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La mélatonine est-elle efficace contre la détérioration du cerveau ?

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, January 01, 2013 17:39:54

ALZHEIMER: La mélatonine efficace contre la maladie?


Actualité publiée le 27-09-2012

Neurobiology of Aging

Deux traitements neuro-protecteurs combinés, l'exercice physique et la prise quotidienne de mélatonine aurait un effet synergique contre la détérioration du cerveau liée à la maladie d'Alzheimer. Du moins chez la souris, démontre cette étude espagnole. Ces résultats publiés dans la revue Neurobiology of Aging, laissent espérer l’efficacité de la mélatonine grâce à ses propriétés anti-oxydantes, pour un large éventail de maladies, liées au stress oxydatif et à l’inflammation.

L'utilisation de la mélatonine, une hormone –dite du « sommeil »- synthétisée à partir de la sérotonine, un neurotransmetteur, a des effets positifs qui pourraient être utilisés pour traiter des maladies humaines, comme la maladie d’Alzheimer. Cette étude réalisée par des chercheurs de l'Institut de recherche biomédicale de Barcelone, de l'Université de Grenade et de l'Université Autonome de Barcelone, montre en effet l'effet combiné de l’exercice et de la prise de mélatonine, sur des souris modèles de la maladie d’Alzheimer.

Si la pratique d’un exercice volontaire et l'apport quotidien de la mélatonine, sont deux thérapies déjà connues pour leurs effets positifs sur la régulation du rythme circadien, la combinaison des deux montre un effet synergique contre la détérioration du cerveau chez la souris porteuse de 3 mutations de la maladie d'Alzheimer et présentant des difficultés d'apprentissage et des troubles du comportement comme l'anxiété et l'apathie. Réparties en un groupe témoin et 3 autres groupes exercice sans restriction, mélatonine à dose équivalent à 10 mg par kg de poids corporel et combinaison mélatonine-exercice physique, les souris de ce dernier groupe présentent, après 6 mois de traitement combiné, un état plus proche de celui des souris sans mutations que de leur état pathologique initial. Sur ce groupe, les chercheurs constatent une amélioration générale du comportement, de l'apprentissage et de la mémoire. A l’analyse, ils montrent également que ces traitements ont également protégé le tissu cérébral du stress oxydatif et fourni de bons niveaux de protection contre les excès de peptide bêta-amyloïde et de protéine Tau

On savait déjà que la combinaison de différentes thérapies antivieillissement telles que l'exercice physique, le régime méditerranéen et l’absence de tabagisme apporte des années supplémentaires de vie, la mélatonine ou hormone du sommeil, présente elle-aussi un effet antivieillissement significatif, explique Coral Sanfeliu, auteur de l’étude.

Le traitement sera-t-il transposable à l’Homme ? «Le transfert des traitements efficaces sur l’animal à des patients humains n'est pas toujours cohérent, étant donné que chez l'homme la maladie se développe sur plusieurs années, de sorte que lorsque la perte de mémoire est détectable, le cerveau est déjà très dégradé », explique les auteurs. Cependant, plusieurs études cliniques ont déjà montré des signes de bienfaits physiques et mentaux chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer résultant de ces deux traitements.

L’utilisation de la mélatonine pose débat. Elle a en effet ses partisans et ses détracteurs, et les données scientifiques n'ont pas encore permis de trancher, même si depuis 2007, la mélatonine est autorisée comme médicament dans l'UE. Elle bénéficie néanmoins, selon les auteurs, d’un soutien scientifique dans le traitement de maladies neuro-dégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer et la myopathie de Duchenne. Néanmoins, de nombreuses études et tests cliniques restent nécessaires pour évaluer les doses de mélatonine efficaces et sans danger pour la prise en charge de ces maladies.

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Pacemaker pour la maladie d'Alzheimer

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 09, 2012 21:22:37

La maladie d’ALZHEIMER a son premier pacemaker



Ces chercheurs du Johns Hopkins ont implanté le premier dispositif stimulateur dans le cerveau d'un patient présentant les premiers stades de la maladie d'Alzheimer. Cette première, aux Etats-Unis, utilise la technique de la stimulation cérébrale profonde déjà utilisée chez des milliers de patients atteints de la maladie de Parkinson. Ce pacemaker cérébral pourrait être la nouvelle option thérapeutique pour stimuler la mémoire et inverser le déclin cognitif.

Cette intervention prend place dans le cadre d'un essai multicentrique, financé par au niveau fédéral. Les chercheurs du Johns Hopkins, au lieu de se concentrer sur les traitements médicamenteux, dont beaucoup ont échoué, se concentrent ici sur l'utilisation de micro-courants électriques délivrés directement au cerveau. Ils ont ainsi implanté, dans un essai préliminaire, en 2010, le dispositif chez 6 patients canadiens, atteints de formes légères de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs ont constaté que ces patients montrent une augmentation soutenue du métabolisme du glucose, indicateur de l'activité neuronale, sur une période de 13 mois. En comparaison, la plupart des patients atteints de maladie d'Alzheimer non implantés, montrent une diminution du métabolisme du glucose au cours de la même période.

Une approche « mécanique » et non médicamenteuse : Un premier patient américain, dans ce nouvel essai, vient de subir la même intervention à l'Hôpital Johns Hopkins, et un second patient la subira ce mois-ci. Le neurochirurgien William S. Anderson, de John Hopkins, explique ses objectifs : « Les échecs récents des essais sur les médicaments dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, tels que ceux destinés à réduire l'accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau rendent nécessaires le développement de stratégies alternatives». Au total, 40 interventions de ce type sont d’ores et déjà programmées en 2013 à l'Université Johns Hopkins et dans 4 autres établissements américains. A ce jour, seuls les patients à déficience cognitive légère sont concernés, afin de respecter le libre choix de participation des patients. Ces différents sites aux Etats-Unis, sont soutenus par les National Institutes of Health (NIH) et travaillent en étroite collaboration avec la société Functional Neuromodulation Ltd qui a développé le dispositif.
(Voir vidéo CBS News, en cliquant )

Une approche déjà bien éprouvée pour la maladie de Parkinson : Plus de 80.000 patients atteints de la maladie de Parkinson ont déjà reçu ce traitement par stimulation cérébrale profonde ces 15 dernières années, et les résultats sont là : Moins de tremblements et un traitement médicamenteux réduit par la suite. Enfin, la stimulation cérébrale profonde est également actuellement testée pour traiter la dépression et les troubles obsessionnels compulsifs résistants à d'autres thérapies.

Une intervention lourde ? L’intervention, chirurgicale, consiste à percer des trous dans le crâne pour implanter des fils de chaque côté du cerveau. Les « câbles » sont fixés au stimulateur qui génère, tel un pacemaker, de minuscules impulsions électriques dans le cerveau, imperceptibles par le patient, à raison de 130 fois par seconde. La stimulation cérébrale profonde semble déjà prometteuse pour le traitement de la maladie d'Alzheimer et au-delà, encourage déjà les chercheurs à développer des options moins invasives mais basées sur le même mécanisme. Des avancées d’autant plus précieuses alors qu’on prévoit, en 2050, un nombre de cas multiplié par 3, pouvant atteindre 16 millions, sauf à développer un traitement efficace.




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Peut-on augmenter la durée de la vie ?

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 09, 2012 14:50:42

Un activateur de télomérases augmente la durée de vie

Une recherche révolutionnaire vantant les bénéfices de l'activation de la télomérase a été publiée dans la revue Aging Cell, la publication de référence en gériatrie et gérontologie. L'étude, intitulée « L'activateur de télomérase TA-65 rallonge lestélomères trop courts et augmente la durée de vie des souris adultes/âgées sans accroître l'incidence de cancer » décrit le mécanisme d'action du TA-65 et la réponse de l'organisme.

Plusieurs articles ont été publiés l'année dernière, qui démontraient que l'activation de la télomérase avait une véritable incidence sur la durée de vie sans que l'on dénote la moindre augmentation de la tumorigénèse ou d'autres effets secondaire négatifs. Publié dans le numéro de septembre 2010 de la revue Rejuvenation Research, un article évalué par les pairs intitulé « A Natural Product Telomerase Activator as Part of a Health Maintenance Program » (Un produit naturel activateur de télomérase comme élément d'un programme de santé) démontrait que le TA-65 activait transitoirement la télomérase, rallongeait les télomères trop courts, et réparait et restaurait le système immunitaire vieillissant chez l'humain.

En novembre 2010, la publication par la Harvard Medical School d'un article exceptionnel expliquant que l'on était parvenu à inverser la sénescence de mammifères pour la toute première fois avait fait sensation. Il y était démontré que l'activation de la télomérase (TA) entraînait le rajeunissement de cellules du cerveau, de la rate et des organes de reproduction. L'âge biologique de souris âgées de 80 ans à échelle humaine avait ainsi été ramené à celui de jeunes adultes. Dans une étude plus récente, les chercheurs d'Harvard avaient annoncé qu'ils pensaient que le raccourcissement des télomères était à l'origine du vieillissement. Ils y décrivaient la façon dont des télomères raccourcis entraînaient l'activation de la protéine P53 conduisant à une dégradation des mitochondries, signe d'un vieillissement des cellules.

Dans cette étude, Maria Blasco, directrice du centre espagnol de recherche sur le cancer, a démontré avec ses collègues que le TA-65, une molécule naturelle dérivée de l'astragale, activait l'enzyme de télomérase, rallongeait les télomères trop courts, réparait les cellules de différents systèmes d'organes et accroissait la durée de vie. Aucune de ces manifestations n'a été signalée dans le groupe de contrôle. Il est affirmé dans l'étude de Blasco qu'« un apport de TA-65 dans l'alimentation d'une souris femelle entraîne une amélioration de certains indicateurs de durée de vie, notamment une meilleure tolérance au glucose, à l'ostéoporose et un rajeunissement de la peau sans accroître l'incidence globale de cancer de façon significative ».

Selon Noel Thomas Patton, fondateur de TA Sciences, « Cette étude prouve l'efficacité et la légitimité du TA-65. Pour la première fois dans l'histoire de la médecine, nous détenons quelque chose qui a le potentiel de réduire efficacement, voire d'éliminer les effets invalidants du vieillissement et la dégradation causée par une télomérase insuffisante et des télomères trop courts ».

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Gène de l'immortalité ?

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, December 02, 2012 14:14:20

Biologie
Des chercheurs allemands découvrent le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71528.htm

La quête de la vie éternelle se poursuit : des chercheurs allemands ont découvert le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce appelé hydre. Ce gène particulier appelé FoxO serait présent dans bon nombre d'êtres vivants, et le génome humain en serait également pourvu...

Hydre en phase sédentaire
Crédits : Stephen Friedt, Wikimedia commons


Depuis plusieurs centaines d'années, la recherche sur l'immortalité captive la société et la science. Des chercheurs de l'université Christian Albrecht et de l'Hôpital universitaire de Kiel (Schleswig-Holstein) ont rapproché le fantasme de la réalité car ils ont réussi à identifier le gène qui confère la jeunesse éternelle.

Ces chercheurs ont concentré leurs travaux sur l'hydre, un polype d'eau douce de la branche des cnidaires [1]. Il s'agit d'un animal de quelques millimètres de long présent dans de nombreux lacs et cours d'eau régionaux. Lors de leurs travaux sur l'immortalité supposée de cet organisme, les scientifiques ont été capables d'identifier et d'isoler un gène particulier appelé FoxO. L'autre particularité de ce gène est qu'il est présent dans le code génétique de chaque animal et de chaque être humain.

Des copies d'hydre ont été observées depuis plus de cinquante années en laboratoire et celles-ci sont aujourd'hui aussi actives et en bonne santé qu'au début de l'expérimentation. L'explication réside dans les cellules souches du polype qui ne perdent jamais leur capacité à se diviser continuellement. Ce phénomène était connu depuis plusieurs années, mais le maintien du dynamisme des cellules souches était encore inexpliqué au niveau moléculaire.

Thomas Bosch, qui dirige cette étude, a déclaré: "Notre groupe de recherche a pu mettre en évidence un lien direct entre le gène FoxO et le vieillissement". En effet, des expériences avec un gène FoxO désactivé ont entraîné le vieillissement des hydres, phénomène alors accompagné d'un affaiblissement de son système immunitaire le rendant plus vulnérable aux maladies. Des études récentes chez les personnes centenaires ont montré qu'elles possédaient un gène FoxO très actif.

Comme les scientifiques le rapportent dans la revue Labor Praxis [2], ils souhaitent poursuivre leurs travaux sur la longévité du polype et développer le lien avec les travaux génétiques sur les autres organismes vivants comme l'être humain.

--

[1] les cnidaires sont des animaux relativement simples, spécifiques du milieu aquatique comme les coraux, les anémones de mer et les méduses.

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Le système immunitaire et la vieillesse

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 20:38:03


Rajeunir le système immunitaire des personnes âgées : la fin de la vieillesse douloureuse ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71596.htm

Si la vie éternelle reste un sujet de science-fiction, les biologistes et médecins cherchent toujours à prolonger l'espérance de vie. Les animaux et les hommes meurent parce qu'au cours de leur vie, leurs cellules se dégradent au fur et à mesure, entrainant une dégradation des capacités au niveau physionomique. Ce phénomène est appelé sénescence et est lié, entre autres, au fait que le corps n'est plus capable de répondre efficacement aux maladies. Il suffit de se souvenir que les personnes les plus à risque lors des épidémies de grippe sont les personnes âgées. Le Docteur Doron Melamed, de la Faculté de Médecine du Technion Institute, travaille actuellement sur l'idée que le système immunitaire peut être corrigé, réveillé, afin de redonner aux personnes âgées le système immunitaire de leur jeunesse.

Le système immunitaire humain est basé sur les lymphocytes, des cellules qui identifient les espèces n'appartenant pas au corps et les éliminent. Pour les lymphocytes B les choses se passent ainsi: premièrement, une bactérie, virus ou cellule infectée présente généralement des antigènes, des protéines de surface qui l'identifient comme une contamination. Ces antigènes se lient aux anticorps qui sont présents dans le sang et qui leur sont spécifiques, permettant de "marquer" les espèces étrangères au corps. Dans un deuxième temps, ces espèces étrangères ainsi marquées sont repérées par les lymphocytes et détruites. Il existe aussi des lymphocytes T qui fonctionnent sur un mode d'action similaire. Tous les lymphocytes se multiplient pour assurer une protection et surtout maintenir la mémoire immunitaire. C'est au niveau de ces lymphocytes que la sénescence se fait sentir au cours du vieillissement. En effet, les études de l'équipe du Dr. Melamed indiquent qu'au cours de la vie, il y a accumulation d'une certaine classe de lymphocytes B a longue durée de vie dans la périphérie de la moelle osseuse (là ou se multiplient les lymphocytes) qui tendent à inhiber la division de lymphocytes progéniteurs, garants de la quantité de lymphocytes dans le flux sanguin ainsi que de la mémoire immunitaire. Comme le calcaire dans une machine à laver, la lente accumulation de ces cellules B périphériques tendrait à enrayer la machine immunitaire.

Les derniers travaux de l'équipe du Dr. Melamed sur des souris âgées semblent indiquer que l'élimination de ces cellules B périphériques permettrait de relancer le processus de division et retrouver une concentration sanguine de lymphocytes plus forte et ainsi de retrouver un niveau de protection immunitaire d'une personne plus jeune. La recherche actuelle porte sur l'étude des interactions entre ces cellules périphériques et progénitrices afin de signaler à ces dernières de continuer à se diviser sans recourir à l'invasive procédure de "nettoyage" de la moelle osseuse. On peut espérer pouvoir ainsi renforcer le système immunitaire des personnes âgées, toujours les plus vulnérables, et résoudre ainsi le problème du coût croissant des soins médicaux avec l'âge. On peut également entrevoir un avenir où le problème des familles ne rendant pas visite à leurs grands-parents sera remplacé par l'embarrassant problème des seniors rajeunis visitant à l'improviste.

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Le système immunitaire et la vieillesse

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 20:38:02


Rajeunir le système immunitaire des personnes âgées : la fin de la vieillesse douloureuse ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71596.htm

Si la vie éternelle reste un sujet de science-fiction, les biologistes et médecins cherchent toujours à prolonger l'espérance de vie. Les animaux et les hommes meurent parce qu'au cours de leur vie, leurs cellules se dégradent au fur et à mesure, entrainant une dégradation des capacités au niveau physionomique. Ce phénomène est appelé sénescence et est lié, entre autres, au fait que le corps n'est plus capable de répondre efficacement aux maladies. Il suffit de se souvenir que les personnes les plus à risque lors des épidémies de grippe sont les personnes âgées. Le Docteur Doron Melamed, de la Faculté de Médecine du Technion Institute, travaille actuellement sur l'idée que le système immunitaire peut être corrigé, réveillé, afin de redonner aux personnes âgées le système immunitaire de leur jeunesse.

Le système immunitaire humain est basé sur les lymphocytes, des cellules qui identifient les espèces n'appartenant pas au corps et les éliminent. Pour les lymphocytes B les choses se passent ainsi: premièrement, une bactérie, virus ou cellule infectée présente généralement des antigènes, des protéines de surface qui l'identifient comme une contamination. Ces antigènes se lient aux anticorps qui sont présents dans le sang et qui leur sont spécifiques, permettant de "marquer" les espèces étrangères au corps. Dans un deuxième temps, ces espèces étrangères ainsi marquées sont repérées par les lymphocytes et détruites. Il existe aussi des lymphocytes T qui fonctionnent sur un mode d'action similaire. Tous les lymphocytes se multiplient pour assurer une protection et surtout maintenir la mémoire immunitaire. C'est au niveau de ces lymphocytes que la sénescence se fait sentir au cours du vieillissement. En effet, les études de l'équipe du Dr. Melamed indiquent qu'au cours de la vie, il y a accumulation d'une certaine classe de lymphocytes B a longue durée de vie dans la périphérie de la moelle osseuse (là ou se multiplient les lymphocytes) qui tendent à inhiber la division de lymphocytes progéniteurs, garants de la quantité de lymphocytes dans le flux sanguin ainsi que de la mémoire immunitaire. Comme le calcaire dans une machine à laver, la lente accumulation de ces cellules B périphériques tendrait à enrayer la machine immunitaire.

Les derniers travaux de l'équipe du Dr. Melamed sur des souris âgées semblent indiquer que l'élimination de ces cellules B périphériques permettrait de relancer le processus de division et retrouver une concentration sanguine de lymphocytes plus forte et ainsi de retrouver un niveau de protection immunitaire d'une personne plus jeune. La recherche actuelle porte sur l'étude des interactions entre ces cellules périphériques et progénitrices afin de signaler à ces dernières de continuer à se diviser sans recourir à l'invasive procédure de "nettoyage" de la moelle osseuse. On peut espérer pouvoir ainsi renforcer le système immunitaire des personnes âgées, toujours les plus vulnérables, et résoudre ainsi le problème du coût croissant des soins médicaux avec l'âge. On peut également entrevoir un avenir où le problème des familles ne rendant pas visite à leurs grands-parents sera remplacé par l'embarrassant problème des seniors rajeunis visitant à l'improviste.

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Voir autrement.

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, November 29, 2012 19:56:39

Voir autrement
Acquérir un nouveau sens : le pouvoir de la moustache

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71586.htm

Les rats ont un sens que l'homme n'a pas : c'est la perception que leur procure les mouvements de leur moustache. Leurs poils, les vibrisses, balaient l'environnement environ huit fois par seconde, dans un mouvement de va-et-vient qui sert à localiser les objets se trouvant autour d'eux. L'homme peut-il acquérir ce sens qu'il ne possède pas de manière innée ? Si un jour cela devient possible, que pourra-t-on apprendre sur l'utilisation normale des sens par l'homme en étudiant ce phénomène d'adaptation à une nouvelle ressource sensorielle ? Pour tenter de répondre à cette question, des chercheurs de l'Institut Weizmann ont attaché des "moustaches" en plastique aux doigts de volontaires aux yeux bandés, auxquels ils ont demandé de déterminer où se trouvent certains objets. Les résultats de cette expérience, publiés récemment dans le Journal of Neuroscience1, ont donné de nouvelles indications sur le processus sensoriel, et ils pourraient bien ouvrir la voie à de nouveaux moyens d'aide aux aveugles.

Ce groupe de recherche, qui comprend les docteurs Avraham Saig et Goren Gordon, ainsi qu'Eldad Assa, du groupe du professeur Ehud Ahissar, et le docteur Amos Arieli, tous du département de Neurobiologie, ont attaché une "vibrisse" (une sorte de cheveu élastique de 30 centimètres de long, avec à sa base des capteurs de position et de force) aux index des mains des sujets qui ont les yeux bandés. Deux poteaux ont ensuite été placés à une petite distance de chaque côté et légèrement à l'avant du sujet assis, l'un étant un peu plus en arrière que l'autre. On a demandé aux sujets de n'utiliser que les vibrisses pour découvrir quel poteau, celui de gauche ou celui de droite, était placé le plus loin. Au court de l'expérience, la distance entre les poteaux a été réduite, jusqu'à ce que les sujet ne puissent plus distinguer celui le plus proche du plus éloigné.

Le premier jour de l'expérience, les sujets se sont si bien adaptés au nouveau sens qu'ils ont réussi à identifier correctement un poteau qui avait été reculé de huit centimètres. Une analyse des données a montré que les sujets évaluent les informations spatiales à partir d'un chronométrage sensoriel (timing sensoriel). En déplaçant leurs mains "moustachues" en même temps, ils arrivent à déterminer quel poteau est le plus proche car la vibrisse placée sur cette main le touche en premier. En répétant l'expérience le jour suivant, les chercheurs ont découvert que les sujets avaient notablement amélioré leur qualité de perception : le seuil moyen de sensibilité était descendu à trois centimètres, et certains sujets étaient capables de sentir un déplacement d'un centimètre seulement. Fait intéressant, c'est en ralentissant le mouvement de leurs mains (une stratégie essentiellement équivalente à augmenter le temps d'attente) qu'ils ont été capables de sentir une différence spatiale plus petite.

Le docteur Saig explique : "Nous savons que les sens sont liés aux muscles, comme par exemple aux muscles oculaires et aux muscles des mains. Pour sentir la texture d'un tissu, par exemple, on le palpe avec les doigts, et pour voir un objet immobile, les yeux doivent être constamment en mouvement. Dans cette recherche, on voit qu'il suffit de modifier le mouvement physique (ralentir le mouvement des mains), sans aucun changement correspondant dans la sensibilité des sens, pour affiner la perception."

En se basant sur ces expériences, les chercheurs ont mis au point un modèle statistique décrivant comment les sujets actualisent leur "vision du monde" au fur et à mesure qu'ils intègrent de nouvelles informations sensorielles, jusqu'à ce qu'ils deviennent suffisamment confiants pour se fier à ce nouveau sens. Le modèle, basé sur les principes de traitement de l'information, peut expliquer le nombre de mouvements nécessaire pour arriver à une interprétation correcte de la réalité, ainsi que la méthode de balayage utilisée : changement progressif de mouvements longs qui deviennent courts. Avec cette stratégie, le flux d'information reste constant. Comme le dit le docteur Gordon : "L'expérience a été menée de manière contrôlée, ce qui nous a permis d'avoir accès directement à toutes les variables pertinentes : les mouvements des mains, les contacts mains-poteaux, et les comptes rendus des sujets. Nous avons obtenu non seulement une bonne adéquation entre la théorie et les données expérimentales, mais encore des informations quantitatives utiles sur le processus de perception active.

Le professeur Ahissar explique : "La vue et le toucher sont tous deux basés sur des séries de récepteurs qui examinent le monde extérieur de manière active. Nos résultats révèlent quelques nouveaux principes de perception active, et ils nous montrent qu'activer un nouveau sens artificiel de manière 'naturelle' peut être très efficace." Et le docteur Arieli ajoute : "Notre espoir est de réussir à aider les aveugles à "voir" avec les doigts. De petits appareils, traduisant des stimulations visuelles en stimulations mécaniques en se basant sur les principes de perception active, communs à la vision et au toucher, pourraient servir d'instruments sensoriels intuitifs et faciles à utiliser."



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Lien entre créativité et maladie mentale ?

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, October 25, 2012 00:01:14

NEURO: Un lien établi entre la créativité et…la maladie mentale



Journal of Psychiatric Research

N’en déplaise aux « créatifs », selon cette étude du réputé Institut Karolinska, ils sont plus fréquemment traités pour troubles mentaux que la population générale. Ces chercheurs mettent en particulier en évidence l'existence d’une association particulièrement significative entre l'écriture et la schizophrénie, dans cette étude à grande échelle, menée sur plus d’1 million de personnes et publiée dans l’édition du 9 octobre du Journal of Psychiatric Research.

Dans une précédente étude, l'équipe du Karolinska montrait que les artistes et les scientifiques étaient plus nombreux dans les familles touchées par les troubles bipolaires et la schizophrénie, par rapport à la population en général. Aujourd’hui, leur étude couvre de nombreux troubles psychiatriques, tels que la dépression, le syndrome d'anxiété, l'alcoolisme, la toxicomanie, l'autisme, le TDAH, l'anorexie et le suicide et inclut, dans son champ, des personnes prises en charge en soins ambulatoires tout comme des patients hospitalisés.

Ce sont en effet les données sur une durée de suivi de 40 ans, de près de 1,2 millions de patients et leurs proches, qui ont été analysées par cette étude suédoise- qui a protégé d’anonymat l’ensemble des données.

Les résultats confirment la prévalence de la maladie mentale au sein du groupe de personnes ayant des professions artistiques ou scientifiques, tels que les auteurs, les chercheurs, les photographes ou encore les danseurs. Ce sont les auteurs qui apparaissent les plus touchés de troubles comme la schizophrénie, la dépression, l’anxiété et la toxicomanie. Ainsi, ce groupe professionnel serait à risque accru de 50% de suicide, précisent les auteurs.

D’une manière générale, les professions créatives sont plus représentées dans certaines familles, celles à histoire de schizophrénie, de trouble bipolaire, d'anorexie mentale et, dans une certaine mesure, de d'autisme. Simon Kyaga, auteur principal de l’étude, consultant en psychiatrie et étudiante au doctorat au Département épidémiologie et biostatistique de l’Institut Karolinska, suggère même de tenir compte de ces indices dans la détection des troubles mentaux…

Source: Journal of Psychiatric Research doi:10.1016/j.jpsychires.2012.09.010 online 9 October 2012 Mental illness, suicide and creativity: 40-Year prospective total population study (Visuel © Zharastudio - Fotolia.com)

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Une nouvelle technique pour retrouver la lumière

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, July 29, 2012 00:15:51

CÉCITÉ: Un photocommutateur chimique pour retrouver la lumière



Ces chercheurs de l’Université de Californie- Berkeley se disent eux-mêmes enthousiasmés par leur découverte. Ce composé « photocommutateur » qui injecté à des souris aveugles leur a rendu la sensibilité à la lumière, semble également très prometteur pour le traitement des maladies dégénératives de l’œil comme la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) chez les humains. Leur recherche vient d'être publiée dans l’édition du 26 juillet de la revue Neuron.

Cette équipe californienne en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Munich et de l'Université de Washington (Seattle) a découvert une substance chimique qui restaure temporairement une certaine vision chez des souris aveugles. Alors que les maladies dégénératives ophtalmologiques héréditaires comme la rétinite ou acquises comme la DMLA, liées à la dégradation des cônes et les bâtonnets donc laissant l'œil sans photorécepteurs fonctionnels, laissent en revanche le reste du système visuel intact, mais en grande partie incapable de répondre à la lumière, l'AAQ (acrylamide-azobenzene-quaternary ammonium), cette petite molécule synthétique photocommutateur, pourrait permettre de restaurer la sensibilité à la lumière de la rétine.
Dans cette expérience, des souris rendues aveugles par mutations génétiques, après injection de très petites quantités d’AAQ dans les yeux ont « vu » restaurer leur sensibilité à la lumière. Leurs yeux se contractaient à nouveau en pleine lumière et elles tentaient d’éviter la lumière.

Le composé chimique, appelé AAQ, agit en rendant les autres cellules, normalement "aveugles" de la rétine sensibles à la lumière, explique l’auteur principal, Richard Kramer, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’UC Berkeley. L’AAQ est un photocommutateur qui se lie à des canaux ioniques situés à la surface des cellules rétiniennes. Lorsqu'il est activé par la lumière, AAQ modifie le flux d'ions à travers ces canaux et active les neurones comme les bâtonnets et les cônes le feraient. Le processus est comparable au mécanisme d’action des anesthésiques locaux qui pénètrent dans les canaux ioniques entraînant une insensibilité pendant une longue période, mais, en plus, la molécule est sensible à la lumière et allume ou éteint l'activité neuronale. Le composé chimique disparaît ensuite petit à petit et offre ainsi une alternative plus sûre- suggèrent les auteurs- que les thérapies géniques ou cellulaires qui modifient définitivement la rétine. C’est aussi une technique moins invasive que l'implantation de puces photosensibles.
Les avantages, un composé chimique simple, à posologie adaptable, utilisable en combinaison avec d'autres thérapies, à effet réversible, et par procédé non invasif.

L'approche « Photocommutateur » est donc une avancée majeure dans le domaine de la restauration de la vision, et si de nombreux essais sont encore nécessaires, cette classe de composés représente un espoir de nouveaux traitements des maladies dégénératives de l’œil. De nouvelles versions de l'AAQ sont déjà à l'essai, ajoute l’auteur.

Source: Neuron, Volume 75, Issue 2, 271-282, 26 July 2012 doii10.1016/j.neuron.2012.05.022 Photochemical Restoration of Visual Responses in Blind Mice

Accéder aux dernières actualités sur la Cécité, sur la DMLA

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Des dinosaures-canards

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, July 10, 2012 17:47:45


Découverte d'une nouvelle espèce de dinosaure

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70532.htm

Des ossements découverts en 2001 par une équipe belgo-russe dans la région du fleuve Amour en Russie se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce de dinosaure. Les paléontologues Pascaline Lauters (Faculté des Sciences) et Pascal Godefroit (Institut royal des sciences naturelles de Belgique) ont décrit cette nouvelle espèce, dénommée Kundurosaurus nagornyi.

Depuis 1999, les paléontologues belges ont régulièrement mené des fouilles dans la partie russe de la région de l'Amour (le fleuve-frontière entre la Chine et la Russie). L'analyse des fossiles avait déjà débouché sur la description de plusieurs nouveaux hadrosaures (ou " dinosaures à bec de canard "). Un autre hadrosaure provenant de ces fouilles vient d'être décrit: il s'agit de Kundurosaurus nagornyi, dinosaure herbivore qui vivait il y a 65 millions d'années, juste avant l'extinction des dinosaures.

Les résultats de l'étude, effectuée en collaboration avec leur collègue russe Yuri Bolotsky, ont été publiés dans la revue scientifique PLoS one.

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Du nouveau du côté de la recherche sur la dépression.

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, June 26, 2012 22:45:35

DÉPRESSION: Des fleurs pour atteindre le système nerveux central



Journal of Pharmacy and Pharmacology

Ces scientifiques de l'Université de Copenhague ont découvert que certains composés de jonquilles africaines pourraient être efficaces pour « faire passer » des médicaments dans le système nerveux central en leur permettant de franchir la barrière hémato-encéphalique. Des composés transporteurs qui pourraient « négocier » cet obstacle infranchissable aujourd’hui pour la majorité des médicaments devant traiter les maladies du cerveau, dont les troubles de l’humeur comme la dépression. Présentés comme prometteurs, ces résultats, viennent d’être publiés dans le Journal of Pharmacy and Pharmacology et vont donner lieu à de nouveaux tests.

Il s’agit d’espèces de plantes d’Afrique du Sud, Crinum et Cyrtanthus qui s'apparentent à des jonquilles Les chercheurs ont testé un certain nombre de ces substances sur un modèle de laboratoire de barrière hémato-encéphalique. Ces composés de plantes sont capables de « négocier » la défense de la barrière hémato-encéphalique, qui représente aujourd’hui un défi majeur pour le développement de nouveaux médicaments neurologiques. Plusieurs de ces composés végétaux peuvent « s’introduire clandestinement » au-delà de la « barrière ». Les chercheurs ont donc examiné leur mécanisme d’influence sur les protéines de transport dans le cerveau sur un modèle cellulaire génétiquement modifié de la barrière hémato-encéphalique présentant des niveaux élevés du transporteur P-glycoprotéine. Leurs résultats sont prometteurs, et plusieurs des composés chimiques étudiés pourraient être testés, en tant que candidats médicaments, explique le Professeur Birger Brodin, auteur principal de l’étude.
« Le plus grand défi dans le traitement des maladies du cerveau, c'est que le principe actif ne peut pas traverser la barrière hémato-encéphalique.Les vaisseaux sanguins du cerveau sont impénétrables pour la plupart des composés. Identifier des composés qui parviennent franchir cette ligne de défense est donc une étape importante dans la recherche ».

Source: Journal of Pharmacy and Pharmacology online : 4 JUN 2012, DOI: 10.1111/j.2042-7158.2012.01536.x In-vitro evaluation of the P-glycoprotein interactions of a series of potentially CNS-active Amaryllidaceae alkaloids et via University of Copenhagen South African daffodils may be a future cure for depression (Visuel Crinum d'Afrique du Sud. Photo: Gary I. Stafford)


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Test sanguin comme dépistage de cellules tumorales

SciencePosted by Denise Andronicos Mon, June 25, 2012 23:23:59

CANCER: Un test de détection sanguin bien plus fin que l’IRM?



Clinical Cancer Research

Ce travail de l’Institut Curie montre, pour la première fois qu’il est possible de détecter de l’ADN tumoral circulant dans le sang de patients atteints de mélanome de l’œil métastatique. Sa présence révèle l’existence d’une tumeur et sa quantité reflète sa taille. C’est donc un nouveau biomarqueur susceptible de repérer très tôt la présence d’une tumeur ou d’une récidive, qui vient d’être découvert. Cette découverte qui relève le défi d’une détection la plus précoce possible de l’apparition du cancer ou de sa récidive, est présentée dans l’édition du 29 mai de la revue Clinical Cancer Research.

Bien que réalisée sur un nombre limité de patients atteints d'une maladie rare, cette étude est la preuve de concept de la faisabilité et de l’intérêt clinique de la détection et de la quantification de l'ADN tumoral dans le sang. Une preuve de concept appliquée à la détection du mélanome de l’œil, un cancer qui, une fois disséminé, est très difficile à traiter donc qui doit être pris en charge le plus tôt possible.

Si de l’ADN tumoral est détecté, cela signifie que des cellules tumorales sont présentes dans l’organisme, résume, l’un des auteurs, Marc-Henri Stern. Applicable à quel type de tumeur, à partir du moment où une altération génétique spécifique a été identifiée, cette nouvelle méthode est décrite comme « simple » puisqu’il s’agit de détecter dans le sang, la partie du matériel génétique des cellules dégradées par le cancer. La difficulté résidait dans la mise au point d’une technique utilisable en clinique pour distinguer l’ADN tumoral de celui des cellules saines puis parvenir à le détecter alors qu’il est présent en très faible quantité dans le sang, par rapport à l’ADN normal. Les chercheurs ont utilisé pour cela une méthode appelée « polymérisation activée par pyrophosphorolyse » (PAP), basée sur la réaction en chaîne par polymérase.

L’expérience est concluante, puisque de l’ADN tumoral a pu ainsi être détecté dans les prélèvements sanguins de 20 des 21 patients ayant un mélanome de l’œil métastatique. « Par ailleurs la quantité de cet ADN était bien proportionnelle à la masse tumorale évaluée par imagerie par résonance magnétique (IRM) » ajoute le chercheur Marc-Henri Stern. « Nous avons ainsi établi la preuve de concept que cette méthode de détection est parfaitement adaptée pour repérer la présence d’un foyer tumoral chez les patients à partir d’une simple prise de sang » complète son collègue, Olivier Lantz.

L’avenir de cette technique va bien au-delà du mélanome de l’œil, puisqu’elle pourrait s’appliquer à tous les cancers chez lesquels une mutation spécifique a été identifiée.

Sources: Communiqué Institut Curie et Inserm et Clinical Cancer Research OnlineFirst May 29, 2012; doi: 10.1158/1078-0432.CCR-12-0309 Pyrophosphorolysis-activated polymerization detects circulating tumor DNA in metastatic uveal melanoma.

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TESTOSTÉRONE: Chez le petit garçon, c'est le comportement de la mère qui fait l’hormone

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, May 13, 2012 20:56:57

TESTOSTÉRONE: Chez le petit garçon, c'est le comportement de la mère qui fait l’hormone


Actualité publiée hier

Psychoneuroendocrinology

Cette recherche de chercheurs de Montréal, menée sur des jumeaux montre que des facteurs environnementaux, plutôt que des facteurs génétiques, déterminent, chez le nouveau-né, les niveaux de testostérone. Ces conclusions, qui vont à l’encontre des données actuelles, publiées dans l’édition du 7 mai de la revue Psychoneuroendocrinology, laisse une large place au comportement des parents à la petite enfance.

Les chercheurs ont comparé les niveaux de testostérone chez 314 paires de jumeaux âgés de 5 mois, à la fois monozygotes et dizygotes et montrent que ces niveaux de testostérone dans l'enfance ne sont pas liés à des facteurs génétiques mais plutôt environnementaux. « La testostérone est une hormone clé pour le développement des organes reproducteurs mâles et est également associée à des traits de comportement et de caractère», rappelle l'auteur principal, le Dr Richard E. Tremblay, de l'Unité de recherche de l'université de Montréal. «Notre étude, la plus large sur la testostérone du nouveau-né, contraste avec les données actuelles, recueillies auprès d’adolescents et d’adultes, qui suggèrent plutôt un fondement génétique des niveaux de testostérone »." Les chercheurs ont analysé des échantillons de salive des paires de jumeaux pour mesurer les niveaux de testostérone. Ils ont ensuite comparé ces niveaux de testostérone entre jumeaux monozygotes et disygotes pour déterminer la contribution respective des facteurs génétiques et environnementaux.

Les résultats suggèrent une influence principalement environnementale incluant toute une variété de facteurs, tels que l'alimentation et l’allaitement maternels, le tabagisme maternel et les interactions parents-enfant.

Les niveaux de testostérone chez les nourrissons seraient donc plutôt déterminés par les circonstances dans lesquelles l'enfant se développe avant et après la naissance mais d'autres études seront nécessaires pour préciser ces facteurs d'influence et dans quelle mesure leur impact évolue de la petite enfance à la puberté.

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Prothèses mises en mouvement par la pensée

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, May 01, 2012 17:52:52

Neurosciences
Nouvelle piste de recherche pour retrouver de la mobilité par la force de la pensée

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69870.htm

Rui Costa, principal chercheur du Programme de Neurosciences de la Fondation Champalimaud, a publié dans "Nature" une étude qui démontre que la mobilité perdue peut être récupérée grâce à des prothèses commandées par la force de la pensée.

Les résultats des expériences conduites par les scientifiques de la Fondation Champalimaud en collaboration avec une équipe de l'Université de Berkeley démontrent que les régions du cerveau et les mécanismes cérébraux utilisés dans des actions physiques (apprendre à faire du vélo, jouer du piano,...) sont les mêmes que ceux impliqués dans la réalisation d'une action abstraite comme la pensée. Ils révèlent également que le cerveau est beaucoup plus flexible que ce que l'on pensait et qu'il apprend très rapidement à manipuler de nouvelles opérations abstraites.

Ces découvertes ouvrent la voie au développement d'une nouvelle prothèse qui pourrait permettre d'aider les victimes d'amputation ou d'AVC. On parle de neuroprothèse (ou d'IMC - Interface Machine-Cerveau) ; il s'agit d'une prothèse qui commande une machine avec l'activité cérébrale. Ce type de prothèse n'est pas une nouveauté dans le milieu de la neurobiologie mais, jusqu'à présent, les chercheurs qui les développaient tentaient de décoder les circuits naturels du cerveau afin de les imiter dans le contrôle des prothèses. Seulement, l'imitation de l'activité neuronale devait être faite au cas par cas (chacun de nous ayant des impulsions neuronales différentes, ne serait-ce que pour bouger le bras) et le mouvement perdait en efficacité (jusqu'à 60-70%).

Dans ses expériences réalisées sur des souris, Rui Costa a cette fois choisi d'apprendre au cerveau à réaliser une action nouvelle plutôt que d'imiter son fonctionnement. L'idée étant qu'en activant des circuits neuronaux spécifiques, les souris parviennent à commander un ordinateur produisant des sons. Pour cela, une règle arbitraire a été établie : un son aigu est émis lorsque certains neurones sont activés et un son grave pour d'autres. Lorsque les souris présentaient l'activité cérébrale induisant l'émission du son aigu, elles avaient alors comme récompense une solution sucrée, tandis que si elles provoquaient l'émission d'un son grave, elles obtenaient de la nourriture calorique. Elles ont commencé à comprendre la règle dès le premier jour et il leur a fallu seulement dix jours pour être performantes à 100%. Elles ont donc appris à contrôler le son avec la force de la pensée, sans bouger le moindre muscle. Afin de vérifier si les souris percevaient qu'une telle activité cérébrale produisait tel son avec telle récompense, les chercheurs ont réalisé une seconde expérience. Ils ont ainsi donné beaucoup de sucre aux souris avant de réaliser l'expérience ; elles ont alors commencé la session en produisant uniquement le son grave (qui avait comme récompense la nourriture calorique). Et vice versa. Enfin, pour avoir une boisson, elles devaient cesser d'activer les circuits neuronaux produisant ces sons ; et elles s'arrêtaient. Conclusion : les animaux percevaient que le contrôle du son aigu servait à obtenir du saccharose et que le son grave leur donnait accès à de la nourriture calorique. Les chercheurs ont pu également s'apercevoir que le feed-back de l'activité neuronale (en l'occurrence ici, le son) était essentiel : les souris ne parvenaient pas à apprendre sans le son.

Les expériences n'ont pour l'heure pas été réalisées sur des êtres humains mais le nouveau modèle de prothèse est actuellement en cours d'élaboration à l'Université de Berkeley (São Francisco).

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Imagerie cérébrale, gain de poids et sexualité

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, April 26, 2012 18:19:15

L’IMAGERIE cérébrale peut prévoir votre gain de poids et votre appétit sexuel



The Journal of Neuroscience

C’est ce que suggèrent ces chercheurs de Dartmouth. Des scans du cerveau mesurant certaines de nos réponses cérébrales permettraient de prédire le gain de poids et l'activité sexuelle d’un individu. Cette utilisation tout à fait nouvelle de l’analyse de l’activité cérébrale pour prédire de futurs comportements, vient d’être décrite dans l’édition du 18 avril du Journal of Neuroscience.

Ces chercheurs ont démontré un lien entre les réponses cérébrales à des incitations, identifiées par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et les comportements à venir. « C'est l'une des premières études en imagerie cérébrale qui utilise les réponses observées par scanner pour prédire de futurs comportements réels sur une longue période de temps», explique Todd Heatherton, professeur en sciences psychologiques et coauteur de l'étude. Les chercheurs ont ciblé une région du cerveau connue sous le nom le noyau accumbens, souvent désigné comme le « centre de récompense », chez un groupe d’étudiants. Les participants voyaient des images d'animaux, des scènes de l'environnement, des produits alimentaires appétissants, et d’autres personnes. 6 mois plus tard, les chercheurs ont relevé leur poids corporel ainsi que des réponses à un questionnaire sur leur comportement sexuel.

Les participants dont le cerveau a réagi plus fortement aux signaux alimentaires sont ceux qui ont accusé le plus gros gain de poids six mois plus tard. La corrélation entre les réponses du cerveau aux aliments et le gain de poids est également vérifiée quand il s’agit d’images à connotation sexuelle et d’activité sexuelle. La réactivité cérébrale à des images sexuelles permet de prédire le désir sexuel, confirment les auteurs.

Cette réactivité est spécifique à l’objet, souligne l’étude, la réactivité aux images d'aliments est lié au gain de poids, mais non à l’engagement dans un comportement sexuel plus actif, et vice et versa.

La première étape de la maîtrise de soi, connaître ses « faiblesses » : William Kelley, professeur agrégé de science psychologique, co-auteur étudient depuis longtemps ces théories l'autorégulation psychologique, qui favorisent la maîtrise de soi ou la volonté. «Nous cherchons à comprendre les situations dans lesquelles les gens résistent aux tentations et parviennent à ne pas y céder», explique le Dr Kelley. Une première étape de la maîtrise de soi est déjà la prise de conscience de sa sensibilité à certains facteurs déclencheurs spécifiques de l'environnement, tels que l'arrivée d’un plateau de desserts dans un restaurant. « Il faut déjà être vigilant sur le comportement à contrôler pour parvenir à le réguler», remarque Kelley.

Source: The Journal of Neuroscience 18 April 2012, 32(16):5549-5552; doi:10.1523/JNEUROSCI.5958-11.2012 Individual Differences in Nucleus Accumbens Activity to Food and Sexual Images Predict Weight Gain and Sexual Behavior

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