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Quels sont les effets de l'alcool et du binge drinking sur le cerveau ?

SociétéPosted by Denise Andronicos Fri, February 01, 2013 23:44:59

ALCOOL et binge drinking: Chez les jeunes, des effets durables confirmés sur le cerveau



Cette étude australienne passe en revue les conséquences neurologiques d’une consommation excessive et chronique d'alcool chez les jeunes, identifie des lésions et des modifications cérébrales typiques qui peuvent avoir des effets durables sur le cerveau. Ces conclusions publiées dans la revue Cortex alertent aussi sur l’absence fréquente de prise en charge thérapeutique de ce comportement à risque chez les jeunes, devenu un véritable problème de santé publique.

D’une manière générale, rappellent les auteurs de l’Université de Sydney, les troubles associés aux dommages au cerveau liés à l'alcool se produisent en cas d’abus répétés d'alcool et peuvent se traduire par un handicap physique et psychologique. L'intervention précoce est difficile car les marqueurs neurobiologiques des premiers stades des lésions cérébrales induites par l'alcool peuvent être associés aussi à une déficience cérébrale liée à une exposition à l’alcool préliminaire à la pratique de ces consommations excessives, in utero par exemple.

Cette étude s’est concentrée sur les marqueurs neurobiologiques en neuropsychologie et en neuro-imagerie associés à l'abus d'alcool chez les jeunes âgés de 13 à 24 ans. L’étude identifie déjà un « profil neurocognitif » avec des critères en neuro-imagerie pouvant permettre la détection précoce des changements dans le cerveau qui résultent d’une consommation excessive d'alcool à l’adolescence :

· Les signes fonctionnels des lésions cérébrales liées à l'abus d'alcool, identifiées par les auteurs chez les jeunes comprennent des déficits de l'apprentissage visuel et de la mémoire, ainsi que des déficits sur les fonctions exécutives, des fonctions contrôlées par l’hippocampe et le lobe frontal du cerveau, 2 régions qui ne sont pas totalement matures avant 25 ans.

· Les signes structurels chez les jeunes comprennent un rétrécissement du cerveau et des modifications importantes de la substance blanche.

Un certain nombre d’autres conclusions (ou de confirmations):

- Il existe bien des modes de consommation spécifiques chez les jeunes,

- les jeunes représentent une cible particulièrement vulnérable car l’adolescence est une période critique dans le développement du cerveau,

- la mesure dans laquelle il existe des changements neurobiologiques préexistants vs induits par l’alcool reste incertaine,

- mais il existe des marqueurs de vulnérabilité identifiables, liés à la santé mentale et aux comorbidités liées à la toxicomanie

- la thérapie cognitive pourrait être efficace la prévention et le traitement précoces car elle pourrait contribuer à prévenir la rechute chez ces jeunes buveurs.

Les auteurs alertent sur les conséquences de l’absence de prise en charge de ces déficits « évitables et potentiellement réversibles », qui peuvent entraîner des troubles cognitifs sévères, « tant pour l’individu que pour la société » et insistent sur la nécessité d'une intervention précoce, en identifiant les marqueurs et les seuils de consommation à risque de comportement, alors que les ces adolescents sont à des stades vulnérables du développement du cerveau.

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