blog@allopsy.net

blog@allopsy.net

Bonjour et bienvenue sur le Blog d' Allopsy.net!

Allopsy. net est un site de consultation psychologique en ligne existant depuis 2002.
Le Blog d'Allopsy.net est sur la toile dans le but de partager et d'échanger sur l'actualité en psychologie.
Bonne lecture et bon partage!

Dépistage de l'autisme par questionnaire dès l'âge de un an

PsychologiePosted by Denise Andronicos Fri, July 20, 2012 22:45:28

AUTISME: Détectable dès 1 an par questionnaire aux parents



Autisme

Un enfant sur 3 identifié à l’âge d’1 an, par ce questionnaire à remplir par les parents, comme à risque de troubles du spectre autistique (TSA), sera bien diagnostiqué avec TSA à l’âge de 3 ans. Et plus de 8 enfants sur 10 identifiés seront bien diagnostiqués comme à troubles du développement, à l’âge de 3 ans également. Cette étude réalisée par l'Université de Caroline du Nord (UNC) à Chapel Hill confirme, à nouveau, dans la revue Autism, l’efficacité d’un simple questionnaire pour la détection précoce, donc dès l’âge de 12 mois, des TSA.

Ainsi, 85% des enfants jugés à risque de TSA en fonction des résultats du questionnaire « First Year Inventory (FYI) » de 63 questions à remplir par les parents, présentent un autre trouble du développement à l’âge de 3 ans, selon le Pr Grâce Baranek, co-auteur de l'étude et chercheur sur l'autisme dans le cadre du Programme pour l'autisme précoce (Program for Early Autism), de l'Ecole de médecine UNC. Ce questionnaire, le First Year Inventory a été développé par les co-auteurs. Les parents de 699 enfants ont rempli le FYI lorsque leur enfant était âgé de 12 mois puis des questionnaires de dépistage supplémentaires lorsque leur enfant avait atteint l'âge de 3 ans. Les enfants évalués à risque de TSA sur la base du FYI et par les questionnaires suivants ont bénéficié d'autres évaluations diagnostiques. Les résultats de l’étude confirment que la grande majorité des enfants « positifs » sur questionnaire FYI, présentent un retard certain dans leur développement à l’âge de 3 ans ce qui justifie, chez ces enfants, une intervention précoce.

Un enfant atteint d’autisme n’est diagnostiqué, généralement, qu’entre les âges de 5 voire 6 ans et n’a accès aux traitements que plusieurs mois plus tard. Le Pr Lauren Turner-Brown, chercheur à l’UNC et co-auteur de l’étude, ajoute que « l’identification des enfants à risque de TSA à 12 mois pourrait donner accès à un nombre important d'enfants –ainsi qu’à leurs familles- aux services d'intervention des années avant le moment supposé du diagnostic traditionnel ».

Une précédente étude de l'Université de Californie avait montré via un réseau de pédiatres, qu’un tel mode de détection par questionnaire avait permis de donner aux enfants repérés accès au traitement dès l'âge de 17 mois et 89% de ces enfants avaient pu suivre une thérapie comportementale. En moyenne, ces enfants ont été soumis à un premier traitement dès l'âge de 17 mois.

Des résultats prometteurs pour une utilisation des rapports des parents sur les comportements de l’enfant, comme outil de détection précoce des TSA.

Source: Autism (The International Journal of Research & Practice) July 10, 2012 2012; DOI: 10.1177/1362361312439633 The First Year Inventory: a longitudinal follow-up of 12-month-old to 3-year-old children. (

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post54

Des dinosaures-canards

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, July 10, 2012 17:47:45


Découverte d'une nouvelle espèce de dinosaure

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70532.htm

Des ossements découverts en 2001 par une équipe belgo-russe dans la région du fleuve Amour en Russie se sont avérés appartenir à une nouvelle espèce de dinosaure. Les paléontologues Pascaline Lauters (Faculté des Sciences) et Pascal Godefroit (Institut royal des sciences naturelles de Belgique) ont décrit cette nouvelle espèce, dénommée Kundurosaurus nagornyi.

Depuis 1999, les paléontologues belges ont régulièrement mené des fouilles dans la partie russe de la région de l'Amour (le fleuve-frontière entre la Chine et la Russie). L'analyse des fossiles avait déjà débouché sur la description de plusieurs nouveaux hadrosaures (ou " dinosaures à bec de canard "). Un autre hadrosaure provenant de ces fouilles vient d'être décrit: il s'agit de Kundurosaurus nagornyi, dinosaure herbivore qui vivait il y a 65 millions d'années, juste avant l'extinction des dinosaures.

Les résultats de l'étude, effectuée en collaboration avec leur collègue russe Yuri Bolotsky, ont été publiés dans la revue scientifique PLoS one.

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post53

Du nouveau du côté de la recherche sur la dépression.

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, June 26, 2012 22:45:35

DÉPRESSION: Des fleurs pour atteindre le système nerveux central



Journal of Pharmacy and Pharmacology

Ces scientifiques de l'Université de Copenhague ont découvert que certains composés de jonquilles africaines pourraient être efficaces pour « faire passer » des médicaments dans le système nerveux central en leur permettant de franchir la barrière hémato-encéphalique. Des composés transporteurs qui pourraient « négocier » cet obstacle infranchissable aujourd’hui pour la majorité des médicaments devant traiter les maladies du cerveau, dont les troubles de l’humeur comme la dépression. Présentés comme prometteurs, ces résultats, viennent d’être publiés dans le Journal of Pharmacy and Pharmacology et vont donner lieu à de nouveaux tests.

Il s’agit d’espèces de plantes d’Afrique du Sud, Crinum et Cyrtanthus qui s'apparentent à des jonquilles Les chercheurs ont testé un certain nombre de ces substances sur un modèle de laboratoire de barrière hémato-encéphalique. Ces composés de plantes sont capables de « négocier » la défense de la barrière hémato-encéphalique, qui représente aujourd’hui un défi majeur pour le développement de nouveaux médicaments neurologiques. Plusieurs de ces composés végétaux peuvent « s’introduire clandestinement » au-delà de la « barrière ». Les chercheurs ont donc examiné leur mécanisme d’influence sur les protéines de transport dans le cerveau sur un modèle cellulaire génétiquement modifié de la barrière hémato-encéphalique présentant des niveaux élevés du transporteur P-glycoprotéine. Leurs résultats sont prometteurs, et plusieurs des composés chimiques étudiés pourraient être testés, en tant que candidats médicaments, explique le Professeur Birger Brodin, auteur principal de l’étude.
« Le plus grand défi dans le traitement des maladies du cerveau, c'est que le principe actif ne peut pas traverser la barrière hémato-encéphalique.Les vaisseaux sanguins du cerveau sont impénétrables pour la plupart des composés. Identifier des composés qui parviennent franchir cette ligne de défense est donc une étape importante dans la recherche ».

Source: Journal of Pharmacy and Pharmacology online : 4 JUN 2012, DOI: 10.1111/j.2042-7158.2012.01536.x In-vitro evaluation of the P-glycoprotein interactions of a series of potentially CNS-active Amaryllidaceae alkaloids et via University of Copenhagen South African daffodils may be a future cure for depression (Visuel Crinum d'Afrique du Sud. Photo: Gary I. Stafford)


  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post52

Test sanguin comme dépistage de cellules tumorales

SciencePosted by Denise Andronicos Mon, June 25, 2012 23:23:59

CANCER: Un test de détection sanguin bien plus fin que l’IRM?



Clinical Cancer Research

Ce travail de l’Institut Curie montre, pour la première fois qu’il est possible de détecter de l’ADN tumoral circulant dans le sang de patients atteints de mélanome de l’œil métastatique. Sa présence révèle l’existence d’une tumeur et sa quantité reflète sa taille. C’est donc un nouveau biomarqueur susceptible de repérer très tôt la présence d’une tumeur ou d’une récidive, qui vient d’être découvert. Cette découverte qui relève le défi d’une détection la plus précoce possible de l’apparition du cancer ou de sa récidive, est présentée dans l’édition du 29 mai de la revue Clinical Cancer Research.

Bien que réalisée sur un nombre limité de patients atteints d'une maladie rare, cette étude est la preuve de concept de la faisabilité et de l’intérêt clinique de la détection et de la quantification de l'ADN tumoral dans le sang. Une preuve de concept appliquée à la détection du mélanome de l’œil, un cancer qui, une fois disséminé, est très difficile à traiter donc qui doit être pris en charge le plus tôt possible.

Si de l’ADN tumoral est détecté, cela signifie que des cellules tumorales sont présentes dans l’organisme, résume, l’un des auteurs, Marc-Henri Stern. Applicable à quel type de tumeur, à partir du moment où une altération génétique spécifique a été identifiée, cette nouvelle méthode est décrite comme « simple » puisqu’il s’agit de détecter dans le sang, la partie du matériel génétique des cellules dégradées par le cancer. La difficulté résidait dans la mise au point d’une technique utilisable en clinique pour distinguer l’ADN tumoral de celui des cellules saines puis parvenir à le détecter alors qu’il est présent en très faible quantité dans le sang, par rapport à l’ADN normal. Les chercheurs ont utilisé pour cela une méthode appelée « polymérisation activée par pyrophosphorolyse » (PAP), basée sur la réaction en chaîne par polymérase.

L’expérience est concluante, puisque de l’ADN tumoral a pu ainsi être détecté dans les prélèvements sanguins de 20 des 21 patients ayant un mélanome de l’œil métastatique. « Par ailleurs la quantité de cet ADN était bien proportionnelle à la masse tumorale évaluée par imagerie par résonance magnétique (IRM) » ajoute le chercheur Marc-Henri Stern. « Nous avons ainsi établi la preuve de concept que cette méthode de détection est parfaitement adaptée pour repérer la présence d’un foyer tumoral chez les patients à partir d’une simple prise de sang » complète son collègue, Olivier Lantz.

L’avenir de cette technique va bien au-delà du mélanome de l’œil, puisqu’elle pourrait s’appliquer à tous les cancers chez lesquels une mutation spécifique a été identifiée.

Sources: Communiqué Institut Curie et Inserm et Clinical Cancer Research OnlineFirst May 29, 2012; doi: 10.1158/1078-0432.CCR-12-0309 Pyrophosphorolysis-activated polymerization detects circulating tumor DNA in metastatic uveal melanoma.

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post51

Perte d'argent, perte de ses moyens ?

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, June 17, 2012 22:43:30

PSYCHO: Perdre de l’argent peut faire perdre tous ses moyens


Journal of Neuroscience

Les situations financières stressantes, d’actualité, peuvent affecter nos perceptions de la même manière que des situations qui mettent notre vie en danger et nous conduire à des comportements irrationnels. Ces résultats d’une expérience décrite dans le Journal of Neuroscience, peuvent avoir des implications pour mieux comprendre les mécanismes neurologiques sous-jacents au syndrome de stress post-traumatique mais aussi plus simplement nos réflexes face à des situations difficiles de la vie courante.

Perdre de l’argent fait parfois perdre ses moyens : Ces scientifiques de l'Institut Weizmann révèlent que perdre de l’argent peut avoir de graves conséquences sur notre perception et notre compréhension de la situation réelle, avec leur expérience menée par le Dr Rony Paz, du département Neurobiologie. Les participants après avoir subi un conditionnement classique impliquant de l'argent, ont été invités à écouter une série de 3 notes différentes. La première note signifie qu'ils ont gagné une certaine somme, la seconde note, qu'ils ont perdu un peu d'argent, et la 3è note que leur perte est toujours la même. Lorsque les participants entendent la première note, donc liée au gain ou tout au moins à une absence de perte, ils améliorent leur capacité à distinguer cette note des autres. Mais quand ils entendent les notes liées à la perte d’argent, ils les distinguent de moins en moins des autres notes. Grâce à l'IRM fonctionnelle (IRMf), les chercheurs ont étudié l’activité des aires cérébrales impliquées dans le processus d'apprentissage et émotionnel: L'amygdale, liée à des émotions et à la récompense, est fortement impliquée, tout comme le cortex frontal du cerveau, qui régule la réaction émotionnelle. Les sujets qui présentent une plus forte activité dans ces régions montrent aussi moins de baisse de capacité à distinguer les notes en cas de perte.

Un réflexe neurologique d’antan : Les origines de ce flou dans notre capacité de discernement sont positives: Face à un lion qui rugit, la meilleure réaction est de courir rapidement et pas de faire la distinction entre plusieurs types de rugissement. Notre cerveau nous pousse à fuir sans réfléchir. Malheureusement, ce mécanisme de non discernement peut être activé aussi dans d’autres situations génératrices de stress, comme perdre de l'argent ».

...entraînant un préjudice parfois grave: Cette absence de discernement peut se retrouver dans le syndrome de stress post-traumatique où les patients s’avèrent incapables de distinguer entre des stimuli menaçants ou pas vraiment et peuvent éprouver de fortes réactions émotionnelles inappropriées. Ce flou pourrait s’élargir au fil du temps et des expériences à un plus grand nombre de stimuli, au-delà de la perte d’argent.

Source: The Journal of Neuroscience, 2 May 2012, 32(18): 6304-6311; doi: 10.1523/​JNEUROSCI.6281-11.2012 “Monetary Loss Alters Perceptual Thresholds and Compromises Future Decisions via Amygdala and Prefrontal Networks”(Visuel Weizmann Institute of Science)

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post50

Stress et comment lutter ?

Vie quotidiennePosted by Denise Andronicos Wed, May 30, 2012 21:54:48

PSYCHO: En réponse au stress, il y a la lutte, la fuite et… la sociabilité



Psychological Science

Face au stress, deux stratégies, la lutte ou la fuite. Eh bien pas tout à fait car il existe une 3ème réponse ou comportement face à un stress aigu, un comportement « prosocial » qui consiste à se rapprocher des autres, à devenir plus sociable et coopératif et à se protéger ainsi du stress, par un sentiment de proximité, de confiance et de partage. Ce sont les conclusions de cette étude allemande, publiée dans l’édition du 16 mai de la revue Psychological Science.

Le stress psychosocial est un facteur de risque majeur en santé publique et un facteur déclenchant pour un grand nombre de maladies. Face au stress, on considère généralement deux principales réactions humaines, la lutte ou la fuite. Ce sont en gros, les deux comportements « prototypes » humains, en réponse au stress. Cependant, en situation de stress, les interactions sociales positives jouent un rôle essentiel en favorisant le contrôle de la réponse au stress et ce comportement prosocial peut être un 3ème comportement possible face au stress. Un comportement qui permet, aussi, de se protéger.

Ces chercheurs de l’Université of Fribourg (Allemagne) montrent que des sujets soumis, en laboratoire, à un stress social aigu, plutôt que de succomber à un instinct plus « primaire » de conflit ou de fuite, s’engagent dans un comportement pro-social marqué par confiance, le sentiment de fiabilité de l’entourage et le partage, en comparaison avec des sujets qui n’ont pas vécu de stress. L’expérience consistait à tester la réponse des participants au stress, avec un groupe d’étudiants soumis à des exercices de langue et de maths difficiles et l'autre groupe de participants soumis à des activités plus détendues. Durant ces tests, le rythme cardiaque et les niveaux d’hormone du stress (cortisol) des participants étaient surveillés. Les participants devaient également participer à des jeux destinés à mesurer la confiance vis-à-vis des partenaires, le sentiment de confiance et de fiabilité.

Les résultats montrent, qu’au lieu de déclencher conflits ou abandon, le stress déclenche un comportement d'approche sociale, qui fonctionne comme une stratégie protectrice « tampon » entre le stress et le sujet. Plus le rythme cardiaque et les niveaux de cortisol des participants augmentent, plus leur comportement devient sociable, confiant et généreux. Une stratégie d'adaptation si fortement ancrée que les sujets parviennent à modifier leurs réponses au stress pendant ou immédiatement après le stress grâce à un comportement social positif.

Source: Psychological Science May 16, 2012 0956797611431576 « The Social Dimension of Stress Reactivity Acute Stress Increases Prosocial Behavior in Humans” (vi

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post49

Prise de poids et heure des repas

Vie quotidiennePosted by Denise Andronicos Sat, May 19, 2012 22:28:23

PRISE de POIDS: L’heure des repas compte autant que ce que vous mangez

Cell Metabolism

C'est la conclusion de cette étude publiée dans l’édition du 17 mai de la revue Cell Metabolism, qui démontre qu’il faut mieux bien caler les horaires de nos repas sur notre horloge biologique. En substance, ne pas trop grignoter le soir ou durant la nuit…

Lorsque des souris soumises à un régime alimentaire riche en graisses ne peuvent se nourrir durant les 8 heures de la journée, elles mangent tout autant que celles qui peuvent se nourrir tout au long de la journée et même la nuit, pourtant elles semblent protégées contre l'obésité et d'autres troubles métaboliques. Cette conclusion suggère que le surpoids, l’obésité et les troubles métaboliques résultent en grande partie d'un décalage entre nos horaires alimentaires et notre horloge biologique.

« Tout organe a son horloge », explique l'auteur principal de l'étude, Panda Satchidananda de l'Institut Salk. Cela signifie qu'il y a des moments où notre foie, nos intestins, nos muscles, et autres organes vont travailler à plein rendement et d'autres moments où ils sont, plus ou moins en sommeil. Ces cycles métaboliques sont essentiels pour les processus biologiques, du métabolisme du cholestérol à la production de glucose, ces processus doivent être amorcés lorsque nous mangeons et arrêtés lorsque nous ne mangeons pas. Lorsque les humains, comme les souris, mangent fréquemment durant la journée et la nuit, ils contrarient leurs cycles métaboliques normaux.

« Quand nous nous nourrissons n’importe quand, nos gènes ne sont pas totalement opérationnels» : Le principe est le même que les cycles de sommeil et de veille, si nous ne dormons pas bien la nuit, nous sommes mal éveillés pendant la journée, et nous travaillons de manière moins efficace. Pour confirmer ce résultat et quel que soit le type de régime, des souris ont été nourries avec une ration standard ou une ration à haute teneur en matières grasses, avec donc, les 2 types d’accès à la nourriture, accès « ad libitum » ou accès restreint à la journée. Même nourries avec un régime alimentaire riche en matières grasses mais avec un accès restreint dans la journée, les souris s’avèrent protégées contre les effets néfastes du régime riche en matières grasses et montrent des améliorations dans leur métabolisme et leurs rythmes physiologiques. Elles prennent moins de poids, ont moins de lésions au foie et de moindres niveaux d’inflammation.

Nos habitudes alimentaires ont beaucoup changé ces dernières années, soulignent les auteurs, en raison d’un accès élargi à la nourriture, de motivations à rester éveillé plus tard dans la nuit, et donc à grignoter. Ces résultats suggèrent qu’en restreignant les heures de repas on pourrait réduire de manière significative, ce facteur mal connu d'obésité. L'accent a été mis sur ce que nous mangeons, pas sur le moment où nous mangeons…

Source: Cell Metabolism Time-Restricted Feeding without Reducing Caloric Intake Prevents Metabolic Diseases in Mice Fed a High-Fat Diet (Visuel Fotolia-Santé log Petite Enfance N°14)

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post48

TESTOSTÉRONE: Chez le petit garçon, c'est le comportement de la mère qui fait l’hormone

SciencePosted by Denise Andronicos Sun, May 13, 2012 20:56:57

TESTOSTÉRONE: Chez le petit garçon, c'est le comportement de la mère qui fait l’hormone


Actualité publiée hier

Psychoneuroendocrinology

Cette recherche de chercheurs de Montréal, menée sur des jumeaux montre que des facteurs environnementaux, plutôt que des facteurs génétiques, déterminent, chez le nouveau-né, les niveaux de testostérone. Ces conclusions, qui vont à l’encontre des données actuelles, publiées dans l’édition du 7 mai de la revue Psychoneuroendocrinology, laisse une large place au comportement des parents à la petite enfance.

Les chercheurs ont comparé les niveaux de testostérone chez 314 paires de jumeaux âgés de 5 mois, à la fois monozygotes et dizygotes et montrent que ces niveaux de testostérone dans l'enfance ne sont pas liés à des facteurs génétiques mais plutôt environnementaux. « La testostérone est une hormone clé pour le développement des organes reproducteurs mâles et est également associée à des traits de comportement et de caractère», rappelle l'auteur principal, le Dr Richard E. Tremblay, de l'Unité de recherche de l'université de Montréal. «Notre étude, la plus large sur la testostérone du nouveau-né, contraste avec les données actuelles, recueillies auprès d’adolescents et d’adultes, qui suggèrent plutôt un fondement génétique des niveaux de testostérone »." Les chercheurs ont analysé des échantillons de salive des paires de jumeaux pour mesurer les niveaux de testostérone. Ils ont ensuite comparé ces niveaux de testostérone entre jumeaux monozygotes et disygotes pour déterminer la contribution respective des facteurs génétiques et environnementaux.

Les résultats suggèrent une influence principalement environnementale incluant toute une variété de facteurs, tels que l'alimentation et l’allaitement maternels, le tabagisme maternel et les interactions parents-enfant.

Les niveaux de testostérone chez les nourrissons seraient donc plutôt déterminés par les circonstances dans lesquelles l'enfant se développe avant et après la naissance mais d'autres études seront nécessaires pour préciser ces facteurs d'influence et dans quelle mesure leur impact évolue de la petite enfance à la puberté.

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post47

Découverte d'un profil neuronal associé à la consommation de drogue

AddictionPosted by Denise Andronicos Fri, May 11, 2012 21:05:55


Découverte d'un profil neuronal associé à la consommation de drogue

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69966.htm

Qui dit adolescence dit comportements impulsifs. Cette caractéristique, observable également chez les autres mammifères et qui conduit parfois le jeune à agir avec témérité, peut être considérée comme une étape normale du passage de la dépendance de l'enfance à l'indépendance de l'âge adulte. Mais lorsque l'inhibition fait défaut, une trop grande impulsivité peut pousser à des comportements aux conséquences néfastes pour le jeune, telle la consommation abusive d'alcool et de drogue.

Comme l'impulsivité est un concept à multiples composantes, il parait plausible qu'elle repose sur divers réseaux cérébraux associés à ses divers aspects cognitifs et comportementaux. Cette multiplicité de réseaux vient d'être démontrée pour la première fois par la plus vaste étude en imagerie cérébrale à avoir jamais été réalisée.

L'étude a mis à contribution 32 chercheurs de sept pays, dont Patricia Conrod, professeure au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal. Près de 1900 adolescents âgés de 14 ans, recrutés au sein du projet européen de recherche longitudinale IMAGEN et vivant en Irlande, en Angleterre, en France et en Allemagne y ont participé. Les sujets devaient accomplir une simple tâche consistant à appuyer sur un bouton lorsqu'ils en recevaient le signal sur un écran. Parfois, un second signal leur commandait de stopper le geste déjà amorcé. Cette tâche vise en fait à mesurer le degré d'impulsivité du jeune: plus il est impulsif, plus il aura de difficulté à inhiber son geste.

Les travaux ont permis de mettre au jour différents réseaux corticaux et sous-corticaux liés à l'inhibition du comportement. Un premier réseau, situé dans le cortex orbitofrontal, est apparu comme étant associé au risque de consommation d'alcool et de drogue. Les 99 adolescents qui avaient déjà fumé, bu ou consommé des drogues illégales affichaient en effet une activation neuronale réduite dans ce circuit.

Selon les chercheurs, cette hypoactivation précède la consommation plutôt qu'elle n'en résulte. Les adolescents affichant une activation réduite dans la zone en question sont plus impulsifs, éprouvent plus de difficulté à contrôler leurs gestes et, aux yeux des chercheurs, sont plus à risque de s'adonner à la consommation de cigarettes, d'alcool et de drogue. Ils y voient un biomarqueur potentiel qui pourrait éventuellement permettre de dépister les consommateurs à risque. L'impulsivité est aussi l'une des caractéristiques du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Bien que les adolescents présentant l'un des symptômes du TDAH aient eux aussi des difficultés à inhiber leurs gestes, l'étude a montré que l'impulsivité est liée à ce trouble par un autre circuit que celui qui caractérise les consommateurs d'alcool et de drogue.

Les 171 adolescents ayant des symptômes précliniques du TDAH se sont distingués des jeunes du groupe témoin par une activation plus faible dans le cortex frontal et dans les ganglions de la base (noyau caudé, putamen, striatum) situés sous le cortex au centre du cerveau. Pour l'équipe de chercheurs, ces résultats laissent à penser que les structures cérébrales à la source des difficultés de contrôle de l'inhibition observées dans le TDAH et dans la consommation de stupéfiants sont sans doute indépendantes l'une de l'autre. Les travaux ont également permis de découvrir qu'une variante du gène SLC6A2, qui code pour la noradrénaline (un neurotransmetteur de l'hypothalamus), est associée aux fonctions d'inhibition notées dans le cortex frontal droit.

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post46

Dopamine et prise de décision

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, May 06, 2012 19:36:31

La DOPAMINE, hormone de prise de décision à la microseconde



La libération de dopamine dans le cerveau humain mesurée à la microseconde près par ces chercheurs du Virginia Tech Carilion Research Institute révèle les premiers secrets du processus d’une prise de décision rapide. Car le signal de la dopamine est en lui-même un excellent indicateur de la décision à prendre. Malheureusement, nous ne suivons pas forcément ce signal. Cette recherche, publiée dans l’édition d’août de la revue PLoS ONE, montre qu’en nous, nous avons, avec ce signal, ce « feeling » que nos prises de décision ignorent parfois.

La recherche permet de mieux comprendre le rôle clé de la dopamine dans le cerveau humain et montre que son signal peut être suivi, à la microseconde près, lors d’une prise décision. Ces chercheurs ont mesuré la libération de dopamine d’un sujet en pleine prise de décisions d'investissement d'actions et montrent les variations de dopamine en fonction des variations de valeur du marché.

Les auteurs, Read Montague et Kenneth Kishida, du Laboratoire de neuro-imagerie humaine à l’Institut Virginia Tech commentent: « Le côté surprenant de la découverte est que le signal de la dopamine semble être un très bon indicateur de la valeur du marché, mais aussi, dans de nombreux cas, un bon prédicteur de l'évolution future du marché ». Mais, malheureusement, le choix exprimé par le sujet ne correspond pas toujours avec la chimie prémonitoire du cerveau !

Un micro-capteur capable de détecter la libération de dopamine à la microseconde près: Les chercheurs ont adapté, pour cartographier le cerveau, des capteurs de technologies existantes utilisées pour l'implantation chirurgicale d'appareils de stimulation cérébrale profonde. La stimulation cérébrale profonde est généralement utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson et envisagée pour le traitement d'autres troubles neurologiques, rappellent les auteurs. La technologie des capteurs existants a été adaptée pour améliorer la conductivité du signal, la création d'un micro-capteur capable de détecter la libération de dopamine à la microseconde près. «Ces micro-capteurs ont biocompatibles et peuvent être stérilisés sans affecter les performances», précise K. Kishida.

Le signal de dopamine prédicteur de la décision à prendre: Ce nouveau dispositif a été testé chez un seul sujet humain, un patient consentant, atteint de la maladie de Parkinson qui subissait une chirurgie pour une implantation d'électrodes de stimulation. Le nouveau micro-capteur a été placé dans le cerveau du patient et la libération de dopamine a été surveillée alors que le patient s’engageait dans un jeu de prise de décision. Les chercheurs constatent que « la pente du signal de la dopamine sur une période de cinq secondes avant une mise à jour des prix du marché s’avère en corrélation avec les rendements du marché ..., révélant que le signal de dopamine est un prédicteur important de l'activité future du marché. »

Des données certes limitées mais qui suggèrent que le signal de dopamine est utile pour la prise de décision. Pour les chercheurs, ces fluctuations de dopamine seraient en relation avec ce « feeling » que nos prises de décision ignorent trop souvent.

Source: PLoS (Public

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post45

Gagnant ou perdant, une question de dopamine

PsychologiePosted by Denise Andronicos Sun, May 06, 2012 18:58:06

The Journal of Neuroscience

Motivé ou découragé ? Le niveau de dopamine dans les différentes zones du cerveau, en réponse à une tâche ou à un défi, peut à lui seul expliquer pourquoi certains sont capables de travailler dur ou pas. Être un fonceur ou un «looser» pourrait ainsi dépendre de différences dans le système de dopamine du cerveau, selon cette étude publiée dans l’édition du 2 mai du Journal of Neuroscience.

Les chercheurs dont le Pr David Zald, de l'Université Vanderbilt, a demandé aux participants d’appuyer rapidement sur un bouton pour pouvoir gagner des sommes d'argent variables. Les participants devaient montrer jusqu’à à quel point ils étaient prêts à travailler en fonction de la probabilité de gagner et la somme d'argent à gagner. Certains ont accepté des défis extrêmement difficiles pour gagner plus d'argent alors que des participants moins motivés renonçaient même à essayer si cela leur coûtait trop d'effort. A l’aide d’imagerie cérébrale par émission de positons (TEP), les chercheurs ont pu mesurer l'activité du système de la dopamine dans les différentes zones du cerveau et examiné la relation entre cette activité et les résultats obtenus aux tests de motivation.

Le niveau de motivation, fonction de la réponse de la dopamine dans les différentes zones du cerveau : L'étude révèle que les personnes susceptibles de faire plus d'effort montrent une réaction plus forte de la dopamine dans le striatum et le cortex préfrontal, deux zones du cerveau importantes dans la récompense et la motivation. En revanche, les personnes les moins susceptibles de se mobiliser et de faire des efforts présentent une réponse de la dopamine plus forte dans l'insula, une autre zone du cerveau impliquée dans la perception, le comportement social et la conscience de soi.

La dopamine, facteur clé de décision et…de motivation : Des études sur l’animal ont déjà montré que l'activité de dopamine dans les différents centres de motivation du cerveau est un facteur clé de la prise de décision. Dans cette expérience, les chercheurs montrent que les participants dont l'activité de la dopamine augmente dans l'insula sont les sujets les moins motivés. Ainsi, l’étude conclut que l'augmentation de la dopamine dans l'insula est associée à la perte de motivation. Ce qui explique aussi que les médicaments dopaminergiques puissent entraîner des effets sur le comportement. Les spécificités individuelles dans le système de la dopamine pourraient donc permettre de cerner « le trait » de motivation d’un individu.

Source: Society for Neuroscience The Journal of Neuroscience (In press) via Eurekalert (AAAS) « Differences in dopamine may determine how hard people work”

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post44

Prothèses mises en mouvement par la pensée

SciencePosted by Denise Andronicos Tue, May 01, 2012 17:52:52

Neurosciences
Nouvelle piste de recherche pour retrouver de la mobilité par la force de la pensée

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69870.htm

Rui Costa, principal chercheur du Programme de Neurosciences de la Fondation Champalimaud, a publié dans "Nature" une étude qui démontre que la mobilité perdue peut être récupérée grâce à des prothèses commandées par la force de la pensée.

Les résultats des expériences conduites par les scientifiques de la Fondation Champalimaud en collaboration avec une équipe de l'Université de Berkeley démontrent que les régions du cerveau et les mécanismes cérébraux utilisés dans des actions physiques (apprendre à faire du vélo, jouer du piano,...) sont les mêmes que ceux impliqués dans la réalisation d'une action abstraite comme la pensée. Ils révèlent également que le cerveau est beaucoup plus flexible que ce que l'on pensait et qu'il apprend très rapidement à manipuler de nouvelles opérations abstraites.

Ces découvertes ouvrent la voie au développement d'une nouvelle prothèse qui pourrait permettre d'aider les victimes d'amputation ou d'AVC. On parle de neuroprothèse (ou d'IMC - Interface Machine-Cerveau) ; il s'agit d'une prothèse qui commande une machine avec l'activité cérébrale. Ce type de prothèse n'est pas une nouveauté dans le milieu de la neurobiologie mais, jusqu'à présent, les chercheurs qui les développaient tentaient de décoder les circuits naturels du cerveau afin de les imiter dans le contrôle des prothèses. Seulement, l'imitation de l'activité neuronale devait être faite au cas par cas (chacun de nous ayant des impulsions neuronales différentes, ne serait-ce que pour bouger le bras) et le mouvement perdait en efficacité (jusqu'à 60-70%).

Dans ses expériences réalisées sur des souris, Rui Costa a cette fois choisi d'apprendre au cerveau à réaliser une action nouvelle plutôt que d'imiter son fonctionnement. L'idée étant qu'en activant des circuits neuronaux spécifiques, les souris parviennent à commander un ordinateur produisant des sons. Pour cela, une règle arbitraire a été établie : un son aigu est émis lorsque certains neurones sont activés et un son grave pour d'autres. Lorsque les souris présentaient l'activité cérébrale induisant l'émission du son aigu, elles avaient alors comme récompense une solution sucrée, tandis que si elles provoquaient l'émission d'un son grave, elles obtenaient de la nourriture calorique. Elles ont commencé à comprendre la règle dès le premier jour et il leur a fallu seulement dix jours pour être performantes à 100%. Elles ont donc appris à contrôler le son avec la force de la pensée, sans bouger le moindre muscle. Afin de vérifier si les souris percevaient qu'une telle activité cérébrale produisait tel son avec telle récompense, les chercheurs ont réalisé une seconde expérience. Ils ont ainsi donné beaucoup de sucre aux souris avant de réaliser l'expérience ; elles ont alors commencé la session en produisant uniquement le son grave (qui avait comme récompense la nourriture calorique). Et vice versa. Enfin, pour avoir une boisson, elles devaient cesser d'activer les circuits neuronaux produisant ces sons ; et elles s'arrêtaient. Conclusion : les animaux percevaient que le contrôle du son aigu servait à obtenir du saccharose et que le son grave leur donnait accès à de la nourriture calorique. Les chercheurs ont pu également s'apercevoir que le feed-back de l'activité neuronale (en l'occurrence ici, le son) était essentiel : les souris ne parvenaient pas à apprendre sans le son.

Les expériences n'ont pour l'heure pas été réalisées sur des êtres humains mais le nouveau modèle de prothèse est actuellement en cours d'élaboration à l'Université de Berkeley (São Francisco).

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post43

Imagerie cérébrale, gain de poids et sexualité

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, April 26, 2012 18:19:15

L’IMAGERIE cérébrale peut prévoir votre gain de poids et votre appétit sexuel



The Journal of Neuroscience

C’est ce que suggèrent ces chercheurs de Dartmouth. Des scans du cerveau mesurant certaines de nos réponses cérébrales permettraient de prédire le gain de poids et l'activité sexuelle d’un individu. Cette utilisation tout à fait nouvelle de l’analyse de l’activité cérébrale pour prédire de futurs comportements, vient d’être décrite dans l’édition du 18 avril du Journal of Neuroscience.

Ces chercheurs ont démontré un lien entre les réponses cérébrales à des incitations, identifiées par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et les comportements à venir. « C'est l'une des premières études en imagerie cérébrale qui utilise les réponses observées par scanner pour prédire de futurs comportements réels sur une longue période de temps», explique Todd Heatherton, professeur en sciences psychologiques et coauteur de l'étude. Les chercheurs ont ciblé une région du cerveau connue sous le nom le noyau accumbens, souvent désigné comme le « centre de récompense », chez un groupe d’étudiants. Les participants voyaient des images d'animaux, des scènes de l'environnement, des produits alimentaires appétissants, et d’autres personnes. 6 mois plus tard, les chercheurs ont relevé leur poids corporel ainsi que des réponses à un questionnaire sur leur comportement sexuel.

Les participants dont le cerveau a réagi plus fortement aux signaux alimentaires sont ceux qui ont accusé le plus gros gain de poids six mois plus tard. La corrélation entre les réponses du cerveau aux aliments et le gain de poids est également vérifiée quand il s’agit d’images à connotation sexuelle et d’activité sexuelle. La réactivité cérébrale à des images sexuelles permet de prédire le désir sexuel, confirment les auteurs.

Cette réactivité est spécifique à l’objet, souligne l’étude, la réactivité aux images d'aliments est lié au gain de poids, mais non à l’engagement dans un comportement sexuel plus actif, et vice et versa.

La première étape de la maîtrise de soi, connaître ses « faiblesses » : William Kelley, professeur agrégé de science psychologique, co-auteur étudient depuis longtemps ces théories l'autorégulation psychologique, qui favorisent la maîtrise de soi ou la volonté. «Nous cherchons à comprendre les situations dans lesquelles les gens résistent aux tentations et parviennent à ne pas y céder», explique le Dr Kelley. Une première étape de la maîtrise de soi est déjà la prise de conscience de sa sensibilité à certains facteurs déclencheurs spécifiques de l'environnement, tels que l'arrivée d’un plateau de desserts dans un restaurant. « Il faut déjà être vigilant sur le comportement à contrôler pour parvenir à le réguler», remarque Kelley.

Source: The Journal of Neuroscience 18 April 2012, 32(16):5549-5552; doi:10.1523/JNEUROSCI.5958-11.2012 Individual Differences in Nucleus Accumbens Activity to Food and Sexual Images Predict Weight Gain and Sexual Behavior

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post42

Maladies métaboliques

Vie quotidiennePosted by Denise Andronicos Thu, April 26, 2012 13:23:56

DIABÈTE: La flore intestinale à l'origine des maladies métaboliques



Inserm et Gut

Une alimentation grasse riche en graisse peut entraîner chez certains individus, mais pas tous, des troubles du métabolisme, comme le diabète. La flore intestinale, en fonction de sa composition en bactéries, pourrait conditionner le développement de ces troubles, en dehors de toute modification génétique, du sexe, de l’âge et d’un régime alimentaire particulier. Certains additifs nutritionnels visant la flore intestinale pourrait donc, en agissant sur ces bactéries, empêcher le développement de troubles du métabolisme. Cette étude, menée par des chercheurs de l’Inserm a été publiée dans l’édition de novembre 2011 de la revue Gut.

La recherche a été menée sur des souris nourries, pendant trois mois, par une alimentation riche en graisses. La plupart d’entre-elles sont devenues diabétiques mais quelques-unes, non. L’équipe de Rémy Burcelin et Matteo Serino, chercheurs à l’Inserm - Université Toulouse III - Paul Sabatier s’est penchée sur le profil microbien de ces 2 phénotypes de souris et montre que les bactéries de la flore intestinale n’étaient pas présentes en même quantité chez ces souris, selon qu’elles étaient diabétiques ou non. Les souris maigres diabétiques sont caractérisées par une flore composée majoritairement de bactéries de type « Bacteroidetes » à la différence des souris maigres non diabétiques, caractérisées par une flore composée majoritairement de bactéries de type "Firmicutes".

En modifiant la flore intestinale d’un groupe de souris en ajoutant des fibres alimentaires, des gluco-oligosaccharides, les chercheurs parviennent à modifier plupart des caractéristiques physiologiques. Le métabolisme des souris traitées avec ces fibres devient alors proche de celui des souris maigres et non diabétiques. Les auteurs expliquent que des additifs nutritionnels tels que les gluco-oligosaccharides et les fibres alimentaires visant le microbiote intestinal pourraient empêcher le développement de troubles du métabolisme.

La flore intestinale pourrait orienter le métabolisme vers un état diabétique ou non suivant son profil et les bactéries présentes pourraient prédire la survenue du diabète. Enfin, une supplémentation en fibre, ciblant la flore intestinale, empêche l’apparition de maladies métaboliques (comme le diabète) même en cas de régime riche en graisse, concluent les auteurs.

NB : Le Pr. Rémy Burcelin avait montré, sur des modèles murins et humains, que, chez les sujets diabétiques, certaines bactéries intestinales sont même retrouvées dans des organes de l'hôte (muscle, foie, tissu adipeux), où elles seraient à l'origine d'inflammations générant des troubles métaboliques.

Source: Communiqué Inserm et Gut doi:10.1136/gutjnl-2011-301012 « Metabolic adaptation to a high-fat diet is associated with a change in the gut microbiota

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post41

Cerveau, du nouveau du côté des cellules souches

SciencePosted by Denise Andronicos Thu, April 26, 2012 13:08:01

CERVEAU: Découverte de nouvelles cellules souches réparatrices


Actualité publiée il y a 3 jours

PLoS ONE

Ces chercheurs de l'Université de Lund en Suède ont découvert un tout nouveau type de cellule souche dans le cerveau, des cellules souches mésenchymateuses (CSM). Non seulement, ces cellules peuvent proliférer et former plusieurs types de cellules différentes mais, surtout, elles peuvent former de nouvelles cellules cérébrales et ont un pouvoir "cicatrisant". Cette découverte ouvre de nouveaux espoirs pour guérir les maladies et réparer les blessures ou lésions dans le cerveau. Des conclusions présentées dans l’édition du 16 avril de PLoS ONE qui peuvent être d’ores et déjà être exploitées dans la recherche, des maladies neurodégénératives à l’AVC.

C’est en analysant des biopsies de tissu cérébral, que ces chercheurs ont identifié ces nouvelles cellules souches situées autour des petits vaisseaux sanguins dans le cerveau. La fonction précise de cette nouvelle cellule n'est pas encore claire, mais ses propriétés plastiques suggèrent un grand potentiel. « Un type similaire de cellule a déjà été identifié dans plusieurs autres organes où elle peut favoriser la régénération des muscles, des os, du cartilage et du tissu adipeux», explique les Drs Patrik Brundin et Jay Van Andel, président de la chaire de recherche sur le Parkinson du Van Andel Research Institute (VARI) et Chef de l'Unité de survie neuronale à l'Université de Lund.

Ces cellules contribuent à la cicatrisation: Sur les autres organes, les chercheurs ont apporté des preuves claires que ce type de cellules -les cellules souches mésenchymateuses (CSM)- contribue à la cicatrisation des plaies et des lésions. Les scientifiques suggèrent que ces propriétés curatives peuvent également s'appliquer au cerveau. La prochaine étape sera donc d'essayer de contrôler et d'améliorer les propriétés auto-cicatrisantes de ces cellules souches dans le but de développer des thérapies ciblées sur une zone spécifique du cerveau.

« Nos résultats montrent que la capacité des cellules est beaucoup plus importante que nous l’avions initialement pensé et que ces cellules sont très polyvalentes», déclare le Pr Gesine Paul-Visse, professeur agrégé de neurosciences à l'Université de Lund et auteur principal de l'étude. « Le plus intéressant est leur capacité à former des cellules neuronales, mais elles sont aussi capables de se développer en d'autres types cellulaires ».

Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension de la façon dont fonctionne la plasticité des cellules du cerveau et ouvre de nouvelles possibilités pour renforcer les mécanismes de réparation du cerveau et développer de nouveaux traitements pour réparer le cerveau malade. NB. Un premier essai de thérapie cellulaire du cerveau par cellules souches neurales est déjà en cours depuis septembre 2011.

Source: PLoS ONE Published: April 16, 2012 7(4): e35577. doi:10.1371/journal.pone.0035577 « The Adult Human Brain Harbors Multipotent Perivascular Mesenchymal Stem Cells

  • Comments(0)//blog.allopsy.net/#post40
« PreviousNext »