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Binge drinking

AddictionPosted by Denise Andronicos Thu, October 18, 2012 19:37:30

BINGE DRINKING: Chaque fois le cerveau se prépare à boire encore plus



Ils l’appellent le « French way », cette façon de consommer un peu d’alcool, raisonnablement, tous les jours. Et ils mettent en regard le binge drinking, pour montrer que beaucoup d’alcool, par intermittence, entraîne encore plus d’alcool. Cette étude du Scripps Research Institute suggère ainsi que chaque épisode de binge drinking va, en activant un groupe de neurones spécifiques, entraîner à une consommation toujours supérieure la fois suivante. Cette découverte, sur l’animal, publiée dans l’édition du 15 octobre des Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS), si confirmée sur l’Homme, pourrait conduire à de meilleurs traitements, approches préventives et tests de diagnostic pour prévenir l’addiction.

Les chercheurs ont associé ces dommages cognitifs à un petit groupe de neurones (GABA interneurons) situés dans le cortex préfrontal, déjà associés à l’alcoolisme, qui inhibent les fonctions de contrôle exécutif. Ces neurones sont inhabituellement actifs dans les périodes séparant les épisodes de binge drinking et plus ils se montrent actifs, plus les rats consomment une grande quantité d’alcool lors de l’épisode suivant. Les chercheurs suggèrent que ce mécanisme d’adaptation très rapide du cerveau à la consommation d'alcool, contribue à favoriser la transition d’une consommation sociale ordinaire à une consommation excessive jusqu’à la dépendance.

Binge drinking vs consommation régulière et modérée : La dépendance à l’alcool et autres substances entraînent des changements dans le cerveau, dont une hyperactivité des circuits liés au stress, un affaiblissement des circuits de contrôle exécutif qui freinent, habituellement, les réactions émotionnelles et les comportements impulsifs. Cette étude sur des rats qui avaient accès à l'alcool seulement 3 jours par semaine montre que ces rats consomment nettement plus d’alcool que ceux qui ont un accès continu à l’alcool, et cela, au bout de seulement 6 semaines. Ces mêmes rats « à accès intermittents » obtiennent de mauvais résultats sur les mesures de mémoire de travail (ou de contrôle de l'exécutif) lors de tests effectués entre leurs épisodes de binge. Des analyses de leur tissu cérébral montrent que durant ces périodes intermédiaires, le cortex préfrontal semble déconnecté des structures qu'il est censé réguler, telles que l'amygdale la région qui intervient dans le contrôle des émotions. Les Prs Olivier George et George F. Koob, chercheurs au Scripps commentent: « Cette recherche nous ouvre une fenêtre sur le développement précoce du processus de dépendance».

Un cercle vicieux : Des changements normalement observés chez des animaux ou humains déjà très dépendants à l'alcool, mais qui, ici, interviennent après seulement quelques épisodes de binge drinking –chez le rat. Des dommages cognitifs qui s’estompent après deux semaines d’abstinence, mais qui réapparaissent tout aussi vite, précisent les chercheurs. Un processus, ajoutent-ils qui serait extrêmement préoccupant, à l’identique, chez les adolescents et de jeunes adultes, chez qui le cortex préfrontal n'est pas encore pleinement développé.

Source: PNAS October 15, 2012, doi:10.1073/pnas.1116523109 Alcohol withdrawal activates GABA and corticotropin releasing factor (CRF) neurons in the medial prefrontal cortex (mPFC) that predict cognitive impairment and escalation of alcohol intake (Visuel © Big City Lights - Fotolia.com)



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Découverte d'un profil neuronal associé à la consommation de drogue

AddictionPosted by Denise Andronicos Fri, May 11, 2012 21:05:55


Découverte d'un profil neuronal associé à la consommation de drogue

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69966.htm

Qui dit adolescence dit comportements impulsifs. Cette caractéristique, observable également chez les autres mammifères et qui conduit parfois le jeune à agir avec témérité, peut être considérée comme une étape normale du passage de la dépendance de l'enfance à l'indépendance de l'âge adulte. Mais lorsque l'inhibition fait défaut, une trop grande impulsivité peut pousser à des comportements aux conséquences néfastes pour le jeune, telle la consommation abusive d'alcool et de drogue.

Comme l'impulsivité est un concept à multiples composantes, il parait plausible qu'elle repose sur divers réseaux cérébraux associés à ses divers aspects cognitifs et comportementaux. Cette multiplicité de réseaux vient d'être démontrée pour la première fois par la plus vaste étude en imagerie cérébrale à avoir jamais été réalisée.

L'étude a mis à contribution 32 chercheurs de sept pays, dont Patricia Conrod, professeure au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal. Près de 1900 adolescents âgés de 14 ans, recrutés au sein du projet européen de recherche longitudinale IMAGEN et vivant en Irlande, en Angleterre, en France et en Allemagne y ont participé. Les sujets devaient accomplir une simple tâche consistant à appuyer sur un bouton lorsqu'ils en recevaient le signal sur un écran. Parfois, un second signal leur commandait de stopper le geste déjà amorcé. Cette tâche vise en fait à mesurer le degré d'impulsivité du jeune: plus il est impulsif, plus il aura de difficulté à inhiber son geste.

Les travaux ont permis de mettre au jour différents réseaux corticaux et sous-corticaux liés à l'inhibition du comportement. Un premier réseau, situé dans le cortex orbitofrontal, est apparu comme étant associé au risque de consommation d'alcool et de drogue. Les 99 adolescents qui avaient déjà fumé, bu ou consommé des drogues illégales affichaient en effet une activation neuronale réduite dans ce circuit.

Selon les chercheurs, cette hypoactivation précède la consommation plutôt qu'elle n'en résulte. Les adolescents affichant une activation réduite dans la zone en question sont plus impulsifs, éprouvent plus de difficulté à contrôler leurs gestes et, aux yeux des chercheurs, sont plus à risque de s'adonner à la consommation de cigarettes, d'alcool et de drogue. Ils y voient un biomarqueur potentiel qui pourrait éventuellement permettre de dépister les consommateurs à risque. L'impulsivité est aussi l'une des caractéristiques du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Bien que les adolescents présentant l'un des symptômes du TDAH aient eux aussi des difficultés à inhiber leurs gestes, l'étude a montré que l'impulsivité est liée à ce trouble par un autre circuit que celui qui caractérise les consommateurs d'alcool et de drogue.

Les 171 adolescents ayant des symptômes précliniques du TDAH se sont distingués des jeunes du groupe témoin par une activation plus faible dans le cortex frontal et dans les ganglions de la base (noyau caudé, putamen, striatum) situés sous le cortex au centre du cerveau. Pour l'équipe de chercheurs, ces résultats laissent à penser que les structures cérébrales à la source des difficultés de contrôle de l'inhibition observées dans le TDAH et dans la consommation de stupéfiants sont sans doute indépendantes l'une de l'autre. Les travaux ont également permis de découvrir qu'une variante du gène SLC6A2, qui code pour la noradrénaline (un neurotransmetteur de l'hypothalamus), est associée aux fonctions d'inhibition notées dans le cortex frontal droit.

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Une solution pour sortir de l'alcoolisme

AddictionPosted by Denise Andronicos Tue, March 13, 2012 21:48:48

LSD helps to treat alcoholism

Retrospective analysis shows hallucinogenic drug helped problem drinkers.

Arran Frood

An analysis of old studies suggests LSD may have a role to play in treating alcoholism.

The powerful hallucinogen LSD (lysergic acid diethylamide) has potential as a treatment for alcoholism, according to a retrospective analysis of studies published in the late 1960s and early 1970s.

The study1, by neuroscientist Teri Krebs and clinical psychologist Pål-Ørjan Johansen of the Norwegian University of Science and Technology in Trondheim, is the first-ever quantitative meta-analysis of LSD–alcoholism clinical trials. The researchers sifted through thousands of records to collect data from randomized, double-blind trials that compared one dose of LSD to a placebo.

Of 536 participants in six trials, 59% of people receiving LSD reported lower levels of alcohol misuse, compared to 38% of people who received a placebo. “We were surprised that the effect was so clear and consistent,” says Krebs. She says that the problem with most studies done at that time was that there were too few participants, which limited statistical power. “But when you combine the data in a meta-analysis, we have more than 500 patients and there is definitely an effect,” she says. In general, the reported benefits lasted three to six months. Their findings are published today in the Journal of Psychopharmacology.

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Psychedelics were promoted by psychiatrists in the 1950s as having a range of medical uses — to treat conditions such as schizophrenia, for example — before political pressures in the United States and elsewhere largely ended the work. “Alcoholism was considered one of the most promising clinical applications for LSD,” says Johansen. Alcoholics Anonymous co-founder Bill Wilson is said to have espoused the benefits of LSD in the book Pass It On: The Story of Bill Wilson and How the AA Message Reached the World.

In the last decade or so, however, a new generation of researchers have been interested in harnessing the therapeutic benefits of illicit drugs — such as 3,4-methylenedioxymethamphetamine (MDMA or ecstasy) for post-traumatic stress disorder, ayahuasca for drug and alcohol dependency, and psilocybin, the active ingredient in hallucinogenic mushrooms, for smoking cessation.

The snow globe of perception?

How psychedelics exert such effects, especially after a single dose, remains unclear. LSD and its chemical cousins share structural similarities with the neurotransmitter serotonin, which is linked to many aspects of mood, memory and pleasure. These psychedelics also bind the same receptor sites in the brain as serotonin, but there the similarity may end — studies have shown that the hallucinogens elicit chemical cascades different from other compounds that bind at the same receptor2. To complicate matters further, LSD also acts at other receptors3.

For the moment, studying human behavioural responses rather than brain chemistry may be more helpful in understanding how the drugs work. Robin Carhart-Harris, a psychopharmacologist at Imperial College London who has researched how psilocybin could treat depression, says that psychedelics must work at both biological and psychological levels. “Psychedelics probably work in addiction by making the brain function more chaotically for a period — a bit like shaking up a snow globe — weakening reinforced brain connections and dynamics,” he says. cessation, and says that psychedelics sometimes give rise to distinctive, insightful experiences that can produce enduring positive changes in attitude, mood and behaviour.

“This is impressive and important work,” says Matthew Johnson, a psychiatrist also at Johns Hopkins University who is now running a small trial looking at the effectiveness of ps.1038/nature. ilocybin to treat nicotine addiction. “Although this meta-analysis does not replace the need to test the approach in new, well-designed and rigorous clinical trials, it puts some more muscle behind the interpretation that the older literature shows hints that psychedelic therapy might really help addiction.”

However, Ken Checinski, a consultant addiction psychiatrist and independent researcher based in London, says that although the results are exciting, no pharmacological treatment should be seen as a magic bullet and that modern therapeutic techniques have improved. “The included LSD trials pre-date the use of psychological techniques such as motivational interviewing and cognitive behaviour therapy,” he says.

Nature doi:102012.10200

Roland Griffiths, a behavioural biologist at the Johns Hopkins University School of Medicine in Baltimore, Maryland, is investigating the influence of psilocybin on smoking

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Le pouvoir des crèmes glacées

AddictionPosted by Denise Andronicos Wed, March 07, 2012 19:01:12

ADDICTION: La crème glacée pourra vous rendre addict


Drôle d’idée, drôle d’étude qui a mesuré l'activité cérébrale de 151 adolescents alors qu’ils consommaient un milk-shake à la glace au chocolat. Il se trouve que les adolescents qui avaient fréquemment consommé de la crème glacée au cours des 2 précédentes semaines présentaient moins d'activité dans les «zones de récompense» du cerveau liées aux sensations de plaisir. Un processus similaire se produit dans la toxicomanie, où la réponse-récompense d’un usager à la consommation de drogue diminue avec une exposition répétée, conduisant à la nécessité d’en consommer davantage. Avec la glace, c’est pareil, plus on en consomme, plus on a envie d’en consommer.

Cette étude expérimentale menée par des chercheurs de l’Oregon Research Institute a porté sur 151 adolescents en bonne santé ayant un poids normal et a examiné si la consommation régulière de crème glacée réduit la réponse "récompense" du cerveau. L'étude avait exclu les personnes en surpoids ou sujettes au binge eating, ainsi que les usagers de drogues. Les bénévoles ont rempli des questionnaires alimentaires standards sur leurs habitudes alimentaires au cours des deux dernières semaines, y compris sur la fréquence à laquelle ils consommaient de la glace Les participants ont été invités à prendre leurs repas comme d'habitude, mais à ne rien manger 5 heures avant l'examen du cerveau. Les chercheurs leur ont ensuite donné soit une gorgée de milk-shake au chocolat soit une boisson sans goût, et ont suivi leur activité cérébrale. Chaque participant a consommé ces 2 boissons mais dans un ordre aléatoire.

Moins d’effet récompense chez les consommateurs fréquents : Les chercheurs constatent que lorsque les volontaires consomment le milk-shake à la glace, les zones du cerveau impliquées dans le circuit de "récompense" s’activent. Mais moins chez les participants qui en consomment régulièrement. Les chercheurs expliquent aussi que les personnes atteintes d’obésité peuvent éprouver aussi cette réponse-récompense réduite, mais aux aliments, ce qui les conduit à trop manger. D’autres études ont montré que consommer de manière répétée des aliments à niveaux élevés de calories conduit aussi à des changements du cerveau qui réduisent la réponse-récompense chez le rat.

Les chercheurs concluent que la consommation fréquente de crème glacée réduit la réponse-récompense du cerveau, suivant le même processus que celui observé dans la toxicomanie…

Source: Am J Clin Nutr doi: 10.3945/ ajcn.111.027003 April 2012 Frequent ice cream consumption is associated with reduced striatal response to receipt of an ice cream–based milkshake. (Visuel © JLV Image Works - Fotolia.com)

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Effets de la cocaïne selon le sexe

AddictionPosted by Denise Andronicos Mon, February 06, 2012 13:36:15

COCAÏNE: Femmes et hommes inégaux face l’addiction


Cette étude par imagerie cérébrale de la Yale School of Medicine suggère que des zones du cerveau différentes sont associées à la dépendance à la cocaïne chez les hommes et chez les femmes, en fonction de la motivation de leur addiction, stress ou recherche des stimuli apportés par la drogue. L’étude, publiée en ligne dans l’édition du 31 janvier de l'American Journal of Psychiatry, suggère ainsi l’opportunité de traiter différemment la dépendance, selon le sexe et la motivation du patient et recommande en particulier la thérapie anti-stress aux femmes qui consomment sous l’empire…du stress.

"Il y a d’ailleurs des différences aussi dans les résultats des traitements pour les usagers de drogues dont la consommation est motivée par le stress ou par les effets attendus de la drogue", explique Marc Potenza, professeur de psychiatrie et de neurobiologie et auteur principal de l'étude. Il est donc important de comprendre les mécanismes biologiques qui sous-tendent ces envies.

Les chercheurs ont examiné par imagerie par résonance magnétique 30 usagers dépendants à la cocaïne et 36 sujets témoins consommateurs d’alcool « à leurs heures ». Les participants ont été interrogés sur leurs motivations de consommation de cocaïne ou l'alcool. Les participants dépendants à la cocaïne montrent, sans surprise, une plus grande activation dans de larges régions du cerveau liées à la dépendance et la motivation, que les sujets témoins. Cependant, les zones d’activation entre les deux groupes diffèrent nettement chez les hommes et les femmes en fonction de leurs motivations, stress ou stimuli apportés par la drogue.

Les auteurs suggèrent que les femmes dépendantes à la cocaïne pourraient bénéficier fortement de thérapies anti-stress qui ciblent précisément ces envies irrépressibles et que les hommes pourraient de leur côté tirer meilleur parti de thérapies cognitivo-comportementales ou de programmes basés sur les mêmes principes que ceux des Alcooliques Anonymes.

Source: American Journal of Psychiatry (à paraître) via Eurekalert (AAAS) « Addicts' cravings have different roots in men and women »

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