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Comment résoudre le Jet lag ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, January 25, 2013 20:18:59

Psychologie
Résoudre les problèmes de "Jet lag" en modifiant son temps d'exposition à la lumière

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72094.htm

Le "Jet lag" (décalage de l'horloge du corps après un voyage en avion): le principal tueur de productivité et de plaisir lorsqu'on voyage à travers les fuseaux horaires. La plupart des gens tentent de s'en affranchir en utilisant des points de pressions, de l'aromathérapie, et l'exposition à la lumière de l'arrière des genoux...Heureusement, des études récentes sur les rythmes circadiens suggèrent d'autres méthodes beaucoup plus robustes pour réduire ou encore complètement supprimer ce jet lag.

Les rythmes circadiens sont en gros les rythmes biologiques sur 24 heures qui commandent les changements dans le corps humains et d'autres organismes. Par exemple, les humains possèdent des rythmes circadiens d'alerte et de température corporelle. Généralement, ces rythmes s'alignent sur la lumière naturelle de l'environnement et le cycle jour-nuit : le pic de somnolence survient vers 5h du matin, lorsqu'il fait encore nuit dehors. Le jet lag apparait lorsque nos rythmes ne s'alignent plus sur l'environnement. Voler de Vancouver à Moscou (12 heures) signifie que ce pic de somnolence arrive vers 5h de l'après-midi, lorsque l'on souhaiterait généralement rester éveillé. Bien que les scientifiques travaillent sur les rythmes circadiens depuis des siècles, ce n'est que très récemment que ce savoir est appliqué à la minimisation des effets négatifs du jet lag.

Ainsi, le chercheur Jay Olson nous explique que les voyageurs qui ajustent leur temps d'exposition à la lumière avant de voyager pourraient supprimer celui-ci. Mais comment calculer cela, c'est l'objet principal de son nouveau site web libre d'accès http://www.jetlagrooster.com.

Olson, chercheur assistant en psychologie à l'Université Simon Fraser de Vancouver (Colombie-Britannique) a utilisé des données issues de très nombreuses études sur le jet lag pour élaborer une façon de calculer une réponse préventive, disponible sur son site. Un article expliquant son approche a été publié dans Scientific American : Mind Matters. "La plupart des gens sont confrontés au jet lag lorsqu'ils traversent des fuseaux horaires. Mais en quelques étapes, celui-ci peut être complètement évitable", dit Olson.

Le jet lag survient lorsque l'horloge du corps ne se synchronise pas avec l'heure locale de destination. Olson précise qu'il existe des preuves montrant qu'une exposition à la lumière (vive et claire d'une lampe commerciale, ou bien soleil) peut décaler l'horloge du corps en la resynchronisant, afin d'éviter tout décalage. "Le plus difficile est de calculer quand s'exposer ou éviter la lumière, dès lors que ces périodes différents pour chaque personne concernée et pour chaque voyage", dit Olson, dont le site web effectue les calculs automatiquement en les adaptant à chaque besoin individuel. "En décalant l'horloge du corps avant le voyage ou immédiatement après, les gens peuvent d'affranchir, ou au mois réduire ce jet lag".

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Qu'est-ce que l'ennui ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, September 30, 2012 21:28:01

PSYCHO: L’ennui, un trouble de l’attention?


Psychological Science Perspectives

On peut « s’ennuyer à mourir ». Sans aller jusque-là, l’ennui est effectivement lié à une série de problèmes psychologiques, sociaux et de santé, explique cette étude de l'Université de Guelph (Canada) qui tente de redéfinir précisément l'ennui sur la base des processus mentaux qui sous-tendent cette condition. Alors que la plupart d’entre nous considèrent l’ennui comme trivial et temporaire, cette analyse de la littérature, publiée dans Psychological Science Perspectives, soutient que l’ennui peut être défini comme un trouble de l’attention à part entière.

Le domaine a été peu étudié pourtant l’expérience de l’ennui est universelle, remarque l’auteur de l’étude, Mark Fenske, professeur de psychologie, qui explique que l'ennui est également associé au contrôle des impulsions, don aux comportements à risque comme la boulimie ou l'abus d'alcool et même à la mortalité. «Le fait qu'il est difficile à définir, explique, en partie, pourquoi si peu de recherches ont été menées sur l’ennui ».

A la recherche d’une définition : Une définition scientifique est nécessaire non seulement pour tenir compte des différentes caractéristiques de l'ennui qui ont déjà été établies, mais aussi pour évaluer ses effets et le soulager. La recherche menée par John Eastwood, professeur à l'Université York a donc entrepris de mieux comprendre les processus mentaux sous-jacents aux sentiments qui provoquent l'ennui. Ils constatent que l'attention et la conscience sont les clés de l’absence de finalité. Leur analyse des études publiées sur le sujet, en psychologique et en neuroscience, aboutit à définir l'ennui comme «l’état aversif de vouloir, mais de ne pas pouvoir s'engager dans une activité satisfaisante», un état qui résulterait des défaillances de l'un des mécanismes d’attention du cerveau.

En pratique, l’ennui se développe en cas,

· de troubles de l'attention, liées à des pensées, des sentiments ou des stimuli extérieurs, sur l’intérêt ou les informations concernant l’intérêt une activité satisfaisante,

· de difficultés de concentration,

· d’insatisfaction envers soi-même, les autres ou son environnement.

«Au cœur de l’ennui, il y a le désir de dialoguer avec les autres ou de passer à une autre activitémentale qui puisse mobiliser l'attention», explique Mark Fenske. « Ne pas pouvoir accomplir une tâche ou se lancer dans une activité satisfaisante conduit à la frustration et à un état aversif -que nous appelons l'ennui ». Déjà auteurs d’un ouvrage sur le sujet, Winner’s Brain: 8 Strategies Great Minds Use to Achieve Success, les chercheurs poursuivent leurs recherches pour mieux comprendre l'ennui, ses effets ou dangers et comment le prévenir ou le soulager.

Source: Perspectives on Psy

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Dépistage de l'autisme par questionnaire dès l'âge de un an

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, July 20, 2012 22:45:28

AUTISME: Détectable dès 1 an par questionnaire aux parents



Autisme

Un enfant sur 3 identifié à l’âge d’1 an, par ce questionnaire à remplir par les parents, comme à risque de troubles du spectre autistique (TSA), sera bien diagnostiqué avec TSA à l’âge de 3 ans. Et plus de 8 enfants sur 10 identifiés seront bien diagnostiqués comme à troubles du développement, à l’âge de 3 ans également. Cette étude réalisée par l'Université de Caroline du Nord (UNC) à Chapel Hill confirme, à nouveau, dans la revue Autism, l’efficacité d’un simple questionnaire pour la détection précoce, donc dès l’âge de 12 mois, des TSA.

Ainsi, 85% des enfants jugés à risque de TSA en fonction des résultats du questionnaire « First Year Inventory (FYI) » de 63 questions à remplir par les parents, présentent un autre trouble du développement à l’âge de 3 ans, selon le Pr Grâce Baranek, co-auteur de l'étude et chercheur sur l'autisme dans le cadre du Programme pour l'autisme précoce (Program for Early Autism), de l'Ecole de médecine UNC. Ce questionnaire, le First Year Inventory a été développé par les co-auteurs. Les parents de 699 enfants ont rempli le FYI lorsque leur enfant était âgé de 12 mois puis des questionnaires de dépistage supplémentaires lorsque leur enfant avait atteint l'âge de 3 ans. Les enfants évalués à risque de TSA sur la base du FYI et par les questionnaires suivants ont bénéficié d'autres évaluations diagnostiques. Les résultats de l’étude confirment que la grande majorité des enfants « positifs » sur questionnaire FYI, présentent un retard certain dans leur développement à l’âge de 3 ans ce qui justifie, chez ces enfants, une intervention précoce.

Un enfant atteint d’autisme n’est diagnostiqué, généralement, qu’entre les âges de 5 voire 6 ans et n’a accès aux traitements que plusieurs mois plus tard. Le Pr Lauren Turner-Brown, chercheur à l’UNC et co-auteur de l’étude, ajoute que « l’identification des enfants à risque de TSA à 12 mois pourrait donner accès à un nombre important d'enfants –ainsi qu’à leurs familles- aux services d'intervention des années avant le moment supposé du diagnostic traditionnel ».

Une précédente étude de l'Université de Californie avait montré via un réseau de pédiatres, qu’un tel mode de détection par questionnaire avait permis de donner aux enfants repérés accès au traitement dès l'âge de 17 mois et 89% de ces enfants avaient pu suivre une thérapie comportementale. En moyenne, ces enfants ont été soumis à un premier traitement dès l'âge de 17 mois.

Des résultats prometteurs pour une utilisation des rapports des parents sur les comportements de l’enfant, comme outil de détection précoce des TSA.

Source: Autism (The International Journal of Research & Practice) July 10, 2012 2012; DOI: 10.1177/1362361312439633 The First Year Inventory: a longitudinal follow-up of 12-month-old to 3-year-old children. (

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Perte d'argent, perte de ses moyens ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, June 17, 2012 22:43:30

PSYCHO: Perdre de l’argent peut faire perdre tous ses moyens


Journal of Neuroscience

Les situations financières stressantes, d’actualité, peuvent affecter nos perceptions de la même manière que des situations qui mettent notre vie en danger et nous conduire à des comportements irrationnels. Ces résultats d’une expérience décrite dans le Journal of Neuroscience, peuvent avoir des implications pour mieux comprendre les mécanismes neurologiques sous-jacents au syndrome de stress post-traumatique mais aussi plus simplement nos réflexes face à des situations difficiles de la vie courante.

Perdre de l’argent fait parfois perdre ses moyens : Ces scientifiques de l'Institut Weizmann révèlent que perdre de l’argent peut avoir de graves conséquences sur notre perception et notre compréhension de la situation réelle, avec leur expérience menée par le Dr Rony Paz, du département Neurobiologie. Les participants après avoir subi un conditionnement classique impliquant de l'argent, ont été invités à écouter une série de 3 notes différentes. La première note signifie qu'ils ont gagné une certaine somme, la seconde note, qu'ils ont perdu un peu d'argent, et la 3è note que leur perte est toujours la même. Lorsque les participants entendent la première note, donc liée au gain ou tout au moins à une absence de perte, ils améliorent leur capacité à distinguer cette note des autres. Mais quand ils entendent les notes liées à la perte d’argent, ils les distinguent de moins en moins des autres notes. Grâce à l'IRM fonctionnelle (IRMf), les chercheurs ont étudié l’activité des aires cérébrales impliquées dans le processus d'apprentissage et émotionnel: L'amygdale, liée à des émotions et à la récompense, est fortement impliquée, tout comme le cortex frontal du cerveau, qui régule la réaction émotionnelle. Les sujets qui présentent une plus forte activité dans ces régions montrent aussi moins de baisse de capacité à distinguer les notes en cas de perte.

Un réflexe neurologique d’antan : Les origines de ce flou dans notre capacité de discernement sont positives: Face à un lion qui rugit, la meilleure réaction est de courir rapidement et pas de faire la distinction entre plusieurs types de rugissement. Notre cerveau nous pousse à fuir sans réfléchir. Malheureusement, ce mécanisme de non discernement peut être activé aussi dans d’autres situations génératrices de stress, comme perdre de l'argent ».

...entraînant un préjudice parfois grave: Cette absence de discernement peut se retrouver dans le syndrome de stress post-traumatique où les patients s’avèrent incapables de distinguer entre des stimuli menaçants ou pas vraiment et peuvent éprouver de fortes réactions émotionnelles inappropriées. Ce flou pourrait s’élargir au fil du temps et des expériences à un plus grand nombre de stimuli, au-delà de la perte d’argent.

Source: The Journal of Neuroscience, 2 May 2012, 32(18): 6304-6311; doi: 10.1523/​JNEUROSCI.6281-11.2012 “Monetary Loss Alters Perceptual Thresholds and Compromises Future Decisions via Amygdala and Prefrontal Networks”(Visuel Weizmann Institute of Science)

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Dopamine et prise de décision

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, May 06, 2012 19:36:31

La DOPAMINE, hormone de prise de décision à la microseconde



La libération de dopamine dans le cerveau humain mesurée à la microseconde près par ces chercheurs du Virginia Tech Carilion Research Institute révèle les premiers secrets du processus d’une prise de décision rapide. Car le signal de la dopamine est en lui-même un excellent indicateur de la décision à prendre. Malheureusement, nous ne suivons pas forcément ce signal. Cette recherche, publiée dans l’édition d’août de la revue PLoS ONE, montre qu’en nous, nous avons, avec ce signal, ce « feeling » que nos prises de décision ignorent parfois.

La recherche permet de mieux comprendre le rôle clé de la dopamine dans le cerveau humain et montre que son signal peut être suivi, à la microseconde près, lors d’une prise décision. Ces chercheurs ont mesuré la libération de dopamine d’un sujet en pleine prise de décisions d'investissement d'actions et montrent les variations de dopamine en fonction des variations de valeur du marché.

Les auteurs, Read Montague et Kenneth Kishida, du Laboratoire de neuro-imagerie humaine à l’Institut Virginia Tech commentent: « Le côté surprenant de la découverte est que le signal de la dopamine semble être un très bon indicateur de la valeur du marché, mais aussi, dans de nombreux cas, un bon prédicteur de l'évolution future du marché ». Mais, malheureusement, le choix exprimé par le sujet ne correspond pas toujours avec la chimie prémonitoire du cerveau !

Un micro-capteur capable de détecter la libération de dopamine à la microseconde près: Les chercheurs ont adapté, pour cartographier le cerveau, des capteurs de technologies existantes utilisées pour l'implantation chirurgicale d'appareils de stimulation cérébrale profonde. La stimulation cérébrale profonde est généralement utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson et envisagée pour le traitement d'autres troubles neurologiques, rappellent les auteurs. La technologie des capteurs existants a été adaptée pour améliorer la conductivité du signal, la création d'un micro-capteur capable de détecter la libération de dopamine à la microseconde près. «Ces micro-capteurs ont biocompatibles et peuvent être stérilisés sans affecter les performances», précise K. Kishida.

Le signal de dopamine prédicteur de la décision à prendre: Ce nouveau dispositif a été testé chez un seul sujet humain, un patient consentant, atteint de la maladie de Parkinson qui subissait une chirurgie pour une implantation d'électrodes de stimulation. Le nouveau micro-capteur a été placé dans le cerveau du patient et la libération de dopamine a été surveillée alors que le patient s’engageait dans un jeu de prise de décision. Les chercheurs constatent que « la pente du signal de la dopamine sur une période de cinq secondes avant une mise à jour des prix du marché s’avère en corrélation avec les rendements du marché ..., révélant que le signal de dopamine est un prédicteur important de l'activité future du marché. »

Des données certes limitées mais qui suggèrent que le signal de dopamine est utile pour la prise de décision. Pour les chercheurs, ces fluctuations de dopamine seraient en relation avec ce « feeling » que nos prises de décision ignorent trop souvent.

Source: PLoS (Public

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Gagnant ou perdant, une question de dopamine

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, May 06, 2012 18:58:06

The Journal of Neuroscience

Motivé ou découragé ? Le niveau de dopamine dans les différentes zones du cerveau, en réponse à une tâche ou à un défi, peut à lui seul expliquer pourquoi certains sont capables de travailler dur ou pas. Être un fonceur ou un «looser» pourrait ainsi dépendre de différences dans le système de dopamine du cerveau, selon cette étude publiée dans l’édition du 2 mai du Journal of Neuroscience.

Les chercheurs dont le Pr David Zald, de l'Université Vanderbilt, a demandé aux participants d’appuyer rapidement sur un bouton pour pouvoir gagner des sommes d'argent variables. Les participants devaient montrer jusqu’à à quel point ils étaient prêts à travailler en fonction de la probabilité de gagner et la somme d'argent à gagner. Certains ont accepté des défis extrêmement difficiles pour gagner plus d'argent alors que des participants moins motivés renonçaient même à essayer si cela leur coûtait trop d'effort. A l’aide d’imagerie cérébrale par émission de positons (TEP), les chercheurs ont pu mesurer l'activité du système de la dopamine dans les différentes zones du cerveau et examiné la relation entre cette activité et les résultats obtenus aux tests de motivation.

Le niveau de motivation, fonction de la réponse de la dopamine dans les différentes zones du cerveau : L'étude révèle que les personnes susceptibles de faire plus d'effort montrent une réaction plus forte de la dopamine dans le striatum et le cortex préfrontal, deux zones du cerveau importantes dans la récompense et la motivation. En revanche, les personnes les moins susceptibles de se mobiliser et de faire des efforts présentent une réponse de la dopamine plus forte dans l'insula, une autre zone du cerveau impliquée dans la perception, le comportement social et la conscience de soi.

La dopamine, facteur clé de décision et…de motivation : Des études sur l’animal ont déjà montré que l'activité de dopamine dans les différents centres de motivation du cerveau est un facteur clé de la prise de décision. Dans cette expérience, les chercheurs montrent que les participants dont l'activité de la dopamine augmente dans l'insula sont les sujets les moins motivés. Ainsi, l’étude conclut que l'augmentation de la dopamine dans l'insula est associée à la perte de motivation. Ce qui explique aussi que les médicaments dopaminergiques puissent entraîner des effets sur le comportement. Les spécificités individuelles dans le système de la dopamine pourraient donc permettre de cerner « le trait » de motivation d’un individu.

Source: Society for Neuroscience The Journal of Neuroscience (In press) via Eurekalert (AAAS) « Differences in dopamine may determine how hard people work”

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Acouphènes et insomnie

PsychologiePosted by Denise Andronicos Mon, April 23, 2012 22:14:49

ACOUPHÈNES: L’insomnie aggrave la situation


Actualité publiée il y a 3 jours

Combined Otolaryngological Spring Meetings

Cette étude du Henry Ford Hospital de Detroit montre l’association redoutable et significative entre l'insomnie et la sévérité des acouphènes, avec des patients insomniaques qui déclarent un grande détresse émotionnelle. Ces conclusions sur l’aggravation du bilan fonctionnel et émotionnel des acouphènes, bourdonnements, et sifflements sont présentées le 20 avril aux réunions du Combined Otolaryngological Spring à San Diego.

« Les acouphènes impliquent des processus cognitifs, émotionnels et psycho-physiologiques, ce qui peut entraîner une augmentation du sentiment de détresse du patient», explique le co-auteur de l’étude, le Dr Kathleen L. Yaremchuk, président du Département d'ORL et de chirurgie cervico-faciale à Henry Ford. «Les troubles du sommeil, dont l'insomnie, chez ces patients diminue leur tolérance aux acouphènes ».

Bien que les causes physiologiques exactes des acouphènes soient encore mal connues, plusieurs causes sont évoquées dans leur déclenchement ou leur aggravation, comme l'exposition à des niveaux sonores trop élevés, des bouchons de cire ou des infections de l'oreille ou des sinus, des traumatismes du cou, et certains troubles comme l'hypo ou l'hyperthyroïdie, la maladie de Lyme, la fibromyalgie et le syndrome du défilé thoracique. Des études ont également associé les acouphènes à différents troubles psychologiques.

Association acouphènes-insomnies entraîne dégradation physique et émotionnelle : Les Dr Yaremchuk et George Miguel du Henry Ford, ont mené leur étude rétrospective auprès de 117 patients traités entre 2009 et 2011. Ces patients ont répondu à des questionnaires sur leurs réactions et leur tolérance aux acouphènes, les répercussions physiques et émotionnelles, la gravité d’éventuelles insomnies. Les chercheurs constatent que la sévérité des répercussions physiques et émotionnelles (échelle Tinnitus Reaction Questionnaire ou TRQ) est un bon prédicteur de l’association acouphènes-insomnies (sensibilité 96,9% et spécificité 55,3%).

« Le traitement des patients souffrant d’acouphènes est difficile», note le Dr Yaremchuk. «Un patient avec acouphènes chroniques présente une image clinique qui peut inclure l'anxiété, la dépression, l'ennui, ou une détresse émotionnelle auto-déclarée. Et l'une des plaintes les plus fréquentes de ces patients est de parvenir à trouver le sommeil ». Les auteurs suggèrent de traiter l’insomnie chez ces patients afin de réduire la sévérité des symptômes liés aux acouphènes.

Source: Combined Otolaryngological Spring Meetings via Eurekalert (AAAS) “Study: Insomnia takes toll on tinnitus patients” (Vignette NIH, visuel American Tinnitus Association)

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Etre trop angoissé , un signe d'intelligence supérieure

PsychologiePosted by Denise Andronicos Wed, April 18, 2012 13:24:08

Être trop angoissé, un signe d'intelligence supérieure

La sélection naturelle aurait conduit à conserver les humains les plus anxieux car ce sont ceux qui, du fait de leurs craintes excessives, ont le mieux anticipé le danger et ont pu s'en protéger.

Le fait d'être angoissé pourrait être un trait constitutif de l'être humain. Ainsi, des chercheurs américains d'un groupe pluridisciplinaire (université de Columbia, Institut américain de la santé, laboratoire pharmaceutique GSK) estiment que l'angoisse excessive qui frappe parfois certains de nos semblables aurait coévolué avec l'intelligence humaine. Ce que l'on décrit habituellement comme une souffrance, à savoir l'anxiété, serait en fait un trait bénéfique pour l'espèce humaine, soulignent les auteurs, dont les résultats ont été publiés le 12 avril dans la revue Frontiers in Evolutionary Neurosciences .

Pour aboutir à cette conclusion, ils ont mis en évidence une corrélation chez certaines personnes entre un niveau d'angoisse excessif et des tests de quotient intellectuel très élevés. «Alors que les craintes exagérées sont considérées comme un signe de personnalité négatif, au contraire de l'intelligence, qui est jugée positivement, l'angoisse aurait permis à notre espèce au long de son histoire d'éviter des situations dangereuses, écrivent les auteurs. Elle lui aurait permis de ne pas prendre de risques, et de survivre dans certains cas.»

Stratégie de survie En clair, la sélection naturelle a conservé les humains les plus anxieux, ceux qui, du fait de leurs craintes excessives, ont été amenés à anticiper le danger et à mettre en œuvre des stratégies sophistiquées pour s'en prémunir.

Dans leur étude, les chercheurs se sont intéressés à 26 personnes souffrant d'un syndrome d'anxiété généralisée et les ont comparées à 18 volontaires sains. Tous ont subi des tests de mesure de l'intelligence. Dans le premier groupe, les plus anxieux étaient aussi ceux qui avaient les résultats les plus performants lors des tests d'intelligence.

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Qu'est-ce que l'empathie ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Tue, April 17, 2012 19:59:44
Bonjour à tous,

par hasard j'ai trouvé une très bonne démonstration d'empathie.

Je souhaite la partager avec vous :

la video est sous-titrée en aanglais.

http://www.wimp.com/homeroomteacher/

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Peut-on modifier les rêves d'un dormeur ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sat, April 14, 2012 19:30:05

Un psychologue britannique spécialisé dans les phénomènes paranormaux a annoncé être en plein recrutement de volontaires. But de l'expérience : savoir s'il est possible de contrôler les rêves.

Le scénario semble tout droit sorti d'un film de science-fiction et pourtant, il s'agit bien d'une véritable expérience. Le professeur Richard Wiseman, un psychologue britannique a contribué au développement d'une application sur iPhone baptisée Dream:ON. Sa particularité : elle prétend... influencer les rêves d'une personne en surveillant son sommeil. Mais si l'on peut douter de son efficacité, le scientifique est lui bien déterminé à savoir s'il est possible ou non de contrôler les rêves. A l'occasion du Festival des sciences d'Edimbourg, il a ainsi décidé de lancer une vaste étude et espère qu'environ 10.000 personnes participeront à l'expérience.

Concrètement, l'application fonctionne en utilisant des "paysages sonores" soigneusement élaborés. Placé sur le lit, le téléphone détecterait en fait le moment où la personne est en train de rêver, c'est-à-dire lorsque le corps est le plus immobile, selon le psychologue. Il déclencherait alors une petite musique censée évoquer des scènes plaisantes, telle qu'une promenade dans les bois ou une sieste sur la plage. Dans le cadre de l'expérience, le téléphone ferait ensuite entendre une sonnerie douce pour réveiller la personne qui serait alors à même de raconter brièvement de quoi elle a rêvé.

Grâce à ce protocole, les chercheurs espèrent obtenir chaque nuit, des milliers de récits de rêves et analyser ses données pour savoir s'il est possible de les influencer. "L'application est gratuite et nous voulons que les gens participent le plus possible. J'ai mené de nombreuses expériences de participation de masse dans le passé, mais c'est de loin la plus ambitieuse et passionnante", s'est réjoui Richard Wiseman de l'Université de Hertfordshire. Si les résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois, l'enjeu pourrait être de taille selon les chercheurs.

Mieux rêver pour une meilleure santé

"Passer une bonne nuit de sommeil et faire des rêves plaisants permet de stimuler la productivité. C'est essentiel pour le bien être à la fois physique et psychologique", a ainsi expliqué le professeur cité par l'AFP. Celui-ci a expliqué que les gens qui souffrent de dépression rêvaient bien plus que les autres et faisaient très souvent des cauchemars. "Peut-être que si leur rêves pouvaient être améliorés, cela les aiderait" a-t-il ajouté. "Nous savons très peu de choses sur la façon d'influencer les rêves. Cette expérience vise à changer cette situation".

Pour en savoir plus ou tester la fameuse application, rendez-vous sur le site dédié.

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La dépression serait-elle due à une hyperactivité cérébrale ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, March 04, 2012 13:16:26

NEURO: La dépression liée à l'hyperactivité cérébrale

Anxiété, déficit de l'attention et de la concentration, troubles de la mémoire et du sommeil, la dépression clinique apporte avec elle un certain nombre de symptômes, dont certains pourraient être liés à l’hyperactivité cérébrale. C’est ce que suggèrent aujourd’hui ces chercheurs de l’UCLA, qui montrent, dans l’édition en ligne du 26 février de la revue PLoS ONE, que le cerveau « déprimé » est hyperconnecté, il maintient sa capacité à former des connexions fonctionnelles, mais perd sa capacité de désactiver ces connexions.

Ces scientifiques de l’Université de Californie (Los Angeles) expliquent que les multiples symptômes de la dépression peuvent être liés à un dysfonctionnement du cerveau impliquant des connexions qui relient différentes régions du cerveau, alors que, traditionnellement, les scientifiques ont lié ces symptômes à des zones spécifiques du cerveau. Ils démontrent que les personnes atteintes de dépression ont augmenté ces connexions entre les différentes régions du cerveau.

Leurs cerveaux sont hyperconnectés : "Le cerveau doit être en mesure de réguler ses connexions pour fonctionner correctement», explique l’auteur principal de l'étude, le Dr Andrew Leuchter, professeur de psychiatrie à l’UCLA. "Le cerveau doit d'abord être en mesure de synchroniser puis de désynchroniser les différents zones cérébrales pour réagir, contrôler l’humeur, apprendre ou résoudre des problèmes ». Le cerveau déprimé maintient sa capacité à former des connexions fonctionnelles, mais perd sa capacité de désactiver ces connexions.

Cette incapacité à contrôler la façon dont les zones du cerveau collaborent ensemble explique certains des symptômes de la dépression. Dans cette large étude, les chercheurs ont étudié les liens fonctionnels du cerveau sur 121 patients atteints de trouble dépressif majeur, ont vérifié la synchronisation des signaux électriques du cerveau et étudié les connexions entre les différentes régions du cerveau. Ils constatent que les sujets déprimés montrent une synchronisation accrue sur toutes les fréquences de l'activité électrique, indiquant un dysfonctionnement dans de nombreuses connexions cérébrales. Or les ondes cérébrales régulent la libération de sérotonine et d'autres substances chimiques qui contribuent à l’ensemble des fonctions évoquées, dont le contrôle de l’humeur.

Le cortex préfrontal, déjà impliqué dans la dépression : « La zone du cerveau qui montre le nombre le plus élevé de connexions anormales est le cortex préfrontal, qui est fortement impliqué dans la régulation de l'humeur et la résolution des problèmes. « Lorsque les systèmes du cerveau perdent leur flexibilité dans le contrôle des connexions, ils ne sont plus capables de s'adapter au changement », ajoute-t-il.

La question est dans quelle mesure cette hyperconnectivité pilote la chimie anormale du cerveau, observée dans la dépression? Alors que les antidépresseurs modifient ces ondes cérébrales en même temps que certaines substances chimiques du cerveau, comme la sérotonine, « justement, normaliser la connectivité cérébrale peut-être une étape clé dans le rétablissement de la dépression », conclut le chercheur.

Source : PLoS ONE published 24 Feb 2012 10.1371/journal.pone.0032508 Resting-State Quantitative Electroencephalography Reveals Increased Neurophysiologic Connectivity in Depression

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Formation des parents d'enfants autistes

PsychologiePosted by Denise Andronicos Mon, February 27, 2012 20:04:23

AUTISME: La formation des parents indispensable dans la prise en charge


Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry

Cette étude de la Yale montre toute l’importance de la formation des parents dans la prise en charge des troubles du spectre autistique chez l’enfant. Car ces enfants, mieux accompagnés, montrent un meilleur développement et une plus grande capacité d’adaptation au quotidien. Des conclusions redonnant, en cette période d’urgence pour des prises en charges adaptées, toute son importance à une parentalité experte- publiées dans l’édition de février du Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry-.

Les enfants souffrant de troubles du spectre autistique et qui ont de graves problèmes de comportement ont mieux répondu à une combinaison médicament plus formation des parents qu’au traitement seul, explique Laurent Scahill, professeur à la Yale University. « La diminution des problèmes de comportement graves chez ces enfants atteints d’autisme permet une meilleure qualité de vie quotidienne, pour les enfants et pour leurs familles ».

L’étude a été menée auprès de 124 enfants âgés de 4 à 13 ans avec diagnostic de troubles du spectre autistique dans 3 sites des États-Unis Yale, l'Ohio State University, et l'Université d'Indiana. En plus de troubles du spectre autistique, les enfants de l'étude présentaient de graves problèmes du comportement, avec des crises multiples et prolongées et de l’agressivité.

Les enfants de l'étude ont reçu un médicament, la rispéridone, durant 6 mois, et pour certains d’entre eux les parents ont suivi un programme de formation adapté durant également 6 mois. La formation des parents comprenait des visites régulières à la clinique pour apprendre à réagir face aux problèmes de comportement des enfants et apprendre à s'adapter aux situations de la vie quotidienne.

Une plus grande faculté d’adaptation pour les enfants atteints de TSA : "Dans un précédent rapport, nous avions montré que la combinaison traitement de l’enfant et formation des parents était supérieure au traitement seul dans la réduction des troubles du comportement», explique le Dr Scahill. « Dans cette étude, nous montrons que la combinaison est plus efficace sur le comportement adaptatif de l’enfant au quotidien ». Le Dr Scahill et son équipe ont mis en place, dans leur exercice quotidien et pour la prise en charge de leurs petits patients, la formation des parents en tant que stratégie autonome dans le traitement de ces jeunes enfants présentant des TSA. Ils prévoient aujourd’hui de publier des manuels de formation pour les parents.

Source: Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry Pages 136-146, February 2012 (Vignette) « Effects of Risperidone and Parent Training on Adaptive Functioning in Children With Pervasive Developmental Disorders and Serious Behavioral Problems” (Visuel Mind Institute)

Lire aussi : AUTISME: Etat d’urgence pour les prises en charges adaptées

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L'influence de l'allaitement sur les futurs adultes

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, February 17, 2012 23:20:43

ALLAITEMENT: Des bébés allaités au sein font des adultes plus apaisés

Actualité publiée il y a 3 jours

Psychotherapy and Psychosomatics

Les bébés allaités seraient moins susceptibles de devenir des adultes coléreux et irritables, selon cette étude finlandaise, publiée dans la revue Psychotherapy and Psychosomatics. Si les mères sont encouragées à allaiter si possible durant les 6 premiers mois de vie de l’Enfant, pour de nombreux bénéfices biologiques, cette étude ajoute le bénéfice de l’équilibre psychologique à l’âge adulte.

Cette étude de cohorte menée par des chercheurs de l'Institut finlandais de santé au travail (Helsinki) et de l'Université de Turku (Finlande) a suivi près de 2.000 participants depuis l'enfance jusqu'à leur trentaine. Son but, identifier une association entre l'allaitement et le développement psychologique et le comportement à l’âge adulte, en particulier l'hostilité.

Les chercheurs ont sélectionné au hasard 1.917 enfants et adolescents représentatifs de cette population. Les participants étaient nés à terme et pesaient plus de 2,5 kg à la naissance. Les parents des participants ont été interrogés sur l’allaitement de leur enfant. Les chercheurs ont évalué les mesures « d'hostilité » lorsque les enfants étaient âgés de 21, 27, 31 et 37 ans. L'hostilité était mesurée en utilisant trois échelles d'évaluation du cynisme, de la paranoïa et de la colère,

aboutissant à un score d'hostilité.

Les chercheurs constatent, alors que 88% des participants avaient été allaités au sein pendant en moyenne, 4 mois,

- Que les mères ,

o étaient âgées de 27 ans, en moyenne, à la naissance de l’enfant,

o un peu plus jeunes lorsqu’elles n’avaient pas allaité (26,9 ans)

o que les mères allaitantes, allaitaient plus longtemps, lorsqu’elles sont plus âgées.

- Une durée d’allaitement plus longue est liée à

o Des pratiques d'éducation des enfants plus flexibles,

o Un revenu familial moins élevé,

o Une augmentation du nombre d'enfants dans la famille,

o Un rang de naissance plus élevé de l'enfant.

- L’hostilité de l’enfant, plus tard, dans la vie, est liée à

o une éducation rigide,

o un faible revenu familial.

En comparant les scores d’hostilité des enfants allaités/non allaités et après ajustement des autres facteurs (âge et sexe du participant, rang de naissance et poids à la naissance, âge de la mère à la naissance, éducation maternelle, structure familiale, revenu familial, nombre d'enfants au foyer), les chercheurs constatent, qu'en moyenne, les participants qui n'ont pas été allaités ont un score total d’hostilité de 2,67 (IC :95% de 2,57 à 2,78) vs un score moyen pour les participants allaités au sein inférieur à 2,49 (IC :95% de 2,43 à 2,55).

Si la différence observée reste faible, si les chercheurs n’ont pas trouvé d’explication à cette différence et supposent qu’elle pourrait même ne pas être perceptible dans la vie, ils suggèrent que l'allaitement peut avoir des effets sur le caractère des enfants plus tard dans la vie, en particulier sur les 2 échelles cynisme et paranoïa.

Source: Psychotherapy Psychosomatics 2011;80:371-373 DOI: 10.1159/000324748 Breastfeeding and Offspring Hostility in Adulthood. (Vignette© RG. - Fotolia.com, Schéma BEH N° 775 • octobre 2011, Visuel Fotolia

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Dépistage précoce de l'autisme

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, February 17, 2012 23:10:42

AUTISME: Dès l’âge de 6 mois, des structures cérébrales différentes

Actualité publiée il y a 5h15mn

American Journal of Psychiatry

Cette nouvelle étude vient s’ajouter, aux récents résultats* qui permettent d’espérer une détection de plus en plus précoce de l’autisme. Menée par Autism Speaks, cofinancée par le National Institutes of Child Health and Development (NICHD-NIH), cette étude d'imagerie cérébrale infantile, à paraître dans l’édition en ligne du 17 février de l’American Journal of Psychiatry, confirme l’espoir de parvenir prochainement à identifier les enfants à risque d’autisme avant l‘apparition de symptômes comportementaux et dès l’âge de 6 mois.

Car les changements dans le développement cérébral qui sous-tendent les troubles du spectre autistique (TSA) peuvent être détectés bien plus tôt que les comportements associés aux TSA, généralement identifiés après le premier anniversaire d'un bébé.

L’auteur principal de l’étude Infant Brain Imaging Study (IBIS), le Dr Joe Piven, directeur de l’Institute for Developmental Disabilities à Chapel Hill (Université de Caroline du Nord), et ses collègues ont étudié le cerveau et le développement des comportements chez 92 nourrissons. Ces enfants avaient frères et sœurs aînés atteints d’autisme et présentaient donc un risque plus élevé de développer un TSA.

L'objectif est de pouvoir intervenir le plus tôt possible pour prévenir ou réduire l'apparition des symptômes invalidants, rappellent les chercheurs. Un domaine prioritaire de la recherche est donc d'identifier les mécanismes génétiques et biologiques spécifiques, pouvant expliquer les différences observées dans le développement cérébral. En évaluant par imagerie médicale les cerveaux des nourrissons à 6 mois, 1 an et 2 ans, les chercheurs ont créé une base d’images tridimensionnelles montrant l'évolution de la substance blanche du cerveau de chaque enfant. La substance blanche, particulièrement riche en fibres nerveuses comporte les principales voies de communication entre les différentes régions du cerveau.

Des différences cérébrales à 6 mois : Les 28 nourrissons qui ont développé l’autisme, ont montré des types de développement de la substance blanche pour 12 des 15 voies cérébrales majeures étudiées par rapport aux 64 autres nourrissons qui n’ont pas développé de TSA. A 6 mois, les chercheurs ont constaté des différences puis, au fil du temps, un ralentissement dans le développement de la substance blanche.

Il est trop tôt pour affirmer que les techniques d'imagerie cérébrale utilisées dans l'étude pourront identifier les enfants à risque de TSA dans la petite enfance mais ces résultats vont permettre de développer de meilleurs outils de diagnostic des TSA et de mesure d’efficacité biologique des thérapies d'intervention précoce.

Source: American Journal of Psychiatry 2012 10.1176/appi.ajp.2011.11091447 “Differences in White Matter Fiber Tract Development Present From 6 to 24 Months in Infants With Autism

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Les cinq grands regrets des gens avant de mourir

PsychologiePosted by Denise Andronicos Wed, February 08, 2012 12:27:18

Les cinq plus grands regrets des gens avant de mourir

En s'occupant pendant plusieurs années de patients dans les dernières semaines de leur vie, une infirmière australienne a recueilli leurs derniers mots, voeux et souhaits, rapporte The Guardian.

Dans son livre The top five regrets of the dying (les cinq plus grand regrets des mourants) paru à la fin de l'été 2011, Bronnie Ware s'intéresse plus particulièrement à la «clarté de vision que les gens atteignent à la fin de leur vie, et à la façon dont nous pourrions apprendre de cette sagesse».

Elle explique que les réponses de ses patients sur leurs regrets ou des choses qu'ils auraient aimé faire de manière différente se recoupaient, sur «des thèmes communs qui revenaient constamment».

Voici les cinq plus grands regrets des patients dont elle s'est occupée:

1. «J'aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu'on attendait de moi»

C'est, d'après Bronnie Ware, le regret le plus partagé.

«Quand les gens se rendent compte que leur vie est presque terminée et qu'ils la regardent avec clarté, c'est facile de voir le nombre de rêves qu'ils avaient et qu'ils n'ont pas réalisé.»

2. «Je regrette d'avoir travaillé si dur»

Le regret des patients masculins de l'infirmière.

«Les femmes l'ont également dit, mais comme la plupart d'entre elles étaient d'une génération plus ancienne, la plupart de mes patientes n'avaient pas été celles qui soutenaient financièrement leur famille.»

3. «J'aurais voulu avoir le courage d'exprimer mes sentiments»

4. «Je regrette de n'être pas resté en contact avec mes amis»

Bronnie Ware assure que ses patients «ne se rendaient vraiment compte de l'avantage des amis de longue date que dans leurs dernières semaines, et il n'était pas toujours possible de les retrouver».

5. «J'aurais aimé m'autoriser à être plus heureux»

Un regret «étonnamment partagé», d'après l'infirmière.

«La plupart ne réalisait qu'à la fin que le bonheur était un choix.»

Ces regrets ne convainquent pas tout le monde. Bronnie Ware avait consacré un billet de blog à ce sujet en 2010. Peu de temps après, le blogueur Robin Hanson notait que «les gens sur leur lit de mort sont généralement loin de leur summum analytique –ils souffrent souvent énormément, et ont des idées plutôt confuses. Alors pourquoi est-ce qu'on apporterait une si grande attention à leurs commentaires?»

Pour lui, «nous donnons une signification irréaliste aux derniers mots d'une personne parce que nous sommes terrifiés par la mort, et que nous avons envie de montrer notre dévotion aux morts et aux mourants».

Un autre blogueur soulevait un deuxième argument à prendre en compte: les regrets des personnes âgées sont différentes des regrets des jeunes gens.

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