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Diabète et obésité maternels associés à l'autisme chez l'enfant

DiversPosted by Denise Andronicos Mon, April 23, 2012 23:49:34

Le DIABÈTE et l'OBÉSITÉ maternels associés à l'autisme chez l'enfant


Pediatrics

C’est une étude très importante sur l’association entre le métabolisme maternel et le risque de trouble neurologique du développement chez l’enfant. Ces chercheurs de l'Institut UC Davis MIND, financés par les National Institutes of Health (NIH) viennent en effet d’établir des liens étroits entre le diabète et l'obésité maternelle et le risque d'avoir un enfant atteint d'autisme ou d'un autre trouble neurologique. Ces résultats publiés dans l’édition du de la revue Pediatrics révèlent ainsi que les mères atteintes d’obésité ont un risque multiplié jusqu’à 3 d'avoir un enfant atteint de TSA.

C'est la première étude à examiner les associations entre les troubles du développement neurologique et les conditions maternelles métaboliques incluant le diabète de type 2 ou gestationnel, l'obésité et l'hypertension. « Plus d'un tiers des femmes (au Etats-Unis) en âge de procréer sont obèses et près de 10% d’entre elles ont un diabète gestationnel ou un diabète de type 2 pendant leur grossesse. Notre conclusion est que ces conditions maternelles peuvent être associées à des troubles neurologiques chez l’enfant. Cette conclusion soulève des inquiétudes et peut avoir de graves répercussions en Santé publique», déclare Paula Krakowiak, biostatisticien à l'Institut MIND. Ainsi, en Californie, où l'étude a été réalisée, 1,3% des femmes avaient un diabète de type 2 et 7,4% un diabète gestationnel. Par ailleurs, les auteurs rappellent qu’environ 1 enfant sur 110 (et même plus) qui nait aujourd'hui sera diagnostiqué avec un trouble du spectre autistique et qu’1 enfant sur 83 présentera un autre trouble envahissant du développement.

L'étude a inclus 1.004 « couples » mère / enfant participant à l’étude CHARGE (Childhood Autism Risks from Genetics and the Environment Study). Les enfants étaient âgés de 24 à 60 mois, 517 enfants étaient diagnostiqués avec l'autisme, 172 avec d'autres troubles du développement et 315 suivaient un développement normal. Les chercheurs ont réuni les données sur les conditions primaires métaboliques des mères, dont le diabète de type 2 ou le diabète gestationnel. Les diagnostics de TSA ont été confirmés par les échelles ADIR et OAD (Autism Diagnostic Interview-Revised et Autism Diagnostic Observation Schedules).

Le diabète et l’obésité chez la mère, facteurs de risque accru de déficiences neurologiques chez l’enfant : L'étude révèle que,

· le % d'enfants atteints d'autisme nés de femmes diabétiques de type 2 ou avec diabète gestationnel s’élève à 9,3%, ou atteints de déficience intellectuelle à 11,6% et est plus élevé vs 6,4% que chez les enfants nés de mères en bonne santé,

· plus de 20% des mères d'enfants atteints d'autisme ou d’un autre handicap du développement sont obèses, vs 14% des mères d'enfants se développant normalement,

· environ 29% des enfants atteints d'autisme et près de 35% des enfants avec un autre trouble du développement ont des mères avec un trouble métabolique, vs 19% des enfants à développement normal,

· les enfants autistes de mères diabétiques présentent des déficits plus importants dans la compréhension du langage et la communication que les enfants atteints d'autisme nés de mères en bonne santé,

· les enfants non autistes nés de mères diabétiques présentent également des déficiences de la socialisation, de compréhension du langage et de production orale en comparaison d’enfants non-autistes de mères en bonne santé.

· les enfants non autistes de mères présentant un trouble métabolique présentent un risque accru de déficiences légères dans la résolution de problèmes, la compréhension du langage et la production orale, dans la motricité et la socialisation.

· Un lien entre l'hypertension et l'autisme ou autre trouble envahissant du développement a également été identifié, mais sans atteindre un niveau de signification statistique.

Les auteurs émettent quelques explications à ces résultats : Une production d'insuline élevée nécessite une plus grande quantité d'oxygène ce qui peut avoir pour conséquence un apport d'oxygène appauvri pour le fœtus ou encore, le diabète peut aussi entraîner une carence en fer chez le fœtus. Ces 2 conditions peuvent affecter le développement du cerveau du fœtus. Enfin, l'inflammation chez la mère, liée aux troubles métaboliques, peut également nuire au développement du fœtus. Certaines protéines impliquées dans la signalisation cellulaire et produites par les cellules du système immunitaire pourraient traverser le placenta de la mère au fœtus et perturber ainsi le développement du cerveau.

Source: Pediatrics Published online April 9, 2012 doi: 10.1542/peds.2011-2583 « Maternal metabolic conditions and risk for autism and other neurodevelopmental disorders" (v

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Diabète et obésité:comment les éviter ?

DiversPosted by Denise Andronicos Mon, April 23, 2012 23:40:04

DIABÈTE et OBÉSITÉ: Peu d’échappatoire pour les femmes, sans 30 minutes d’exercice



Preventive Medicine

L’absence de pratique d’exercice physique, ici chez les femmes, conduit au risque de développer un syndrome métabolique, selon cette étude nationale américaine. Sa conclusion, sans appel, publiée dans la revue Preventive Medicine, suggère que d’une part les femmes sont moins susceptibles que les hommes de faire au moins 30 minutes d'exercice par jour et d’autre part qu'elles ont un risque accru de développer un syndrome métabolique qui les mènera à l'obésité.

Les auteurs redéfinissent le syndrome métabolique comme un groupe de facteurs de risque comprenant un taux de cholestérol élevé, une hypertension artérielle et un surpoids généralement fixé autour de la taille. Des facteurs qui vont augmenter le risque de maladie coronarienne, d’accident vasculaire cérébral (AV), de diabète de type 2 et d’obésité. Les chercheurs se sont une nouvelle fois intéressés à l’association entre l'activité physique, la dépression et le syndrome métabolique et ont abouti à une différence notable entre les sexes.

L'étude menée à l'Oregon State University par les professeurs d’université Paul Loprinzi et Bradley Cardinal, sur un échantillon représentatif de plus de 1.000 hommes et femmes, confirme –si besoin était- que la pratique régulière de l'activité physique est associée à des résultats positifs pour la santé des hommes comme des femmes, mais son résultat le plus remarquable est que l'association est bien plus forte pour les femmes. Pour les besoins de l’étude, les participants ont été équipés d'accéléromètres qui mesurent l'activité quotidienne. Au final, un peu plus de une femme sur trois a développé un syndrome métabolique et une sur cinq présentait des symptômes de dépression.

Le manque d'activité met toujours les femmes à risque : Les chercheurs constatent que les femmes pratiquent, en moyenne seulement 18 minutes d'activité physique quotidienne modérée à vigoureuse, comparativement aux hommes qui, en moyenne, en font 30 minutes par jour. Les participants qui pratiquent au moins 30 minutes d'exercice par jour sont moins susceptibles d'être déprimés, d'avoir un taux de cholestérol élevé et moins susceptibles de développer un syndrome métabolique. Les femmes adoptent un mode de vie plus sain, sont moins susceptibles de fumer, par exemple, mais le manque d'activité les met toujours à risque. En cause, pour les auteurs, la graisse abdominale et la résistance à l'insuline, deux facteurs majeurs de risque du syndrome métabolique. Ensuite, une éducation différente sachant que les habitudes d'activité physique commencent souvent dans l'enfance.

Une mauvaise habitude de l’enfance : La recherche montre ainsi que l’absence ou l’insuffisance d’activité physique commence dès l’âge de 5 ou 6 ans un modèle induit par les parents plus préoccupés par la sécurité des filles et plus restrictifs sur les activités en plein air avec les filles, qu'avec les garçons. Ainsi, expliquent les auteurs, « Certains éléments de preuve indiquent que les femmes, comparativement aux hommes, ont moins confiance dans leur capacité à surmonter leurs obstacles liés à la pratique de l'exercice » et les femmes aussi citent souvent le manque de temps lié à l'éducation des enfants…

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