaison des deux montre un effet synergique contre la détérioration du cerveau chez la souris porteuse de 3 mutations de la maladie d'Alzheimer et présentant des difficultés d'apprentissage et des troubles du comportement comme l'anxiété et l'apathie. Réparties en un groupe témoin et 3 autres groupes exercice sans restriction, mélatonine à dose équivalent à 10 mg par kg de poids corporel et combinaison mélatonine-exercice physique, les souris de ce dernier groupe présentent, après 6 mois de traitement combiné, un état plus proche de celui des souris sans mutations que de leur état pathologique initial. Sur ce groupe, les chercheurs constatent une amélioration générale du comportement, de l'apprentissage et de la mémoire. A l’analyse, ils montrent également que ces traitements ont également protégé le tissu cérébral du stress oxydatif et fourni de bons niveaux de protection contre les excès de peptide bêta-amyloïde et de protéine Tau

On savait déjà que la combinaison de différentes thérapies antivieillissement telles que l'exercice physique, le régime méditerranéen et l’absence de tabagisme apporte des années supplémentaires de vie, la mélatonine ou hormone du sommeil, présente elle-aussi un effet antivieillissement significatif, explique Coral Sanfeliu, auteur de l’étude.

Le traitement sera-t-il transposable à l’Homme ? «Le transfert des traitements efficaces sur l’animal à des patients humains n'est pas toujours cohérent, étant donné que chez l'homme la maladie se développe sur plusieurs années, de sorte que lorsque la perte de mémoire est détectable, le cerveau est déjà très dégradé », explique les auteurs. Cependant, plusieurs études cliniques ont déjà montré des signes de bienfaits physiques et mentaux chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer résultant de ces deux traitements.

L’utilisation de la mélatonine pose débat. Elle a en effet ses partisans et ses détracteurs, et les données scientifiques n'ont pas encore permis de trancher, même si depuis 2007, la mélatonine est autorisée comme médicament dans l'UE. Elle bénéficie néanmoins, selon les auteurs, d’un soutien scientifique dans le traitement de maladies neuro-dégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer et la myopathie de Duchenne. Néanmoins, de nombreuses études et tests cliniques restent nécessaires pour évaluer les doses de mélatonine efficaces et sans danger pour la prise en charge de ces maladies.

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Pacemaker pour la maladie d'Alzheimer

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 09, 2012 21:22:37

La maladie d’ALZHEIMER a son premier pacemaker



Ces chercheurs du Johns Hopkins ont implanté le premier dispositif stimulateur dans le cerveau d'un patient présentant les premiers stades de la maladie d'Alzheimer. Cette première, aux Etats-Unis, utilise la technique de la stimulation cérébrale profonde déjà utilisée chez des milliers de patients atteints de la maladie de Parkinson. Ce pacemaker cérébral pourrait être la nouvelle option thérapeutique pour stimuler la mémoire et inverser le déclin cognitif.

Cette intervention prend place dans le cadre d'un essai multicentrique, financé par au niveau fédéral. Les chercheurs du Johns Hopkins, au lieu de se concentrer sur les traitements médicamenteux, dont beaucoup ont échoué, se concentrent ici sur l'utilisation de micro-courants électriques délivrés directement au cerveau. Ils ont ainsi implanté, dans un essai préliminaire, en 2010, le dispositif chez 6 patients canadiens, atteints de formes légères de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs ont constaté que ces patients montrent une augmentation soutenue du métabolisme du glucose, indicateur de l'activité neuronale, sur une période de 13 mois. En comparaison, la plupart des patients atteints de maladie d'Alzheimer non implantés, montrent une diminution du métabolisme du glucose au cours de la même période.

Une approche « mécanique » et non médicamenteuse : Un premier patient américain, dans ce nouvel essai, vient de subir la même intervention à l'Hôpital Johns Hopkins, et un second patient la subira ce mois-ci. Le neurochirurgien William S. Anderson, de John Hopkins, explique ses objectifs : « Les échecs récents des essais sur les médicaments dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, tels que ceux destinés à réduire l'accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau rendent nécessaires le développement de stratégies alternatives». Au total, 40 interventions de ce type sont d’ores et déjà programmées en 2013 à l'Université Johns Hopkins et dans 4 autres établissements américains. A ce jour, seuls les patients à déficience cognitive légère sont concernés, afin de respecter le libre choix de participation des patients. Ces différents sites aux Etats-Unis, sont soutenus par les National Institutes of Health (NIH) et travaillent en étroite collaboration avec la société Functional Neuromodulation Ltd qui a développé le dispositif.
(Voir vidéo CBS News, en cliquant )

Une approche déjà bien éprouvée pour la maladie de Parkinson : Plus de 80.000 patients atteints de la maladie de Parkinson ont déjà reçu ce traitement par stimulation cérébrale profonde ces 15 dernières années, et les résultats sont là : Moins de tremblements et un traitement médicamenteux réduit par la suite. Enfin, la stimulation cérébrale profonde est également actuellement testée pour traiter la dépression et les troubles obsessionnels compulsifs résistants à d'autres thérapies.

Une intervention lourde ? L’intervention, chirurgicale, consiste à percer des trous dans le crâne pour implanter des fils de chaque côté du cerveau. Les « câbles » sont fixés au stimulateur qui génère, tel un pacemaker, de minuscules impulsions électriques dans le cerveau, imperceptibles par le patient, à raison de 130 fois par seconde. La stimulation cérébrale profonde semble déjà prometteuse pour le traitement de la maladie d'Alzheimer et au-delà, encourage déjà les chercheurs à développer des options moins invasives mais basées sur le même mécanisme. Des avancées d’autant plus précieuses alors qu’on prévoit, en 2050, un nombre de cas multiplié par 3, pouvant atteindre 16 millions, sauf à développer un traitement efficace.




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Peut-on augmenter la durée de la vie ?

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 09, 2012 14:50:42

Un activateur de télomérases augmente la durée de vie

Une recherche révolutionnaire vantant les bénéfices de l'activation de la télomérase a été publiée dans la revue Aging Cell, la publication de référence en gériatrie et gérontologie. L'étude, intitulée « L'activateur de télomérase TA-65 rallonge lestélomères trop courts et augmente la durée de vie des souris adultes/âgées sans accroître l'incidence de cancer » décrit le mécanisme d'action du TA-65 et la réponse de l'organisme.

Plusieurs articles ont été publiés l'année dernière, qui démontraient que l'activation de la télomérase avait une véritable incidence sur la durée de vie sans que l'on dénote la moindre augmentation de la tumorigénèse ou d'autres effets secondaire négatifs. Publié dans le numéro de septembre 2010 de la revue Rejuvenation Research, un article évalué par les pairs intitulé « A Natural Product Telomerase Activator as Part of a Health Maintenance Program » (Un produit naturel activateur de télomérase comme élément d'un programme de santé) démontrait que le TA-65 activait transitoirement la télomérase, rallongeait les télomères trop courts, et réparait et restaurait le système immunitaire vieillissant chez l'humain.

En novembre 2010, la publication par la Harvard Medical School d'un article exceptionnel expliquant que l'on était parvenu à inverser la sénescence de mammifères pour la toute première fois avait fait sensation. Il y était démontré que l'activation de la télomérase (TA) entraînait le rajeunissement de cellules du cerveau, de la rate et des organes de reproduction. L'âge biologique de souris âgées de 80 ans à échelle humaine avait ainsi été ramené à celui de jeunes adultes. Dans une étude plus récente, les chercheurs d'Harvard avaient annoncé qu'ils pensaient que le raccourcissement des télomères était à l'origine du vieillissement. Ils y décrivaient la façon dont des télomères raccourcis entraînaient l'activation de la protéine P53 conduisant à une dégradation des mitochondries, signe d'un vieillissement des cellules.

Dans cette étude, Maria Blasco, directrice du centre espagnol de recherche sur le cancer, a démontré avec ses collègues que le TA-65, une molécule naturelle dérivée de l'astragale, activait l'enzyme de télomérase, rallongeait les télomères trop courts, réparait les cellules de différents systèmes d'organes et accroissait la durée de vie. Aucune de ces manifestations n'a été signalée dans le groupe de contrôle. Il est affirmé dans l'étude de Blasco qu'« un apport de TA-65 dans l'alimentation d'une souris femelle entraîne une amélioration de certains indicateurs de durée de vie, notamment une meilleure tolérance au glucose, à l'ostéoporose et un rajeunissement de la peau sans accroître l'incidence globale de cancer de façon significative ».

Selon Noel Thomas Patton, fondateur de TA Sciences, « Cette étude prouve l'efficacité et la légitimité du TA-65. Pour la première fois dans l'histoire de la médecine, nous détenons quelque chose qui a le potentiel de réduire efficacement, voire d'éliminer les effets invalidants du vieillissement et la dégradation causée par une télomérase insuffisante et des télomères trop courts ».

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Gène de l'immortalité ?

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 02, 2012 14:14:20

Biologie
Des chercheurs allemands découvrent le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71528.htm

La quête de la vie éternelle se poursuit : des chercheurs allemands ont découvert le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce appelé hydre. Ce gène particulier appelé FoxO serait présent dans bon nombre d'êtres vivants, et le génome humain en serait également pourvu...

Hydre en phase sédentaire
Crédits : Stephen Friedt, Wikimedia commons


Depuis plusieurs centaines d'années, la recherche sur l'immortalité captive la société et la science. Des chercheurs de l'université Christian Albrecht et de l'Hôpital universitaire de Kiel (Schleswig-Holstein) ont rapproché le fantasme de la réalité car ils ont réussi à identifier le gène qui confère la jeunesse éternelle.

Ces chercheurs ont concentré leurs travaux sur l'hydre, un polype d'eau douce de la branche des cnidaires [1]. Il s'agit d'un animal de quelques millimètres de long présent dans de nombreux lacs et cours d'eau régionaux. Lors de leurs travaux sur l'immortalité supposée de cet organisme, les scientifiques ont été capables d'identifier et d'isoler un gène particulier appelé FoxO. L'autre particularité de ce gène est qu'il est présent dans le code génétique de chaque animal et de chaque être humain.

Des copies d'hydre ont été observées depuis plus de cinquante années en laboratoire et celles-ci sont aujourd'hui aussi actives et en bonne santé qu'au début de l'expérimentation. L'explication réside dans les cellules souches du polype qui ne perdent jamais leur capacité à se diviser continuellement. Ce phénomène était connu depuis plusieurs années, mais le maintien du dynamisme des cellules souches était encore inexpliqué au niveau moléculaire.

Thomas Bosch, qui dirige cette étude, a déclaré: "Notre groupe de recherche a pu mettre en évidence un lien direct entre le gène FoxO et le vieillissement". En effet, des expériences avec un gène FoxO désactivé ont entraîné le vieillissement des hydres, phénomène alors accompagné d'un affaiblissement de son système immunitaire le rendant plus vulnérable aux maladies. Des études récentes chez les personnes centenaires ont montré qu'elles possédaient un gène FoxO très actif.

Comme les scientifiques le rapportent dans la revue Labor Praxis [2], ils souhaitent poursuivre leurs travaux sur la longévité du polype et développer le lien avec les travaux génétiques sur les autres organismes vivants comme l'être humain.

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[1] les cnidaires sont des animaux relativement simples, spécifiques du milieu aquatique comme les coraux, les anémones de mer et les méduses.

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Le système immunitaire et la vieillesse

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 20:38:03


Rajeunir le système immunitaire des personnes âgées : la fin de la vieillesse douloureuse ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71596.htm

Si la vie éternelle reste un sujet de science-fiction, les biologistes et médecins cherchent toujours à prolonger l'espérance de vie. Les animaux et les hommes meurent parce qu'au cours de leur vie, leurs cellules se dégradent au fur et à mesure, entrainant une dégradation des capacités au niveau physionomique. Ce phénomène est appelé sénescence et est lié, entre autres, au fait que le corps n'est plus capable de répondre efficacement aux maladies. Il suffit de se souvenir que les personnes les plus à risque lors des épidémies de grippe sont les personnes âgées. Le Docteur Doron Melamed, de la Faculté de Médecine du Technion Institute, travaille actuellement sur l'idée que le système immunitaire peut être corrigé, réveillé, afin de redonner aux personnes âgées le système immunitaire de leur jeunesse.

Le système immunitaire humain est basé sur les lymphocytes, des cellules qui identifient les espèces n'appartenant pas au corps et les éliminent. Pour les lymphocytes B les choses se passent ainsi: premièrement, une bactérie, virus ou cellule infectée présente généralement des antigènes, des protéines de surface qui l'identifient comme une contamination. Ces antigènes se lient aux anticorps qui sont présents dans le sang et qui leur sont spécifiques, permettant de "marquer" les espèces étrangères au corps. Dans un deuxième temps, ces espèces étrangères ainsi marquées sont repérées par les lymphocytes et détruites. Il existe aussi des lymphocytes T qui fonctionnent sur un mode d'action similaire. Tous les lymphocytes se multiplient pour assurer une protection et surtout maintenir la mémoire immunitaire. C'est au niveau de ces lymphocytes que la sénescence se fait sentir au cours du vieillissement. En effet, les études de l'équipe du Dr. Melamed indiquent qu'au cours de la vie, il y a accumulation d'une certaine classe de lymphocytes B a longue durée de vie dans la périphérie de la moelle osseuse (là ou se multiplient les lymphocytes) qui tendent à inhiber la division de lymphocytes progéniteurs, garants de la quantité de lymphocytes dans le flux sanguin ainsi que de la mémoire immunitaire. Comme le calcaire dans une machine à laver, la lente accumulation de ces cellules B périphériques tendrait à enrayer la machine immunitaire.

Les derniers travaux de l'équipe du Dr. Melamed sur des souris âgées semblent indiquer que l'élimination de ces cellules B périphériques permettrait de relancer le processus de division et retrouver une concentration sanguine de lymphocytes plus forte et ainsi de retrouver un niveau de protection immunitaire d'une personne plus jeune. La recherche actuelle porte sur l'étude des interactions entre ces cellules périphériques et progénitrices afin de signaler à ces dernières de continuer à se diviser sans recourir à l'invasive procédure de "nettoyage" de la moelle osseuse. On peut espérer pouvoir ainsi renforcer le système immunitaire des personnes âgées, toujours les plus vulnérables, et résoudre ainsi le problème du coût croissant des soins médicaux avec l'âge. On peut également entrevoir un avenir où le problème des familles ne rendant pas visite à leurs grands-parents sera remplacé par l'embarrassant problème des seniors rajeunis visitant à l'improviste.

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Le système immunitaire et la vieillesse

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 20:38:02


Rajeunir le système immunitaire des personnes âgées : la fin de la vieillesse douloureuse ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71596.htm

Si la vie éternelle reste un sujet de science-fiction, les biologistes et médecins cherchent toujours à prolonger l'espérance de vie. Les animaux et les hommes meurent parce qu'au cours de leur vie, leurs cellules se dégradent au fur et à mesure, entrainant une dégradation des capacités au niveau physionomique. Ce phénomène est appelé sénescence et est lié, entre autres, au fait que le corps n'est plus capable de répondre efficacement aux maladies. Il suffit de se souvenir que les personnes les plus à risque lors des épidémies de grippe sont les personnes âgées. Le Docteur Doron Melamed, de la Faculté de Médecine du Technion Institute, travaille actuellement sur l'idée que le système immunitaire peut être corrigé, réveillé, afin de redonner aux personnes âgées le système immunitaire de leur jeunesse.

Le système immunitaire humain est basé sur les lymphocytes, des cellules qui identifient les espèces n'appartenant pas au corps et les éliminent. Pour les lymphocytes B les choses se passent ainsi: premièrement, une bactérie, virus ou cellule infectée présente généralement des antigènes, des protéines de surface qui l'identifient comme une contamination. Ces antigènes se lient aux anticorps qui sont présents dans le sang et qui leur sont spécifiques, permettant de "marquer" les espèces étrangères au corps. Dans un deuxième temps, ces espèces étrangères ainsi marquées sont repérées par les lymphocytes et détruites. Il existe aussi des lymphocytes T qui fonctionnent sur un mode d'action similaire. Tous les lymphocytes se multiplient pour assurer une protection et surtout maintenir la mémoire immunitaire. C'est au niveau de ces lymphocytes que la sénescence se fait sentir au cours du vieillissement. En effet, les études de l'équipe du Dr. Melamed indiquent qu'au cours de la vie, il y a accumulation d'une certaine classe de lymphocytes B a longue durée de vie dans la périphérie de la moelle osseuse (là ou se multiplient les lymphocytes) qui tendent à inhiber la division de lymphocytes progéniteurs, garants de la quantité de lymphocytes dans le flux sanguin ainsi que de la mémoire immunitaire. Comme le calcaire dans une machine à laver, la lente accumulation de ces cellules B périphériques tendrait à enrayer la machine immunitaire.

Les derniers travaux de l'équipe du Dr. Melamed sur des souris âgées semblent indiquer que l'élimination de ces cellules B périphériques permettrait de relancer le processus de division et retrouver une concentration sanguine de lymphocytes plus forte et ainsi de retrouver un niveau de protection immunitaire d'une personne plus jeune. La recherche actuelle porte sur l'étude des interactions entre ces cellules périphériques et progénitrices afin de signaler à ces dernières de continuer à se diviser sans recourir à l'invasive procédure de "nettoyage" de la moelle osseuse. On peut espérer pouvoir ainsi renforcer le système immunitaire des personnes âgées, toujours les plus vulnérables, et résoudre ainsi le problème du coût croissant des soins médicaux avec l'âge. On peut également entrevoir un avenir où le problème des familles ne rendant pas visite à leurs grands-parents sera remplacé par l'embarrassant problème des seniors rajeunis visitant à l'improviste.

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Voir autrement.

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 19:56:39

Voir autrement
Acquérir un nouveau sens : le pouvoir de la moustache

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71586.htm

Les rats ont un sens que l'homme n'a pas : c'est la perception que leur procure les mouvements de leur moustache. Leurs poils, les vibrisses, balaient l'environnement environ huit fois par seconde, dans un mouvement de va-et-vient qui sert à localiser les objets se trouvant autour d'eux. L'homme peut-il acquérir ce sens qu'il ne possède pas de manière innée ? Si un jour cela devient possible, que pourra-t-on apprendre sur l'utilisation normale des sens par l'homme en étudiant ce phénomène d'adaptation à une nouvelle ressource sensorielle ? Pour tenter de répondre à cette question, des chercheurs de l'Institut Weizmann ont attaché des "moustaches" en plastique aux doigts de volontaires aux yeux bandés, auxquels ils ont demandé de déterminer où se trouvent certains objets. Les résultats de cette expérience, publiés récemment dans le Journal of Neuroscience1, ont donné de nouvelles indications sur le processus sensoriel, et ils pourraient bien ouvrir la voie à de nouveaux moyens d'aide aux aveugles.

Ce groupe de recherche, qui comprend les docteurs Avraham Saig et Goren Gordon, ainsi qu'Eldad Assa, du groupe du professeur Ehud Ahissar, et le docteur Amos Arieli, tous du département de Neurobiologie, ont attaché une "vibrisse" (une sorte de cheveu élastique de 30 centimètres de long, avec à sa base des capteurs de position et de force) aux index des mains des sujets qui ont les yeux bandés. Deux poteaux ont ensuite été placés à une petite distance de chaque côté et légèrement à l'avant du sujet assis, l'un étant un peu plus en arrière que l'autre. On a demandé aux sujets de n'utiliser que les vibrisses pour découvrir quel poteau, celui de gauche ou celui de droite, était placé le plus loin. Au court de l'expérience, la distance entre les poteaux a été réduite, jusqu'à ce que les sujet ne puissent plus distinguer celui le plus proche du plus éloigné.

Le premier jour de l'expérience, les sujets se sont si bien adaptés au nouveau sens qu'ils ont réussi à identifier correctement un poteau qui avait été reculé de huit centimètres. Une analyse des données a montré que les sujets évaluent les informations spatiales à partir d'un chronométrage sensoriel (timing sensoriel). En déplaçant leurs mains "moustachues" en même temps, ils arrivent à déterminer quel poteau est le plus proche car la vibrisse placée sur cette main le touche en premier. En répétant l'expérience le jour suivant, les chercheurs ont découvert que les sujets avaient notablement amélioré leur qualité de perception : le seuil moyen de sensibilité était descendu à trois centimètres, et certains sujets étaient capables de sentir un déplacement d'un centimètre seulement. Fait intéressant, c'est en ralentissant le mouvement de leurs mains (une stratégie essentiellement équivalente à augmenter le temps d'attente) qu'ils ont été capables de sentir une différence spatiale plus petite.

Le docteur Saig explique : "Nous savons que les sens sont liés aux muscles, comme par exemple aux muscles oculaires et aux muscles des mains. Pour sentir la texture d'un tissu, par exemple, on le palpe avec les doigts, et pour voir un objet immobile, les yeux doivent être constamment en mouvement. Dans cette recherche, on voit qu'il suffit de modifier le mouvement physique (ralentir le mouvement des mains), sans aucun changement correspondant dans la sensibilité des sens, pour affiner la perception."

En se basant sur ces expériences, les chercheurs ont mis au point un modèle statistique décrivant comment les sujets actualisent leur "vision du monde" au fur et à mesure qu'ils intègrent de nouvelles informations sensorielles, jusqu'à ce qu'ils deviennent suffisamment confiants pour se fier à ce nouveau sens. Le modèle, basé sur les principes de traitement de l'information, peut expliquer le nombre de mouvements nécessaire pour arriver à une interprétation correcte de la réalité, ainsi que la méthode de balayage utilisée : changement progressif de mouvements longs qui deviennent courts. Avec cette stratégie, le flux d'information reste constant. Comme le dit le docteur Gordon : "L'expérience a été menée de manière contrôlée, ce qui nous a permis d'avoir accès directement à toutes les variables pertinentes : les mouvements des mains, les contacts mains-poteaux, et les comptes rendus des sujets. Nous avons obtenu non seulement une bonne adéquation entre la théorie et les données expérimentales, mais encore des informations quantitatives utiles sur le processus de perception active.

Le professeur Ahissar explique : "La vue et le toucher sont tous deux basés sur des séries de récepteurs qui examinent le monde extérieur de manière active. Nos résultats révèlent quelques nouveaux principes de perception active, et ils nous montrent qu'activer un nouveau sens artificiel de manière 'naturelle' peut être très efficace." Et le docteur Arieli ajoute : "Notre espoir est de réussir à aider les aveugles à "voir" avec les doigts. De petits appareils, traduisant des stimulations visuelles en stimulations mécaniques en se basant sur les principes de perception active, communs à la vision et au toucher, pourraient servir d'instruments sensoriels intuitifs et faciles à utiliser."



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Lien entre créativité et maladie mentale ?

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, October 25, 2012 00:01:14

NEURO: Un lien établi entre la créativité et…la maladie mentale



Journal of Psychiatric Research

N’en déplaise aux « créatifs », selon cette étude du réputé Institut Karolinska, ils sont plus fréquemment traités pour troubles mentaux que la population générale. Ces chercheurs mettent en particulier en évidence l'existence d’une association particulièrement significative entre l'écriture et la schizophrénie, dans cette étude à grande échelle, menée sur plus d’1 million de personnes et publiée dans l’édition du 9 octobre du Journal of Psychiatric Research.

Dans une précédente étude, l'équipe du Karolinska montrait que les artistes et les scientifiques étaient plus nombreux dans les familles touchées par les troubles bipolaires et la schizophrénie, par rapport à la population en général. Aujourd’hui, leur étude couvre de nombreux troubles psychiatriques, tels que la dépression, le syndrome d'anxiété, l'alcoolisme, la toxicomanie, l'autisme, le TDAH, l'anorexie et le suicide et inclut, dans son champ, des personnes prises en charge en soins ambulatoires tout comme des patients hospitalisés.

Ce sont en effet les données sur une durée de suivi de 40 ans, de près de 1,2 millions de patients et leurs proches, qui ont été analysées par cette étude suédoise- qui a protégé d’anonymat l’ensemble des données.

Les résultats confirment la prévalence de la maladie mentale au sein du groupe de personnes ayant des professions artistiques ou scientifiques, tels que les auteurs, les chercheurs, les photographes ou encore les danseurs. Ce sont les auteurs qui apparaissent les plus touchés de troubles comme la schizophrénie, la dépression, l’anxiété et la toxicomanie. Ainsi, ce groupe professionnel serait à risque accru de 50% de suicide, précisent les auteurs.

D’une manière générale, les professions créatives sont plus représentées dans certaines familles, celles à histoire de schizophrénie, de trouble bipolaire, d'anorexie mentale et, dans une certaine mesure, de d'autisme. Simon Kyaga, auteur principal de l’étude, consultant en psychiatrie et étudiante au doctorat au Département épidémiologie et biostatistique de l’Institut Karolinska, suggère même de tenir compte de ces indices dans la détection des troubles mentaux…

Source: Journal of Psychiatric Research doi:10.1016/j.jpsychires.2012.09.010 online 9 October 2012 Mental illness, suicide and creativity: 40-Year prospective total population study (Visuel © Zharastudio - Fotolia.com)

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Binge drinking

AddictionPosted by Denise Andronicos Thu, October 18, 2012 19:37:30

BINGE DRINKING: Chaque fois le cerveau se prépare à boire encore plus



Ils l’appellent le « French way », cette façon de consommer un peu d’alcool, raisonnablement, tous les jours. Et ils mettent en regard le binge drinking, pour montrer que beaucoup d’alcool, par intermittence, entraîne encore plus d’alcool. Cette étude du Scripps Research Institute suggère ainsi que chaque épisode de binge drinking va, en activant un groupe de neurones spécifiques, entraîner à une consommation toujours supérieure la fois suivante. Cette découverte, sur l’animal, publiée dans l’édition du 15 octobre des Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS), si confirmée sur l’Homme, pourrait conduire à de meilleurs traitements, approches préventives et tests de diagnostic pour prévenir l’addiction.

Les chercheurs ont associé ces dommages cognitifs à un petit groupe de neurones (GABA interneurons) situés dans le cortex préfrontal, déjà associés à l’alcoolisme, qui inhibent les fonctions de contrôle exécutif. Ces neurones sont inhabituellement actifs dans les périodes séparant les épisodes de binge drinking et plus ils se montrent actifs, plus les rats consomment une grande quantité d’alcool lors de l’épisode suivant. Les chercheurs suggèrent que ce mécanisme d’adaptation très rapide du cerveau à la consommation d'alcool, contribue à favoriser la transition d’une consommation sociale ordinaire à une consommation excessive jusqu’à la dépendance.

Binge drinking vs consommation régulière et modérée : La dépendance à l’alcool et autres substances entraînent des changements dans le cerveau, dont une hyperactivité des circuits liés au stress, un affaiblissement des circuits de contrôle exécutif qui freinent, habituellement, les réactions émotionnelles et les comportements impulsifs. Cette étude sur des rats qui avaient accès à l'alcool seulement 3 jours par semaine montre que ces rats consomment nettement plus d’alcool que ceux qui ont un accès continu à l’alcool, et cela, au bout de seulement 6 semaines. Ces mêmes rats « à accès intermittents » obtiennent de mauvais résultats sur les mesures de mémoire de travail (ou de contrôle de l'exécutif) lors de tests effectués entre leurs épisodes de binge. Des analyses de leur tissu cérébral montrent que durant ces périodes intermédiaires, le cortex préfrontal semble déconnecté des structures qu'il est censé réguler, telles que l'amygdale la région qui intervient dans le contrôle des émotions. Les Prs Olivier George et George F. Koob, chercheurs au Scripps commentent: « Cette recherche nous ouvre une fenêtre sur le développement précoce du processus de dépendance».

Un cercle vicieux : Des changements normalement observés chez des animaux ou humains déjà très dépendants à l'alcool, mais qui, ici, interviennent après seulement quelques épisodes de binge drinking –chez le rat. Des dommages cognitifs qui s’estompent après deux semaines d’abstinence, mais qui réapparaissent tout aussi vite, précisent les chercheurs. Un processus, ajoutent-ils qui serait extrêmement préoccupant, à l’identique, chez les adolescents et de jeunes adultes, chez qui le cortex préfrontal n'est pas encore pleinement développé.

Source: PNAS October 15, 2012, doi:10.1073/pnas.1116523109 Alcohol withdrawal activates GABA and corticotropin releasing factor (CRF) neurons in the medial prefrontal cortex (mPFC) that predict cognitive impairment and escalation of alcohol intake (Visuel © Big City Lights - Fotolia.com)



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Qu'est-ce que l'ennui ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, September 30, 2012 21:28:01

PSYCHO: L’ennui, un trouble de l’attention?


Psychological Science Perspectives

On peut « s’ennuyer à mourir ». Sans aller jusque-là, l’ennui est effectivement lié à une série de problèmes psychologiques, sociaux et de santé, explique cette étude de l'Université de Guelph (Canada) qui tente de redéfinir précisément l'ennui sur la base des processus mentaux qui sous-tendent cette condition. Alors que la plupart d’entre nous considèrent l’ennui comme trivial et temporaire, cette analyse de la littérature, publiée dans Psychological Science Perspectives, soutient que l’ennui peut être défini comme un trouble de l’attention à part entière.

Le domaine a été peu étudié pourtant l’expérience de l’ennui est universelle, remarque l’auteur de l’étude, Mark Fenske, professeur de psychologie, qui explique que l'ennui est également associé au contrôle des impulsions, don aux comportements à risque comme la boulimie ou l'abus d'alcool et même à la mortalité. «Le fait qu'il est difficile à définir, explique, en partie, pourquoi si peu de recherches ont été menées sur l’ennui ».

A la recherche d’une définition : Une définition scientifique est nécessaire non seulement pour tenir compte des différentes caractéristiques de l'ennui qui ont déjà été établies, mais aussi pour évaluer ses effets et le soulager. La recherche menée par John Eastwood, professeur à l'Université York a donc entrepris de mieux comprendre les processus mentaux sous-jacents aux sentiments qui provoquent l'ennui. Ils constatent que l'attention et la conscience sont les clés de l’absence de finalité. Leur analyse des études publiées sur le sujet, en psychologique et en neuroscience, aboutit à définir l'ennui comme «l’état aversif de vouloir, mais de ne pas pouvoir s'engager dans une activité satisfaisante», un état qui résulterait des défaillances de l'un des mécanismes d’attention du cerveau.

En pratique, l’ennui se développe en cas,

· de troubles de l'attention, liées à des pensées, des sentiments ou des stimuli extérieurs, sur l’intérêt ou les informations concernant l’intérêt une activité satisfaisante,

· de difficultés de concentration,

· d’insatisfaction envers soi-même, les autres ou son environnement.

«Au cœur de l’ennui, il y a le désir de dialoguer avec les autres ou de passer à une autre activitémentale qui puisse mobiliser l'attention», explique Mark Fenske. « Ne pas pouvoir accomplir une tâche ou se lancer dans une activité satisfaisante conduit à la frustration et à un état aversif -que nous appelons l'ennui ». Déjà auteurs d’un ouvrage sur le sujet, Winner’s Brain: 8 Strategies Great Minds Use to Achieve Success, les chercheurs poursuivent leurs recherches pour mieux comprendre l'ennui, ses effets ou dangers et comment le prévenir ou le soulager.

Source: Perspectives on Psy

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Une nouvelle technique pour retrouver la lumière

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, July 29, 2012 00:15:51

CÉCITÉ: Un photocommutateur chimique pour retrouver la lumière



Ces chercheurs de l’Université de Californie- Berkeley se disent eux-mêmes enthousiasmés par leur découverte. Ce composé « photocommutateur » qui injecté à des souris aveugles leur a rendu la sensibilité à la lumière, semble également très prometteur pour le traitement des maladies dégénératives de l’œil comme la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) chez les humains. Leur recherche vient d'être publiée dans l’édition du 26 juillet de la revue Neuron.

Cette équipe californienne en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Munich et de l'Université de Washington (Seattle) a découvert une substance chimique qui restaure temporairement une certaine vision chez des souris aveugles. Alors que les maladies dégénératives ophtalmologiques héréditaires comme la rétinite ou acquises comme la DMLA, liées à la dégradation des cônes et les bâtonnets donc laissant l'œil sans photorécepteurs fonctionnels, laissent en revanche le reste du système visuel intact, mais en grande partie incapable de répondre à la lumière, l'AAQ (acrylamide-azobenzene-quaternary ammonium), cette petite molécule synthétique photocommutateur, pourrait permettre de restaurer la sensibilité à la lumière de la rétine.
Dans cette expérience, des souris rendues aveugles par mutations génétiques, après injection de très petites quantités d’AAQ dans les yeux ont « vu » restaurer leur sensibilité à la lumière. Leurs yeux se contractaient à nouveau en pleine lumière et elles tentaient d’éviter la lumière.

Le composé chimique, appelé AAQ, agit en rendant les autres cellules, normalement "aveugles" de la rétine sensibles à la lumière, explique l’auteur principal, Richard Kramer, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’UC Berkeley. L’AAQ est un photocommutateur qui se lie à des canaux ioniques situés à la surface des cellules rétiniennes. Lorsqu'il est activé par la lumière, AAQ modifie le flux d'ions à travers ces canaux et active les neurones comme les bâtonnets et les cônes le feraient. Le processus est comparable au mécanisme d’action des anesthésiques locaux qui pénètrent dans les canaux ioniques entraînant une insensibilité pendant une longue période, mais, en plus, la molécule est sensible à la lumière et allume ou éteint l'activité neuronale. Le composé chimique disparaît ensuite petit à petit et offre ainsi une alternative plus sûre- suggèrent les auteurs- que les thérapies géniques ou cellulaires qui modifient définitivement la rétine. C’est aussi une technique moins invasive que l'implantation de puces photosensibles.
Les avantages, un composé chimique simple, à posologie adaptable, utilisable en combinaison avec d'autres thérapies, à effet réversible, et par procédé non invasif.

L'approche « Photocommutateur » est donc une avancée majeure dans le domaine de la restauration de la vision, et si de nombreux essais sont encore nécessaires, cette classe de composés représente un espoir de nouveaux traitements des maladies dégénératives de l’œil. De nouvelles versions de l'AAQ sont déjà à l'essai, ajoute l’auteur.

Source: Neuron, Volume 75, Issue 2, 271-282, 26 July 2012 doii10.1016/j.neuron.2012.05.022 Photochemical Restoration of Visual Responses in Blind Mice

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L'obésité et la télévision chez les bébés

Vie quotidiennePosted by Denise Andronicos Sun, July 22, 2012 15:37:08

OBÉSITÉ INFANTILE: La télévision directement associée au tour de taille?



Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity

Non, la télévision n’est pas une baby-sitter électronique. Cette étude, publiée dans l’édition du Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, constate que le temps passé, par les enfants, à regarder la télévision est directement associé à la déficience musculaire et à un tour de taille plus élevé, au fur et à mesure de l’approche vers l'adolescence et avec des conséquences pour la santé, une fois à l’âge adulte. Certes, les différences constatées sont minimes, mais significatives.

Les auteurs, canadiens, rappellent les recommandations de l'American Academy of Pediatrics soit, deux heures maxi de télévision par jour, pour les enfants de moins de deux ans. Cependant, les derières données aux Etats-Unis suggèrent qu’ « un nombre croissant de parents utilisent aujourd’hui la télévision comme une «baby-sitter électronique». Cette équipe de recherche de l'Université de Montréal, a donc cherché à déterminer précisément la corrélation entre le nombre d'heures passées à regarder la TV dans la petite enfance et l’évolution de santé des enfants à l’âge scolaire.

L'équipe a utilisé les données de l'étude longitudinale canadienne « Québec Longitudinal Study of Child Development » puis évalué les rapports des parents sur le nombre d'heures passées par l’enfant devant la télévision aux âges de…29 semaines et 53 mois (4-5 ans). La force musculaire et la graisse abdominale ont été mesurés ensuite, alors que les enfants étaient âgés de 8 et 10 ans.

Une corrélation faible mais significative : Les auteurs constatent que

· chaque heure de télévision, par semaine, à 29 mois correspond à une diminution de 0,361 cm au test du saut en longueur (représentatif de la force musculaire), indiquant donc une diminution de la force musculaire.

· Une heure supplémentaire de télévision, par semaine, entre 29 mois et 5 ans, correspond à une diminution supplémentaire de 0,285 cm de la performance du test.

· Le tour de taille augmente de 0,047 cm pour chaque heure de télévision entre les âges de 29 et 53 mois, correspondant à une augmentation (consolidée par heure) de 0,41 cm de tour de taille à l’âge de 10 ans.

· Plus de 18 heures de télévision par semaine entre les âges de 29 et 53 mois, correspond à une augmentation de 0,76 cm de tour de taille à l’âge de 10 ans.

Alors que la forme physique est un facteur de santé future et de longévité, l’augmentation du tour de taille et la diminution de la force musculaire à l’enfance pourrait entraîner un impact négatif sur la santé, à l'âge adulte, plus tard dans la vie. Le Dr Caroline Fitzpatrick de l’Université de New York qui a mené cette recherche à l'Université de Montréal et à Hôpital Saint-Justine, auteur principal de l’étude, la commente : «La télévision est un facteur de mode de vie modifiable et donc de sédentarité/obésité évitable et les parents doivent être conscients que les habitudes de tout-petits téléspectateurs vont contribuer à leur santé physique à venir. D’autres recherches sont en cours pour déterminer la corrélation entre exposition à la TV et autres indicateurs de santécomme la santé cardio-vasculaire, par exemple ».

Source: Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity 2012, 9:87 doi:10.1186/1479-5868-9-87 Published: 16 July 2012 Early childhood television viewing predicts explosive leg strength and waist circumference by middle childhood

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